‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 170 sur 340 · GIS · texte numérisé non relu

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ant être compliquées d’hémorrhagies, d’œdème du larynx et du pharynx, ,es secondes, sans être beaucoup plus graves, donnent lieu, quand (‘lies ont un peu étendues, à l’issue de mucosités buccales par la plaie, à de la ysphagie; elles exposent à des accidents do suffocation quand le sang ui s’écoule dans le larynx est abondant, enfin à la chute dans les voies Aériennes des liquides ingérés. De ces plaies pénétrantes, les plus curieuses ont celles dans lesquelles l’épiglotte a été échancré, perforé, enlevé en otalité ou en partie par la balle.

Larrey, nous a fourni des exemples classiques, de ces lésions épigloques :

Le général Murat reçut, à Aboukir, un coup de feu qui traversa de pan en part

: grand diamètre du cou, d’un angle de la mâchoire à l’autre. Le projectile échancra

ne portion de la base de la langue et coupa la moitié flottante de l’épiglotte, e fragment épiglottique fut expectoré et, pendant quelques jours, il y eut de aphonie. Larrey passa une sonde dans l’œsophage, el, au dix-neuvième jour, la églutition put se faire librement. La voix se rétablit, sans toutefois reprendre sa jr iree primitive.

Sur un autre blessé observé en Égypte, la portion d’épiglotte détachée fut en-

l;)re expectorée. Tourmenté par la soif, le blessé suffoquait à chaque tentative I :u’il faisait pour avaler la moindre gorgée de boisson. La sonde œsophagienne k t cesser ces [accidents. Chez [lui, la balle avait pénétré le cou entre le cartilage

lyroïde et l’os hyoïde et était ressortie derrière la mâchoire. La suffocation était * i c rême à cause du sang qui remplissait le larynx. La laryngotomie mit fin aux I oubles respiratoires1.

Hdti.x 2 dans sa Campagne de Constantme a rapporté une belle on de fracture du corps de l’os hyoïde par une balle qui, suivant ■ansversal, pénétra entre

observaun trajet

LAt os et l’épiglotte. Otis ni a cité un autre exemple.

Les balles de plomb dur, t, limées de grandes vinsses, qui se divisent en i enus fragments, après • .oir ricoché sur la partie ; ipérieure des cuirasses, ’iblent la région sus-hyoïi enne de plaies nom- ’euses , si rapprochées u'elles peuvent se con- •ndre ponr former une rge ouverture dilacerée, éante. Les fragments de rojeclile qui ont produit es plaies, pénètrent la face, acturenl le maxillaire in-

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