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PLAIES DE LA RÉGION POSTÉRIEURE DU COU

Blessures de la nuque. — Dans cette région, on ne trouve que des plans iusculaires et aponévrotiques, des nerfs peu nombreux et des vaisseaux eu importants (occipitale, cervicale profonde, scapulaire postérieure), ussi les traumatismes qu'y produisent les armes blanches et les projecles ne sont graves qu’autant qu’ils sont étendus à la colonne cervicale.

Les plaies de la nuque par les armes blanches, sont si exceptionnelles u’on n'en trouve que quelques cas cités dans les auteurs :

Legouest a vu en Algérie des plaies transversales très profondes de la partie postérieure du cou, résultant de tentatives de décollation fait

• imiek, au Tonkin, en a observé d’autres exemples.

faites parles Arabes;

Larrey a donné ses soins, en Egypte, à un soldat chez lequel un coup de sabre appliqué sur la nuque, avait détaché un vaste lambeau musculo-cutané qui tombait sur l’épaule et dans lequel se trouvait l’extrémité de l’apophyse épineuse de la sixième vertèbre dorsale. Ce lambeau fut relevé, maintenu en place par quelques points de suture, et Je blessé guérit, mais il resta privé de ses fonctions génératrices.

A la suite de ces larges plaies transversales produites par les armes tranchantes, la tôle, qui n’est plus soutenue en arrière par ses extenseurs, s’incline plus ou moins fortement en avant. Des sutures multipliées et profondes au catgut perdu, une compression régulière obtenue par un pansement, et augmentée par la pression du cou sur un traversin ou des coussins résistants, l’immobilité de la tête dans l’extension, assurée par les nombreux tours do bande d’un spica de l’aisselle et du cou, permettraient d’obtenir aisément la guérison de ces plaies. L’écoulement sanguin artériel serait arrêté par la forcipressure ou des ligatures directes.

Les projectiles se creusent parfois, dans cette région, de longs sillons. Pépin, dans sa Thèse1, nous dit avoir vu à Bautzen un capitaine, dont la partie postérieure de la nuque avait été traversée par un biscaïen de quatre onces depuis le condyle du maxillaire droit jusqu’au bord antéro-inférieur du trapèze gauche. Ce blessé ne présentait, comme symptôme, qu’une raideur des muscles delà nuque. Si, dans ces longs parcours, les balles érodent, abrasent le plus souvent des apophyses épineuses, grâce aux mouvements d’extension ou de rotation de la tête au moment du coup, ces apophyses peuvent aussi échapper à l’atteinte du corps vulnérant. Les éclats de projectiles creux contusionnent, divisent, dilacèrent les parties molles de la nuque. Quandleur étendue est considérable, les plaies par éclats d’obus ont les conséquences immédiates des blessures par les armes blanches; elles peuvent être suivies comme elles de déviation consécutive de la tête.

Sur un blessé dont nous parle Otis, la tête était inclinée en avant; les trapèzes avaient été traversés. Sur un insurgé du fort d’Issy, observé par Gillette, cette déviation fut constatée à la suite d’une contusion des muscles de la nuque par un éclat d’obus 2.

PLAIES DE LA RÉGION A N T É R O - LA T É R A LE

Blessures de la région sus-hyoïdienne. — Les balles qui pénètrent cette région peuvent y intéresser les glandes sous-maxillaires, les troncs faciolinguaux, les hypoglosses, les laryngés supérieurs, plus profondément la base de la langue, l’épiglotte, le pharynx, inférieurement, l’os hyoïde. Ces projectiles, dans les plaies qu’on observe le plus communément, ont suivi un trajet transversal ou très oblique, d’avant en arrière et de dehors en dedans.

On a distingué les blessures de la région sus-hyoïdienne : en plaies pénétrantes de la cavité buccale, et en plaies non pénétrantes. Cette distinction mérite d’être conservée. Les premières bénignes, peuvent cepen-

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