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BLESSURES DE L’ESTOMAC

L’estomac occupe dans la région supéro-latérale gauche de l’abdomen une place dont l’étendue varie avec l’état de vacuité ou de réplétion de ce viscère. Recouvert par la paroi thoracique dans une grande partie de son étendue, en rapport avec le côlon transverse, le foie, la rate, le rachis (fig. 316, 317 et 318), il est souvent atteint en même temps qu’eux, rjue la cavité pleurale, le diaphragme, la partie inférieure du poumon et les organes voisins.

Les armes tranchantes le pénètrent (armes piquantes et tranchantes) on le sectionnent. Cette variété de blessure est exceptionnelle. Les éclats de projectiles creux et les balles le contusionnent médiatement, à travers la paroi abdominale dont la continuité n’est pas interrompue (contusion indirecte), ou immédiatement (contusion directe). Le plus souvent, dans un trajet tangentiel, ils éraillent ses couches péritonéale et musculeuse, abrasent toute l’épaisseur de ses parois dans l’étendue de quelques centimètres, le pénètrent ou le perforent de part en part. L’orifice d’entrée de la perforation est ovalaire, quand le viscère a été atteint obliquement.il est circulaire, taillé à l’emporte-pièce, plus petit que le diamètre du projectile, voire très étroit quand la balle est animée d’une moyenne ou d’une très faible vitesse, égal ou supérieur à ce diamètre quand la vitesse de la balle est plus élevée (fig. 319). La paroi musculo-séreuse est taillée en biseau, attrite, et abrasée dans une étendue un peu plus considérable que la muqueuse. L’orifice de sortie taillé avec ou sans perte de substance est un peu plus grand que l’orifice d’entrée (fig. 320). L'un et l’autre sont parfois obturés parla hernie de la muqueuse. Dans les tirs à courte distance, on peut observer des effets explosifs, lorsque l'estomac renferme des liquides ondes aliments réduits en bouillie. En pareil cas, outre un orifice d’entrée du diamètre de la balle, un orifice de sortie considérablement élargi, le viscère présente de larges déchirures, des éclatements étendus, a distance.

Dans les perforations de part en part, les orifices de la deuxième paroi traversée sont, en général, plus grands que ceux de la première paroi. Dans les pénétrations simples, la balle tombe dans la cavité de l’estomac (Jobert, Otis).

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