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2. Otis a réuni 96 cas d'hémorrhagies fournies par la carotide primitive (75 morts), 12 de l’externe (8 morts), 11 de l’interne (9 morts). Nous trouvons signalés par le même autour 3 cas d'hémorrhagies de la thyroïdienne supérieure (1 mort), 7 de la linguale (3 morts), 13 de l'occipitale (5 morts), 3 do l'auriculaire (1 mort), 30 do la temporale (0 morts), 21 de la faciale (9 morts), 14 de la maxillaire interne (8 morts).
BLESSURES DU COU
Mais, pour que ce signe conserve toute sa valeur, il faul qu’il soit recherché peu de temps après l’apparition de l’hémorrhagie. Dans les plaies de la partie inférieure du cou, ou peuvent être blessés le tronc brachiocéphalique, la carotide primitive, la sous-clavière et la vertébrale, la persistance du pouls temporal fera penser à l’intégrité du tronc carotidien, sa disparition, à la blessure de cette artère. A la partie moyenne du cou, les modifications du pouls périphérique, mieux encore que les résultats fournis parla compression serviront de hase au diagnostic différentiel des blessures de la carotide et de la vertébrale. La persistance du pouls temporal constituera une présomption en faveur d’une blessure de la vertébrale.
On s’accorde il reconnaître que, dans les plaies situées au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde, il est très difficile de déterminer si la carotide ou ses branches de bifurcation ont été intéressées par le projectile. Les difficultés du diagnostic localiste sont plus grandes encore lorsque le projectile a traversé la région parotidienne. La persistance du pouls temporal éveillera l’idée de l’intégrité de la carotide interne ou de la blessure d’une branche importante de l’externe, l’absence du pouls temporal fera penser à une lésion de la carotide externe.
L’hémorrhagie fournie par les carotides est le plus souvent extérieure; dans le cas où le tube aérien ou le conduit digestif ont été simultanément intéressés, l’hémorrhagie est à la fois externe et interne.
Dans les hémorrhagies primitives , la compression indirecte pratiquée sur le trajet du tronc principal est, dit-on, incertaine, mal supportée, difficile à maintenir. La compression directe, dans la plaie, par le doigt indicateur d’un aide, moyen préconisé par Larrey, serait plus sûre, mais les dimensions si restreintes des trajets parcourus par les balles actuelles ne permettent guère d’y avoir recours. On s’adressera à la fois à la compression indirecte aidée d’une compression médiate et mécanique exercée sur la plaie L
Pour assurer l 'hémostase définilive,\n ligature directe au-dessus et audessous de la plaie (méthode française) est le moyen le plus sûr et le plus recommandable. La plupart des chirurgiens la considèrent comme une pratique non de choix, mais d’absolue nécessité, lorsque la carotide primitive est intéressée. Une incision d’une longueur suffisante est faite sur le trajet du vaisseau, au-dessus et au-dessous de la plaie artérielle qu’un doigt de la main gauche comprime; on dégage le sterno-mastoïdicn, on se débarrasse des caillots épais qui souillent la plaie et masquent le vaisseau; on porte une pince, puis une ligature au-dessus et au-dessous de la plaie artérielle. Telle fut la pratique que suivirent et Micjjon et Gray. Jusqu’ici ce sont les seuls chirurgiens qui y aient eu recours. C’est que le volume énorme du cou, surdistendu par le sang, les difficultés de la recherche du vaisseau, la blessure concomitante de la veine jugulaire interne rendent ce mode d'inter-
1. On admet qu’il est impossible d’exercer sur le cou une compression un peu énergique. Nous croyons le contraire. Souvent, à la suite d’ablations des ganglions de la région carotidienne, nous avons, avec notre pansement, exercé une compression dont le degré étonnait nos élèves. Pour rendre cette pression supportable, il faut se garder de l'exercer circulairement comme on le fait. En ne l’exerçant que d'un côté, grâce à la disposition ao bandes qui embrassent en spica la moitié de la tète, l’aisselle correspondante et 1 aisselle opposée à la région du cou blessé et en faisant reposer les bandes sur un tampon de ouate dur et saillant, on obtient aisément un bandage très solide et très compressif.