I. — BLESSURES DU D 0 S
Les blessures du dos s’observent assez fréquemment, en campagne. D’après Matthew, Demme, Otis, Fischer, elles représentent de 4 à 6 p. 100 de la somme totale des blessures.
Signalons quelques exemples de blessures produites par les armes danches et limitées aux parties molles du dos qu’ont cités Bilguer, Larrey, 4ross, Otis et Chenu. Ces plaies peu profondes ou à lambeaux ne comporent aucune indication thérapeutique spéciale. Nous pourrions en dire mtant des sillons, des plaies en cul-de-sac, des sétons. Nous nous contenerons de rappeler que le dos est un des lieux d’élection des longues daies d’enfilade et que la recherche des balles perdues dans l’épaisse nasse sacro-lombaire peut être difficile.
C’était sur la large surface du dos que les corps orbes ou les volumiîeux éclats de projectiles creux produisaient de vastes décollements cutale's, des poches sanguines, des épanchements séreux de 10, 20, 30 centinètres de diamètre, enfin des plaies cutanées fort étendues, détermiîées par le mécanisme de la surdistension de la peau. Des accidents de mrnmotion médullaire, et dans les plaies, une suppuration diffuse grave impliquaient ces grands traumatismes qui ne pourront plus guère être :on»tatés dans les guerres de l’avenir.
BLESSURES DU RACHIS
Le choc direct des gros éclats de projectiles creux, les chutes de cheral, les coups de crosse de fusil, le choc de volumineuses branches d’arbres, e passage de roues de voitures pesamment chargées, une propulsion dolente pendant l’explosion de fourneaux de mine, peuvent être suivis d’enorses, des luxations, des fractures de la colonne vertébrale. Dans leurs •.aractères anatomo-pathologiques et cliniques ces lésions ne présentent
BLESSUItKS DU DOS,