II
isolément que dans les coups de feu transversaux do la moitié postérieure! du thorax ou dans les coups de feu obliques postérieurs.
Comme l’aorte et l’artère pulmonaire, les veines caves supérieure et inférieure peuvent être sectionnées dans une faible étendue de leur calibre par les armes blanches, confuses, échancrées, perforées partiellement ou de part en part par les petits projectiles, par des fragments osseux de la paroi thoracique déplacés, rompues par des éclats de gros projectiles ou des chocs extérieurs frappant le thorax.
Nous n’avons trouvé dans les auteurs que quelques rares exemples de • blessure des veines caves supérieure et inférieure par armes de guerre.
Denucé1 2 et Otis 2 ont parlé de perforations de la veine cave supérieure par des armes piquantes. La mort fut instantanée.
Le blessé dont l’observation est due à Uorton ne fut guère plus heureux que < les précédents. Il ne survécut que quarante-huit heures à une plaie de la veine cave supérieure, d’un huitième de pouce, faite par une arme blanche. La veine avait été atteinte au-dessus des attaches du péricarde; le sang s’était épanché dans la cavité i pleurale.
On trouve, dans les comptes rendus de Chenu3 4, un exemple de blessure de la veine cave inférieure par un coup de pointe de sabre. Le blessé observé par Hasi>el ne succomba que le troisième jour, après avoir présenté les symptômes subjectifs des plaies pénétrantes de poitrine avec hémothorax. Haspel pense que l’épancliement considérable, qui se fit dans le côté droit de la poitrine, mitlin à l’hémorrhagie.
On lit dans les Comptes rendus de la guerre d’Amérique deux observations de blessure de la veine cave supérieure, consignées par les chirur- ; giens Bartoll et Write. Deux autres sont dues à Simmoun et Dolbeau :
Le soldat vu par Bartoll succomba-sur-le champ, à une perforation de la veine cave supérieure, au-dessus de la base du cœur, produite par une balle de pistolet. La bronche droite, à son origine trachéale, était simultanément ouverte, aussi cet homme succomba-t-il en rendant le sang à pleine bouche.
Chez le blessé de White, qui mourut au moment de son transport à l’hôpital, la balle avait perforé le deuxième espace intercostal droit, divisé la veine cave supérieure, et, après un trajet transversal en passant sous l’aorte, elle était ressortie à travers le troisième espace intercostal gauche. On n’avait pour ainsi dire pas constaté de signe d’hémorrhagie interne, cependant, à l’autopsie, on trouva dans la cavité pleurale gauche une grande quantité de sérum, mêlée à des caillots. Tout le sang que contenait la plèvre paraissait provenir exclusivement de la veine cave.
Une balle de pistolet pénètre entre la sixième et la septième côtes gauches, près du sternum. Le blessé tombe sur le coup et l’on constate les symptômes suivants : absence de pouls, membres froids, cyanosés, stupeur profonde. Au bout de quelques jours, la chaleur revient, mais la faiblesse augmente bientôt et la moit arrive le quatrième jour. A l’autopsie-, faite par Simmoun, on trouve le péri- , carde enflammé; on découvre une plaie du cœur et l’on constate que la balle qui avait pénétré dans la veine cave inférieure était descendue à l’origine de la veine iliaque'*.
Dans le cas de Dolbeau5, une perforation double de la veine cave inférieure,
1. Denucé, Art. Veines caves du Dictionnaire de médecine et de chirurgie pratiques.