‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 209 sur 340 · B L E S S U R E S NON 1 » E N K T R A N T E S · texte numérisé non relu

B L E S S U R E S NON 1 » E N K T R A N T E S

me balle de carabine Minié, tomba et mourut en quelques minutes. L’autopsie ne , ’évéla qu’une contusion des parois abdominales

Le pronostic de ces contusions doit être réservé, à cause de l’atteinte possible des organes sous-jacents à la paroi. Les ruptures exposent à des ni îernies consécutives surtout quand elles intéressent toute l’épaisseur des nuseles antéro-latéraux. L’immobilité est le seul traitement qui soit applicable à cette variété de traumatisme.

Contusions et ruptures du tube digestif. — Les chutes, le choc de orps contondants ordinaires, les coups de pied de cheval, le choc direct le projectiles animés de faibles vitesses ou celui de balles et d’éclats d’obus >rbes agissant tangentiellement, peuvent produire des contusions ou des uptures du tube digestif. Ces lésions étaient déjà rarement observées à la uite du choc des projectiles anciens, puisque Otis n’avait pu en réunir que mit cas. Larrey, Baudens, Sédillot, Chenu, Lentz en ont cité quelques exemples que Ciiavasse a rappelés 1 2.

Un de nos blessés, dit Sédillot, avait reçu un coup de feu vers la partie i moyenne du côté gauche de l’abdomen. La peau était noirâtre et comme roussie, n peu sèche et rude dans le point touché par la balle. Mais il n’y avait aucune ■laie et malgré le peu de distance à laquelle le coup avait été tiré, on n’aperceait qu’une violente contusion. Le blessé offrait cependant tous les signes d’une lessure pénétrante de l’abdomen; une péritonite des plus graves se déclara peu e moments après l’accident, le ventre se ballonna en moins de douze heures, et ■ . ? blessé succomba après d’horribles souffrances. L’autopsie montra une large upture de l’intestin grêle, avec épanchement considérable dans le péritoine qui tait parsemé de fausses membranes commençantes et de plaques hémorrha- ; iques. Une inliltration de sang assez abondante occupait le point contus de la

naroi abdominale dont les muscles n’avaient pas été déchirés 3.

Un homme de cinquante-huit ans est frappé par les éclats d’un obus qu’il I -ssayait de dévisser. Collapsus et mort quelques heures après l’accident. A l’auopsie, épanchement de sang considérable, ecchymoses à 80 centimètres et à ra,20 de la valvule de Bauhin; section complète de l’intestin jusqu’au mésentère lm,7o; une deuxième à 30 centimètres de la précédente. Gros intestin intact 4.

On peut penser qu’avec les obus actuels dont les éclats sont animés ’une grande vitesse et plus anguleux que ceux des anciens projectiles, es ruptures seront plus exceptionnelles encore qu’autrefois (Poncet). >ans le relevé de Ciiavasse, les coups de pied de cheval et le passage de oues de voiture en sont les causes habituelles.

Ces contusions et ruptures portent surtout sur le petit intestin ; bien •lus rarement sur le gros intestin ou sur l’estomac. Elles sont surtout

1. Art. Contusion de Y Encyclopédie intern. de chir., t. II, p. 532.

2. Ciiavasse, Eludes sur les contusions et ruptures de l'intestin sans lésions apparentes ■es parois abdominales , in Archives de médecine, de chirurgie et de pharmacie milii aires, 1884, t. IV, p. 15, 54, 95.

Des indications opératoires dans les contusions et les ruptures de l'intestin sans ■sions apparentes de la paroi abdominale l"r Congrès français de chirurgie, 1885,

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