‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 155 sur 340 · Otis, o. c., t. II, p · texte numérisé non relu

Otis, o. c., t. II, p

BLESSURES DU MAXILLAIRE SUPÉRIEUR

I vec les parties molles et osseuses dilacérées par le projectile, entraîne ouvent des suppurations assez abondantes, mais qui se tarissent bientôt, uand on assure l'antisepsie des plaies et des cavités traversées. Alors qu’il L 'était pas question d’antisepsie, les fractures du maxillaire supérieur

b! ppropriés, ces accidents ne sont plus qu’exceptionnellement signalés. Bien eu fréquentes aussi sont les suppurations persistantes liées à des ostéites I ‘crosiques. On les observe surtout lorsque des corps étrangers séjournent \ ; ms les cavités nasales ou maxillaires.

Nous avons déjà parlé des corps étrangers arrêtés dans les cavités nai des, nous n’avons plus qu’à nous occuper de ceux de l’antre d’Ilygmore. Ravaton, Percy, Gutiirie, Petit, Pamard, Péan, Ghauvel et d’autres chigiens ont extrait des balles qui avaient séjourné dans le sinus inaxile.

Poncet, a, sur un blessé de Strasbourg, fait l’ablation d’un éclat d’obus de 8 cen êtres de large qui était enchâssé dans le sinus maxillaire. Sur un autre, il a îvé de la même cavité, un fragment de plomb de 10 centimètres, enroulé sur même qui provenait de la chemise d’un obus L

Sur un blessé de Waterloo, Marjolin fit l’extraction d’une tige métallique qui ait, au dehors, une saillie de deux pouces. C’était la moitié d’un pommeau de re brisé, sans doute, par un boulet, et qui avait été projeté par lui dans la face ce soldatI. 2.

Ravaton, Guturie, ont cité des exemples de longue tolérance. Les clasues rappellent, d’après les Mémoires de l’Académie de Berlin, l’histoire in blessé qui pendant vingt-cinq ans conserva une balle dans le sinus ixillaire et qui, après ce long temps la rendit spontanément par la uche. Dans ces blessures compliquées de corps étrangers, Ravaton et rcy ont préconisé l’abstention primitive et conseillé de n’intervenir 'autant que le corps étranger détermine des accidents. Nous préférées suivre la pratique recommandée par Legouest et faire l’extraction de 3 corps étrangers dès qu’on a pu les reconnaître. On préviendrait ainsi i accidents, ou pour le moins, les inconvénients qui résultent de leur jour.

Nous donnons actuellement des soins à un officier dans le sinus maxillaire duel, depuis de longues années, est logé un corps étranger métallique. Malgré des nsements antiseptiques, ce corps étranger entretient une suppuration odorante persistante.

Pamard d’Avignon, sur un blessé de 1870, a extrait, vingt mois après le traumarae, une balle Dreyse logée dans le sinus maxillaire. Depuis la blessure, la de était restée fistuleuse. Cet homme éprouvait dans le maxillaire supérieur des uleurs vives exaspérées par la pression et qui s’irradiaient dans la moitié coripondante de la tète. Il ne pouvait mâcher des aliments un peu durs sur les ilaires du côté blessé. On fit l’extraction du corps étranger, et les douleurs disrurent3.

Page 1