GI
Les balles qui pénètrent ou perforent l’abdomen de part en part, eontuionnent, érodent, sillonnent, pénètrent ou perforent d’outre en outre l'intestin.
Les contusions sont assez fréquentes, ainsi que le démontrent les expé- | iences cadavériques et celles faites sur les animaux. Otis n’avait pu, Cependant, en recueillir que 8 cas, encore l’intestin, dans ses observations, l tait-il contus soit par des éclats d’obus, soit par des balles. Nous en avons ■ bservé un cas qui s’est terminé par sphacèle le onzième jour. Le blessé [.guéri sans intervention après avoir rendu des matières fécales par un ,-ajet sous-ombilical.
La contusion comporte tous les degrés décrits par les classiques.
Les échancrures produites par les balles actuelles se présentent d’ordiaire sous l’aspect de pertes de substance de quelques millimètres de diatètre et plus ou moins étendues. Leurs dimensions diamétrales peuvent il re cependant plus grandes que celles que nous venons d’indiquer, ce qui I ent à la vitesse du projectile. Sur un blessé de Pozzi, la plaie intestinale I .ait 4 centimètres de long sur 2 de large, alors que le diamètre du pro- || . etile était seulement de 7 millimètres. Ces échancrures comprennent la 1* talité ou une partie seulement de l’épaisseur de la paroi, î L’orifice d’entrée d’une perforation représente un orifice circulaire ou
alaire, à bords réguliers, taillé à l'emporte-pièce, un peu supérieur au .amètre de la balle actuelle alors même que celle-ci a été tirée à la disnce de 1,000 mètres (fig. 321), et de dimensions égales ou inférieures à la li die avec les vitesses plus faibles. L’ouverture intestinale a des dimensions | -férieures à la balle et ses caractères de béance et de régularité dans les nétrations d'une paroi. L’orifice de sortie d’une perforation de part part présente, en général, la même forme et presque les mêmes dimenms que l’orifice d’entrée. Le plus souvent elle est un peu plus grande
La perte de substance subie est d’égale étendue pour les trois tuniques,
N r le cadavre; sur le vivant, la muqueuse fait parfois hernie à travers perte de substance. Contrairement aux assertions de Parles basées r de nombreuses expériences faites sur les animaux, la hernie de la i jqueuse, à travers les orifices d’entrée et de sortie, ne saurait être mise doute ; elle a été constatée au cours de laparatomies.
La perforation est rarement unique, en ce sens qu’elle ne porte que sur ie seule paroi de l’intestin. Otis n’a pu, sur les nombreux faits qu’il a lligés, trouver que deux exemples de ces pénétrations. Dans la majorité > s cas, l’anse intestinale est traversée en deux points symétriques et rapochés quand cette anse a été prise perpendiculairement à sa direction, ou ;s éloignés lorsqu’elle a été atteinte obliquement. Dans certains cas la Ile, après avoir traversé la paroi de l’intestin, suit son canal dans une sez grande étendue et ressort au niveau d’une courbure. Plus souvent, trous ne sont séparés que par une languette étroite de paroi saine 1 fait pont entre les deux ouvertures.
Les perforations intéressent soit une seule anse, soit des anses voisines i éloignées. Sur un blessé d’Ons, les plaies répondaient l’une au jéjunum,
BLESSURES
PÉNÉTRANTES DE