‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 257 sur 340 · O ris, o. c., p · texte numérisé non relu

O ris, o. c., p

BLESSURES DU RACHIS

| .our les traumatismes de tous les segments rachidiens, à l’ouverture du ï anal médullaire et à la blessure de la moelle. Les fractures des apophyses | pineuses, qui souvent n’en sont pas compliquées, sont de ce fait d’une | uérison simple dans la majorité des cas. Il en est de même des fractures I es apophyses transverses. Les fractures des lames, celles des corps vertébraux sont bien plus graves.

Prises en bloc, les blessures du rachis par projectile sont très sérieuses, fe beaucoup de ceux qui en sont atteints succombent sur le champ de bataille ;

u grand nombre d’autres meurent dans les établissements sanitaires de | .remière ou de seconde ligne.

| Sur 642 cas de fractures du rachis, Otis attribue aux :

Fractures cervicales 70,0 p. 100 de morts (91 cas)

— dorsales 63,5 — (137 cas)

— lombaires 45,5 — (149 cas)

Aux fractures à siège non spécifié ou

étendues à plusieurs régions 51,4 — (265 cas)

Le Bapport allemand de 1870-71, accuse pour les

Fractures cervicales 61,3 p. 100 de morts

— dorsales 70,9 — —

— lombaires 71,9 — —

Indépendamment de cette complication extrinsèque (blessure concoîitante de la moelle) qui aggrave à un si haut degré leur pronostic, les ractures du rachis présentent quelques complications qui leur sont particulières, Y hémorrhagie, Y épanchement sanguin intra-rac Indien, les orps étrangers, les complications ostéopathiques.

Hémorrhagies de la vertébrale. — Dans la région cervicale, les balles ; ui passent entre les apophyses transverses ou les fracturent, intéressent • ouvent la vertébrale. Quand cette artère a été ouverte primitivement par î projectile, la mort est d'ordinaire la conséquence et de la blessure artérielle et de la lésion médullaire concomitante :

Un blessé reçut à bout portant un coup de pistolet à la partie supéro-externe u cou, à droite. La mort fut instantanée. A l’autopsie on trouva les masses apohysaires des deuxième et troisième cervicales brisées. La vertébrale avait été ompue1.

Cependant, il n’en est pas toujours ainsi et, soit que l’hémostase ait pu } produire spontanément, soit que l’artère n’ait été que contuse, le traulatisme artériel n’a pas de conséquences funestes. Nombre de blessés méricains qui ont présenté des fractures étendues des apophyses transr'|,3rses cervicales avec lésion possible ou probable de la vertébrale n’ont pas iccombé à l’hémorrhagie.

Dans des cas moins heureux, l’artère contuse donne lieu à une hémorlagie consécutive à la chute de l’escarre.

Sur un blessé de 1830 dont Dupuytren nous a transmis l'histoire, une balle, nrès avoir traversé la face et le cou d’avant en arrière, avait fracturé l’apophyse ansverse de la deuxième cervicale. Le onzième jour, une hémorrhagie légère

Page 1