‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 206 sur 340 · CA RD 10 PAT II I K S · texte numérisé non relu

CA RD 10 PAT II I K S

g e sujet des monographies intéressantes de Lasègue’, de Sigaud 2 et de I sélaton 1 * 3. Les blessés ressentent dans la région précordiale des douleurs | -ives survenant par accès, sans gêne de la respiration, douleurs qui, à l 'encontre de celles que les malades accusent dans l’angine de poitrine, ne | ont pas accompagnées d’irradiations douloureuses dans le bras gauche et 1 arement prennent le caractère angoissant. Les battements du cœur | ont accélérés, renforcés; les blessés éprouvent des palpitations. Les car- 1 liopathies réflexes peuvent ne s’accuser que par ces symptômes qui ne cor- 4 espondent à aucune lésion cardiaque; mais quand elles durent, on observe es accès d'étouffement, des points douloureux à la région précordiale; il a même, comme dans l’angine de poitrine, un sentiment d’angoisse véri- I ible, une tendance à la syncope. A l’examen de la région précordiale, on onstale alors que la matité cardiaque a augmenté d’étendue et l’on note | iissi les signes d’une hypertrophie du ventricule gauche.

I Ces cardiopathies n’apparaissent en général chez les amputés que j uatre à cinq ans après l’opération ; elles se montrent plus rapidement à la l. iite des autres blessures des nerfs. Plus la région-est périphérique, plus, il [ a de chances, si la blessure devient le siège d’accidents nerveux, de voir pparaitre des troubles du côté du cœur. A l’encontre des autres troubles erveux à distance, l’épilepsie traumatique, la chorée, l’hystérie et des ■oubles sensoriels ou intellectuels multiples qui peuvent se montrer d’une içon générale après les traumas des nerfs, les cardiopathies réflexes observeraient exclusivement à la suite des lésions nerveuses du membre ipérieur gauche. La concomitance d’une blessure nerveuse ou d’une nputation de ce membre, l’absence de toute affection organique des pouons, des reins, du foie, de l’estomac, d’une hypertrophie de croissance, ) lésions valvulaires, les feront rattacher à leur véritable origine.

La physiologie pathologique de ces cardiopathies est encore incertaine, n admet que les irritations sensitives du bras gauche excitent le centre :célérateur du cœur.

Leur pronostic, au point de vue vital, est toujours bénin. Jamais, jusl’ici, la mort n’en a été la conséquence. Le traitement variera avec la use des accidents. Les applications froides, les vésicatoires sur la région mloureuse, les eaux minérales, la galvanisation du plexus brachial, xcision d’un névrome, l’ablation du tissu de cicatrice qui comprime un rf, l’élongation, la résection de ce dernier, s’adressent au point de 1 part du mal. La digitale, le bromure de potassium ou d’ammonium, le I trile d’amyle ont été employés dans l’accès de cardiopathie.

Situation légale des blessés de la poitrine.

Figurent dans la ÿ° classe les blessés présentant des fistules persistantes, une I raclion considérable du thorax, une hernie du poumon, une affection chronique 1 cœur et des gros vaisseaux d’origine traumatique.

1. Lasègue, Des cardiopathies réflexes d'origine brachiale. Thèse Paris, 1883.

-. Siüaud, Revue générale de clinique cl de thérapeutique, avril 1888.

3. Aélaton, Traumatismes cl a/J'eclions cardiaques . Thèse d’agrégation, 1885-86. DELORME. II. — 48

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