J. Chauvel art. Orbite, cité p
BLESSURES DE LA FACE
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en combattant les accidents qu’il a déterminés, qu’on en pratique l’ex4 traction.
Un chasseur du 2« léger fut atteint, près de Blidah,d’nn coup de feu à la joue.» L’orifice d’entrée du projectile était situé en avant et à peu près au niveau dej l’oreille correspondante, et la plaie était en cul-de-sac. Des tentatives de recherchm de la balle ri amenèrent aucun résultat. Quelques heures après la blessure, ce soldat), éprouvait des douleurs pongilives dans l’œil, des sensations lumineuses; la con-i i jonctive était ecchymosée, et la pupille dilatée. La vision fut bientôt perdue. Lajl cornée était dépolie, et l’œil semblait faire saillir hors de l’orbite. En même temps! i s’étaient déclarés des troubles nerveux, du coma, des mouvements convulsifs. Ont lit l’extraction de l’œil, et l’on trouva la halle logée dans le tissu cellulaire de l’orbite. Ce blessé guérit1.
Épanchements sanguins intr et- orbitaires. — A la suite des traumatismes i par coups de feu de l’orbite, les paupières et la conjonctive sont d’ordinaire | gonflées par un épanchement sanguin peu abondant, indice d’une infiltration sanguine, concomitante, du tissu cellulaire intra-orbitaire. Les épanchements qui préoccupent le chirurgien ont plus d’importance. On les observe surtout lorsque les fosses nasales et le sinus maxillaire ne sont pas perforés, quand les plaies sont obliques et étroites, et les os fracturés. Indépendamment d’une suffusion des paupières et de la conjonctive, on constate alors : la perte ou de la gêne des mouvements de l’œil, une saillie anormale du globe, de l’exophtalmos. La direction et le degré de l’exophtalmos permettent au chirurgien d’apprécier la quantité de liquide épanché. La propulsion de l’œil est-elle considérable, directe, le sang occupe toute la loge postérieure; est-elle moindre et latérale, la collection est limitée. Dans certains cas, il n’y a pas de déplacement de l’œil et l’on n’observe que des signes de tension intra-orbitaire, de la mydriase et de l’amblyopie. Ces troubles sont d’ordinaire temporaires; ils peuvent cependant persister. Il y aurait lieu, dans ce dernier cas, de rechercher la part que jouent les lésions concomitantes de l’œil.
Un pansement compressif, des affusions froides sont les moyens utilisés pour combattre les fâcheux effets de ces épanchements; quand ils sont énormes et qu’ils portent atteinte à l’intégrité de l’œil, on est autorisé à évacuer le sang par une incision péri-orbitaire.
Blessures de l’œil. — Les corps vulnérants qui frappent l’œil, l’atteignent dans sa partie extra-orbitaire, ou le blessent après avoir fracturé l’orbite. Des esquilles détachées de ce dernier, des éclats de pierre, de la terre, projetés pendant l’éclatement des obus percutants2, les produits de la déflagration de la poudre dans les tirs sur plusieurs rangs, ou lors de l’explosion des mines et des obus, la propulsion d’éclats de bois détachés du fusil concourent encore à produire des blessures ou des brûlures de l’œil. A titre exceptionnel, signalons enfin les lésions de l’œil produites par des débris de lunettes, les boutons d’uniforme, des dents, etc.