‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 203 sur 340 · Archives générales de médecine, 1838, t. II, p · texte numérisé non relu

Archives générales de médecine, 1838, t. II, p

1. Cire. n° 3, p. 35 et 39. Nous avons cité les deux observations d’OTis. Dans le troisième cas la mort fut instantanée.

BLESSURES DES GROS VAISSEAUX

La situation do la plaie extérieure et les signes d’une hémorrhagie i:[ iterne constitueraient les seuls éléments, bien insuffisants, du diagnostic;

uant au traitement, c’est celui des plaies pénétrantes du thorax, en général, j t du cœur, en particulier.

On ne trouve dans les auteurs de chirurgie militaire aucun exemple de il up lure de l'aorte et dos autres gros vaisseaux qui partent du cœur ou y il boutissent, à la suite du choc des gros projectiles ou de leurs éclats.

Ï Blessures de l'artère et des veines pulmonaires . — Les blessures des arlùres et des veines pulmonaires sont aussi rares que celles de l’aorte, et leur i ravité est la même.

Blumhart cite l’observation curieuse d’un blessé dans le ventricule droit duquel i trouva une balle aplatie, sans que le péricarde ni le cœur n’aient présenté la joindre trace de lésion. Le projectile était entré par le tronc artériel pulmonaire aucbe, et de là avait pénétré dans la cavité du ventricule droit1 2.

Un blessé de Zaxetti vécut plusieurs jours malgré une perforation de l'artère I ulmonaire et du ventricule droit.

Fayrer rapporte d’après White l’observation d’un homme qui, dans un combat, ïçut un coup de feu dans la région du cœur et qui ne succomba qu’au bout de dxante-douze jours. A l’autopsie, on trouva une balle logée dans le ventricule : [nuche. Le projectile, pour arriver dans le ventricule, avait perforé un tronc vei- 5 [ jmæ pulmonaire, d’où il était tombé dans l’oreillette gauche et de là dans le venicule !.

Enfin, sur un homme dont nous parle Otis et qui vécut quinze jours, une balle était arrêtée contre la veine pulmonaire gauche qu’elle ulcéra.

\eine cave supérieure et veine cave inférieure ( portion thoracique ). — partir du cartilage de la première côte droite, qui répond à son origine, veine cave supérieure, longue de 7 à 8 centimètres, descend verticalement derrière la moitié droite du sternum. Plongée dans le tissu cellulaire u médiastin, elle est située à droite de la partie ascendante de la crosse ee l’aorte. Sa position superficielle et son calibre considérable la rendent •es accessible à l’action des projectiles, surtout de ceux qui pénètrent le lorax d'avant en arrière, directement ou obliquement. La blessure isolée >t moins facile lorsque le projectile a un trajet transversal.

Intéressée dans sa moitié inférieure, c’est-à-dire dans sa portion péricardique, elle peut donner lieu à un épanchement dans la cavité du péricarde : nmme l’aorte ou l’artère pulmonaire. Est-elle au contraire lésée dans i moitié supérieure, le sang qui s’échappe de la blessure s’épanche dans . cavité pleurale? Ses rapports avec la trachée, rapports qu’elle partage vec l’aorte, l’artère et les veines pulmonaires, expliquent l’hémoptysie u’on observe quand elle est ouverte par une balle.

La veine cave inférieure, après avoir traversé le diaphragme, s’abouche resque immédiatement dans la partie postérieure de l’oreillette droite. Ile est donc moins exposée, dans sa partie thoracique, que la veine cave périeure. Le cœur la couvre en avant, aussi ne peut-elle être atteintes

1. Manchart et Schmidt ont rapporté des faits de perforation d'un tronc artériel pulh onairc suivie de mort immédiate. Dans le cas de Schmidt, la balle était tombée dans le ' eur, avait été chassée dans l’aorte et s’était arrêtée dans l’artère crurale au-dessous du u pâment de Fallope. Les exemples de perforation de cos gros vaisseaux avec mort immë-

ate doivent être assez nombreux dans les cas de suicide.

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