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Poncet, de Cluoy, Progrès médical, janvier

BLESSURES DU CŒUR

Los plaies non pénétrantes donnent lieu aux mômes symptômes fonc- L ionncls que les plaies pénétrantes. Leur traitement est celui des plaies péi ,étrantes dont il est impossible de les distinguer.

plaies pénétrantes. — Les plaies par armes blanches, assez fréquentes utrefois, sont rarement observées aujourd’hui dans la chirurgie de guerre; tn les constate surtout à la suite de tentatives de meurtre, de suicide ou e combats singuliers.

Les plaies produites par les armes blanches sont longitudinales ou ransversales. La superposition des plans musculaires de directions diffél entes contrarie, dans une certaine mesure, les effets de la rétraction de jurs fibres; cependant, la plaie après la mort conserve sa forme triangudre ou longitudinale. Parfois à côté de la plaie principale on a constaté e véritables déchirures qui résulteraient d’une contraction énergique du œur au moment de la blessure.

Les plaies pénétrantes du cœur par balles, les plus communes, diffèjt ?nt d'aspect, de forme, suivant la direction suivie par le projectile. Tantôt t i balle, prenant le cœur obliquement, en enfilade, abrase en gouttière une des parois assez profondément pour ouvrir l’une de ses cavités en un oint ou dans une grande étendue. Un blessé de Beck Rentre autres, vécut ti eux jours, avec le ventricule droit éraillé en gouttière ; la communication p vec la cavité droite n’existait qu’en un point très circonscrit. Des plaies n gouttière non pénétrantes peuvent, sous l’impulsion du sang, se trans- >rmer en plaies pénétrantes. Atteignant l’organe moins obliquement, le rojeetile se creuse un long séton. L’obturation de la plaie par un caillot st, dans ces cas, moins difficile que dans les plaies directes. D’ordinaire n constate un séton court, une perforation intéressant, dans divers sens, -;s deux parois (plaie perforante) ou seulement une seule des parois de organe plaie pénétrante). Dans ces plaies pénétrantes on a trouvé le protctile à la fois saillant dans une des cavités, et fixé dans le trajet muscuire qu’il s’était creusé. On l’a vu arrêté dans la paroi opposée à celle traersée (Robbins'. On l’a trouvé dans le péricarde, dans la cavité duquel il vait été chassé par une contraction énergique (Hendenreich). Enfin, fait ien plus singulier, on a observé des plaies pénétrantes produites par des "ojectiles qui s’étaient coiffés du péricarde sans l’entamer(HoLMES, Hicquet). es traumatismes produits par des balles animées de très faibles vitesses )nt les plus rares; les balles qui atteignent le cœur produisent surtout des erforations.

Quand la balle qui a frappé le cœur est animée d’une vitesse faible, les rifices d’entrée et de sortie des plaies perforantes ont leurs caractères abituels, c’est-à-dire que l’orifice d’entrée est plus régulièrement arrondi ue l’orifice de sortie dont les bords sont inégaux, mamelonnés, déchiuetés,et parfois prolongés par des fissures. Ces orifices, béants ou obturés ar des caillots, sont de diamètre à peu près égal et en rapport avec celui du rojeetile. L’orifice de sortie est, en général, un peu plus grand. Ils peuvent, omme l’a montré Hamilton, être réduits par les contractions des fibres du œur. A l’autopsie d’un blessé qui avait eu les deux ventricules et l’oreil-

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