Yvert, o. c., p. 701 et suivantes
BLESSURES DE L’ŒIL
L’état sympathique caractérisé par des lésions matérielles est très U grave. Quoi qu’on fasse, la vision est presque fatalement compromise par [i. le développement de l’irido-cyclite plastique; elle est susceptible d’un rétablissement à peu près complet quand il s’agit d’une simple irido-cyclite [séreuse et qu’un traitement approprié a été utilisé à temps. Il en est de même pour les formes rares qui paraissent occuper, dans l’échelle de graj. vite, le milieu entre ces deux termes extrêmes1. Quant aux simples troubles | [fonctionnels sympathiques, ils ne sont que trop souvent le prélude d'accidents plus sérieux.
Les traitements appliqués uniquement à l’œil sympathiquement atteint : .es antiphlogistiques, le sulfate de quinine, les instillations d’atropine, j’ésérine, de pilocarpine, sont insuffisants et ne doivent venir qu’en seconde igné. C’est à l’énucléation du globe de l’œil blessé qu’il faut recourir. Cette opération supprime instantanément la cause d’irritation. Elle a de plus 'avantage secondaire de substituer à un moignon informe et trop souvent douloureux un œil artificiel bien toléré. Elle est indiquée dès la première menace d’accident sympathique. Les auteurs sont même d’accord pour recommander Y énucléation préventive dans les cas qu’il nous est donné d’observer le plus souvent, c’est-à-dire lorsque le globe de l’œil a été détruit presque totalement ou totalement par le traumatisme, que tout espoir d’y mir subsister ou revenir un degré de vision utile est perdu. Par cette énudéation préventive, on épargne au blessé les suites immédiates du traumatisme, l’ophtalmite, les longues suppurations, et on le préserve sûrenent d’accidents consécutifs redoutables que l’énucléation trop tardive de •’œil blessé ne peut plus faire disparaître. Les insuccès presque constants [ue les chirurgiens allemands ont constatés après l’énucléation tardive, ur les blessés de 1870-71, doivent vivement engager à recourir à l’énudéation sinon préventive, au moins très hâtive.
Lésions du nerf optique. — Dans les fractures du canal orbitaire, le nerf •ptique est contus, comprimé ou déchiré, mais ses lésions concomitantes le celles du cerveau perdent alors beaucoup de leur importance. Plus lignes d’intérêt sont les cas dans lesquels le nerf optique est atteint dans on trajet intra-orbitaire. Frappé par des projectiles ou des esquilles déachées des parois de l’orbite, lésé exceptionnellement par la pointe d’armes danches il est légèrement contus, attrit, échancré, abrasé ou sectionné.
D'une façon générale, au moment du traumatisme, les blessés chez esquels ce nerf a été atteint, perçoivent des sensations lumineuses; leur >upille est dilatée et leur vision monoculaire ou binoculaire temporairenenl ou définitivement abolie. Les sujets observés par Larrey et Yvert, >résentèrent d’abord de l’hémiopie; chez eux, le nerf n’avait été que pariellement divisé par des armes blanches.
Les contusions très légères du nerf optique ne donnent lieu qu'à des roubles fonctionnels passagers. Par contre, dans les contusions de noyenne intensité ou très intenses, dans les échancrures, les abrasions du îerf, la cécité est persistante. L’examen ophtalmoscopiquo pratiqué à une ipoque rapprochée du moment de la blessure, donne des résultats diffé- 'ents suivant le degré de la lésion et son siège. Dans les contusions et dans