Thomas Morton, Med. Record , 6 juillet, 1889, p
2. Coley, Uoslon Med. and Surg. Journal, 18 oct. 1888, t. CXIX.
BLESSURES DE L’INTESTIN
Stimson qui a réuni tous les cas de plaies pénétrantes de l’abdomen observés ! [ans les hôpitaux de New-York depuis 1878 (et l’on sait que pour les interveni ionnistes eux-mêmes, plaie pénétrante est presque toujours synonyme de plaie [ ntestinale) trouve, pour la période qui s’étend de 1878 à 1885 durant laquelle [a laparotomie fut la règle : 37 cas avec 20 guéris et 17 morts. Pendant la période | e 1885 à 1889, alors que la laparotomie et l’abstention se partagent les cas, on , [ ompte 29 cas de laparotomie avec 25 morts et 4 guérisons.
Comparant les cas observés dans l'hôpital de New-York où la laparotomie donné le plus de succès, à ceux d’un autre hôpital où l’abstention est la règle, pi : même auteur trouve : d’une part, 17 cas avec 13 morts et 4 guérisons et,
J 'autre part, 13 cas avec 10 morts et 3 guérisons, c’est-à-dire une proportion | jnsidérable mais presque égale de morts, peut-être un peu plus faible pour les ; as traités par l’abstention, soit 76, 9 p. 100 de morts après l’intervention et [ 6 p. 100 après l’abstention.
I r Et cependant, les blessés américains trouvent, dans les modes d’hospif ilisation employés chez eux, des conditions des plus favorables au succès [ e l’opération (transport très rapide, assistance immédiate, etc.).
Quant à l’objection qu’on pourrait adresser à ces statistiques, qu'elles e réunissent que des cas de blessures produites par des balles de revolver U commerce, et que ces plaies sont moins graves que celles faites par nos ailes, nous en avons déjà atténué la portée en faisant remarquer que îaints traumatismes intestinaux, déterminés par ces dernières, n’ont pas e dimensions diamétrales supérieures à celles qu’on observe couramment.
> 'ailleurs, des plaies plus étendues, plus déchirées, donnent un épancheuent plus constant et plus abondant, aggravent le pronostic de l’intervenon comme celui de l’abstention, celui de cette dernière, il est vrai, dans ne mesure un peu plus large que celui de la première, au moins a priori.
D’où vient que l’intervention qui, théoriquement, réalise toutes les conilions désirables de succès, comporte une si épouvantable léthalité? ela tient aux raisons suivantes : D’abord les manœuvres qu’elle comporte J mt très longues; la rpoyenne de leur durée est de sept quarts d'heure;
les peuvent durer quatre heures et plus. Quelque habile que soit le chi- - mrgien, il lui faut souvent dévider l’intestin centimètre par centimètre, l’une de ses extrémités à l’autre. La durée de l’opération, pendant laquelle ■t intestin reste à découvert, les difficultés et la longueur de la réducon, les dangers de relâchement des sutures, pendant cette réduction, i aggravent l’intensité du choc et suffisent à le produire. Au traumatisme rconscrit de la balle, compliqué d’épanchement, il est vrai, on ajoute me une laparotomie bien différente de l’ovariotomie, car une intervenon de quelque durée sur l’intestin, est toujours très grave. Souvent, au ornent où l’on intervient, l’infection est déjà produite. Enfin, Morton a-t-il pas démontré par ses statistiques, que la durée du temps pendant quel on peut opérer avec grandes chances de succès est très limitée? éjà, après douze heures, ces chances sont faibles. La mortalité conséîtive à l’opération, qui était de 74 p. 100 pour les interventions pratiquées ins les douze premières heures, atteint 90 p. 100 pour les opérations ites après1. Or le chirurgien est le plus souvent condamné à opérer