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Beck, Schusswunden

BLESSURES DE LA POITRINE

Fig. 314.

Perforation du cœur par une balle de 8mm,à la portée do 800 métrés Orifice d’entrée (pièce expérimentale).

lette droite traversés par une balle de fusil et qui succomba sur-le-champ, on trouva ces orifices à tel point rétrécis, qu’ils semblaient avoir été faits

par un instrument piquant L

A mesure que la vitesse du projectile augmente, l’orifice de sortie augmente aussi, comme l’a bien remarqué de Sànti et comme nous l’avions observé dansnos expériences. Quand cette vitesse est élevée, l’orifice de sortie a déjà quelques centimètres de diamètre; il est irrégulier, prolongé par des fissures profondes et étendues.

L’orifice d’entrée conserve mieux les dimensions et la forme du projectile. Il peut cependant être irrégulier et prolongé par des fissures (fig. 314 et 315). Enfin, quand la vitesse est considérable, qu’elle atteint celle des effets explosifs, l’orifice de sortie est plus grand encore. Il est représenté par un large hiatus qui peut comprendre toute une paroi. Si le cœur a été surpris en diastole, on trouve à une certaine distance de cet hiatus, parfois au niveau de l’orifice d’entrée, des déchirures allongées intéressant toute l’épaisseur de la paroi musculaire, ou sa surface extérieure; quant aux gros vaisseaux, ils peuvent être rompus à leurs attaches. Ces épouvantables dégâts qu’on n’observe, il faut le dire, qu’à courte distance avec les projectiles actuels de nos fusils, s’expliquent en grande partie par la théorie hydraulique. Le projectile qui traverse la première paroi, s’y creuse un cône assez régulier; arrivé dans une cavité remplie de liquide, il imprime à ce dernier une impulsion considérable, capable d’élever à plusieurs mètres une colonne d’eau et fait éclater le cœur.

Fig. 315.

Perforation du cœur par uno balle de 8““.à la portée de 800 mètres. Orifice de sortie. Une portion intacte du septum subdivise en deux cet orifice.

BLESSURES DU CŒUR

Quelques mots sur les lésions concomitantes du péricarde et de la paroi | horacique.

Le péricarde est déprimé, contus, perforé d’ordinaire, et sa plaie, des imensions diamétrales du projectile, répond à la plaie cardiaque; cepenant il peut ne pas y avoir concordance entre la plaie péricardique et la laie cardiaque (Ghaput), ce qui s’explique par le changement de position ; ue prend le cœur en systole (Schwartz). La cavité est remplie de sang Il uide ou partiellement coagulé. La plèvre est blessée en même temps que • | >s poumons. Si on se rappelle que toute la face antérieure du cœur, à part . i pointe, est recouverte par eux, on ne s’étonnera pas que leur lésion acgjl ompagne souvent celle du cœur.

Le sternum est perforé, les côtes échancrées, perforées, les espaces in- [ ercostaux traversés avec ou sans lésions des mammaires et des intercostales, j Si dans la majorité des cas, le cœur est perforé par le projectile d’avant [ n arrière, ou d’arrière en avant, il peut être atteint par un coup de feu ansversal ou par une balle pénétrant obliquement l’abdomen ou le cou.

Bo.ntécoü1 a rapporté une curieuse observation de blessure du cœur produite par ï n de ces coups de feu très obliques. La balle avait frappé la symphyse de la mâchoire } férieure, pénétré le côté gauche du cou et s’était engagée dans le thorax. Le f: essé succomba soudainement le quatorzième jour. A l’autopsie, on trouva que balle était descendue en suivant l’aorte, qu’elle avait perforé la cavité médias- I ue, l’oreillette droite et qu’elle était suspendue dans une cavité cardiaque. On il ^couvrit en outre des traces de pleurésie et de péricardite non soupçonnées pen- 1 mt la vie.

Quand la balle pénètre l’abdomen, elle lèse souvent l’intestin, le foie, dieslomac, avant d’atteindre le cœur. Sur un blessé de Niemann2 une balle • | ui avait pénétré au-dessous de l’appendice xiphoïde et déchiré le ventriile droit avait simultanément intéressé le foie, le pancréas, le diaphragme, rate.

Symptomatologie. — Parmi les symptômes que présentent les blessés t .teints de plaies du cœur, les uns, tels que l'anxiété, le rictus sardonique, . syncope immédiate ou retardée, la douleur, la dyspnée, la petitesse, la équence ou la lenteur du pouls, les autres signes des hémorrhagies ternes graves, parfois la cyanose, n’ont rien de caractéristique. Par i mtre, le siège de la blessure, sa direction, ses rapports avec la région :cupée par le cœur, l’étendue de la plaie quand il s’agit d’une arme I anche, l’issue d’une quantité de sang assez considérable par la plaie, les ittements du pouls très faibles, difficiles à percevoir, intermittents, puis précipités et violents, les palpitations, et, quand un hémopéricarde se : rroduit, 1’affaihlissement des bruits cardiaques, l’augmentation de la uatité péricardique, des bruits de frottement, de râpe, de scie, le thrill 3rçus à la main et à l’oreille, parfois une sonorité exagérée (pneumopériirde), le bruit de moulin, des accidents emboliques, ces symptômes, en artie réunis, permettront presque toujours de porter le diagnostic de léon cardo-péricardique.

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