‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 229 sur 340 · JO · texte numérisé non relu

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B LES S U R E S P É X E T It A N 'l' E S

DE L’ABDOMEN

44,0 p. 100 des cas L Avec les réactions hépatiques moindres, insigniliantes, qu’assurent les pansements antiseptiques et auxquelles peuvent donner lieu des traumatismes moins graves que ceux déterminés par les anciennes balles, ce signe perdra probablement de sa valeur.

Signalons encore : la présence du pigment biliaire en grande quantité dans l'urine , la glycosurie , l’écoulement d’une matière huileuse spéciale par l’un des orifices (Nicaise)1 2, la constatation de la bile dam un épanchement abdominal (Desport, Sabatier, etc.) , la coloration spéciale des téguments soulevés par un épanchement bilieux qui les infiltre ainsi que les tissus sous-jacents et leur donne la coloration de l’érysipèle bronzé (Nicaise); les signes ultérieurs de Y hépatite, la coloration particulière du pus des abcès, leur odeur, la décoloration des selles notée dans plusieurs observations.

Les contusions et les déchirures du foie donnent lieu aux signes des contusions abdominales et ces signes sont généralement assez accusés : collapsus, face grippée, refroidissement des extrémités, distension du ventre. Le siège du traumatisme, la douleur qui a les caractères de celle qu’accusent les blessés atteints de plaies; l’ictère, assez rare (7 fois sur 147 cas, soit 1 fois sur 20, Mayer), la présence du pigment biliaire et du sucre dans l’urine ; enfin les symptômes de l’hépatite et de l’abcès du foie complètent la symptomatogie de cette variété de lésions.

Complications. — Les complications auxquelles les blessures du foie doivent en grande partie leur gravité sont : Y hémorrhagie et le choc , les corps étrangers , les épanchements de bile et la péritonite, les abcès du foie.

La plupart des classiques insistent sur l’extrême fréquence et le danger des hémorrhagies dans les blessures du foie, cependant les expériences faites sur les animaux (Tillmanns) et maintes observations humaines démontrent que les hémorrhagies sont plus rares qu’on ne l’admet et que ne semblerait le faire supposer la vascularité du viscère. Ces hémorrhagies sont surtout graves quand la plaie est profonde ou large et relativement profonde. De gros vaisseaux peuvent alors être atteints. Les plaies par armes tranchantes en sont bien plus souvent suivies que les plaies par projectiles (Mayer). Legouest nous cite l’observation d’un blessé qui, atteint par un coup de sabre porté en travers sous les fausses côtes, rendait du sang à /lot par une plaie de trois travers de doigt de long.

L’hémorrhagie est extra ou intra-abdominale. Dans les ruptures, l’hémorrhagie est une complication des plus redoutables. Parfois elle est simultanément extra et intra-abdominale. L’étroitesse des plaies pariétales produites par les balles favorise l’épanchement de sang dans la cavité de l’abdomen.

Le choc est généralement lié à l’hémorrhagie.

Corps étrangers. — Les blessures par coup de feu du foie se compliquent assez souvent de corps étrangers. Ceux-ci sont constitués par la

1. Sur les 2G7 observations de Mayer, l’ictère est noté 24 fois. 7 fois dans les ruptures, 11 fois dans les plaies par coup de feu, et 6 fois dans les blessures Par armes blanches.

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