‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 197 sur 340 · Otis, o. c., p · texte numérisé non relu

Otis, o. c., p

2. Parmi les exemples les plus remarquables de ces courtes survies on cito : le cas d’un blessé de Wkir qui vécut une heure et quart malgré une perforation de l’oreillette et du ventricule gauches par une balle; celui d’un homme observé par Wilson et qui vécut vingtquatre heures avec la même lésion; celui de Heers : perforation du cœur par quatre balles, mort le cinquième jour ; de Fuoe : perforation du ventricule droit par une balle, survie de treize jours; les faits plus récents do Bui.i.ocn : balle dans le ventricule gauche, mort le quatrième jour; Carnochan, balle enchatonnee dans le septum, plaie pénétrante du

observé la rupture de ses parois. Muiilig a constaté un anévrysme du cœur à la suite d’une plaie pénétrante du ventricule droit1.

La mort immédiate ou rapide est due à la syncope. C’est à elle qu’a succombé La Tour d’Auvergne, qui n’était atteint que d’une plaie non pénétrante d’un ventricule2. D’autres lois, la terminaison fatale doit être rattachée à la suppression mécanique de l’organe, à l’abondance de l’hémorrhagie, à la compression du cœur par un hémopéricarde. La mort retardée reconnaît pour cause la syncope, la transformation d’une plaie non pénétrante en plaie pénétrante, une compression du cœur par un épanchement péricardique, une péricardite suppurée, des accidents emboliques. Le délire signale d’ordinaire les approches de la mort.

Les blessés qui ne succombent pas sur-le-champ ou ceux qui guérissent, présentent tout d’abord des accidents immédiats graves, puis, au bout d'un certain temps, le pouls se relève, la dyspnée et l’anxiété disparaissent, à moins qu’il ne survienne des complications d’hémothorax, de péricardite.

Complications des plaies du cœur. — L’ hémopéricarde est une complication fréquente des plaies du cœur. Le sang provient de ses cavités, de ses parois, des coronaires ou encore des mammaires et des intercostales. Il est attiré dans la cavité péricardique par l’aspiration thoracique. Sa quantité varie de quelques grammes à un kilogramme. Souvent, de la cavité péricardique il passe dans la cavité pleurale simultanément ouverte. Il subif les transformations qu’éprouve l’hémothorax; il se prend rapidement en un caillot dont la sérosité se sépare ensuite. Si la plaie est infectée, il peut devenir le point de départ d’un épanchement purulent ou putride. Abondant, il augmente l’étendue de la rîiatité péricardique, diminue l’intensité des bruits du cœur, se révèle par des bruits particuliers de frottements, de râpe et peut amener une dyspnée angoissante et la mort du blessé. Pour certains chirurgiens, la compression que l’épanchement exerce sur le cœur, la gêne qu’il apporte à son fonctionnement est la cause ordinaire de la mort des blessés atteints de plaies du cœur. Frank et Lagrolet ont bien fixé le mécanisme de la mort dans ces cas. L’épanchement déprime la paroi des oreillettes et s’oppose à leur contraction. Quand le sang peut s’échapper en partie du péricarde pour se répandre dans la cavité pleurale, la compression n’est plus suffisante pour amener ce résultat.

cœur guérie, survie de treize jours, mort de péricardite; Hopkins : mort au bout de deux semaines; Lombard : mort le huitième jour ; le fait de Hoi.ly : perforation du ventricule droit, du septum, de l’aorte, chute de la balle dans le ventricule gauche; mort le cinquante-cinquième jour.

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