Legouest, o. c., 2° édition, p. 288 et suivantes
2. Percy. Art. Nez du Dict. des Sc. méd., t. XXXVII, et Journal de médecine et de pharmacie militaires , t. I, P0 série.
ment séparé par un coup de sabre. Ce nez, gonflé, violet, ne tenait plus que par une petite portion de son aile droite’.
Percy a réuni, par la suture, le nez d’un hussard prussien qui, détaché par un coup de sabre et rabattu sur le menton, ne tenait plus que par un petit pédicule de peau2.
Gueüry, sur un officier de l’armée d’Afrique chez lequel le nez était presque totalement séparé avec la lèvre supérieure, suture les parties divisées. Pendant un transport, le nez se déplace, et on le trouve, le cinquième jour, greffe sur la joue. 11 y avait occlusion des narines. Ce chirurgien remet le nez en place, et le blessé guérit avec une difformité légère3.
Sur un lieutenant frappé à Solférino, les os propres du nez, les cartilages, la voûte palatine et une portion du maxillaire supérieur portant sept dents, étaient -séparés. L’arme s’était arrêtée sur le maxillaire inférieur, en respectant la langue. Réunion après ablation intempestive, de la portion détachée du maxillaire. (Da Costa*.)
Le plus bel exemple de ces blessures que nous ayons rencontré est celui que .nous a rapporté Gachassin. Le soldat qu’il observa avait le nez et tout le squeleLte de la face divisé, presque d’une apophysë mastoïde à l’autre. Les sinus étaient largement ouverts. Cet homme rejoignait l’armée dix jours après sa blessure3.
Les sections incomplètes du nez, récentes ou datant de quelques jours, seront réunies immédiatement par des sutures. Alors môme que cet appendice serait complètement séparé, on en tenterait encore la réunion. Depuis le fait classique de Garengeot et celui moins connu de Percy, qui obtint une réunion parfaite chez un tambour dont le nez avait été complètement séparé par un coup de sabre, cette conduite est de règle. On : agirait de môme dans les sections concomitantes du nez et de la face et on se garderait de pratiquer l’ablation de la portion détachée du maxilaire comme le fit Da Costa dans l’exemple que nous avons cité. Suturer .a’est pas tout. Il est essentiel que les portions similaires de la cloison se :orrespondent exactement, pour que, dans la suite, le nez ne s’affaisse oas ou 11e se dévie pas. A défaut d’une suture directe de la cloison, on ;Tiaintiendrait dans les deux narines deux tampons antiseptiques bien ■•‘éguliers et d’égale épaisseur. Ces tampons seraient, au besoin, traversés t leur centre par deux bouts de sonde.
Blessures par coups de feu. — Les projectiles qui atteignent le nez d’a- . /ant en arrière, se bornent rarement à blesser cet organe. Très souvent ils ntéressent à la fois, le crâne, l’encéphale, le maxillaire supérieur et la ’.olonne vertébrale. Animés d’une faible vitesse, ils peuvent cependant îe fracturer que la charpente osseuse du nez, ou la perforer pour se lerdre dans sa cavité ou dans l’antre d’Hygmore.
Atteint, dans le sens transversal, par une balle ou un éclat peu volumiîeux de projectile creux, le nez est écorné, échancré, perforé incomplètenent. D’ordinaire il est traversé de part en part ou détruit dans jine “tendue variable. Chenu, dans les Comptes rendus de la guerre d’Italie 0* c. p. -iol), nous parle d’un soldat chez lequel le nez détaché près de
L Ravaton, 0. c., p. 562.