Otis, o. c., p
STS BLESSURES DU DOS, DU RACHIS ET DE LA MOELLE
laires désorganisés, remplit le foyer traumatique. Si l’on en juge par les observations, ce sang- n’est pas habituellement en quantité suffisante pour constituer un épanchement intra-rachidien, comme dans certaines fractures communes. Au bout de quelques jours, une rongeur, un ramollissement très circonscrit ou étendu à quelques centimètres au-dessus et au-dessous des portions médullaires abrasées, précisent les limites des dégâts à distance.
A l’encontre de ce que divers expérimentateurs ont constaté sur les animaux, la restauration des parties attrites est impossible et la perte de substance est remplacée par du tissu conjonctif cicatriciel, dans lequel on ne peut découvrir d’éléments nerveux.
Quand le foyer est infecté, il suppure. La suppuration tantôt reste circonscrite; d’autres fois elle se diffuse.
Chez les trop rares blessés qui survivent à des contusions, à des plaies contuses, à des plaies par armes blanches, il se produit ultérieurement une dégénérescence secondaire ascendante des faisceaux postérieurs et descendante des faisceaux antéro-latéraux.