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III. — SYMPTÔMES DES LÉSIONS LIMITEES DE LA MOELLE

Les symptômes dont il vient d’étre question sont surtout ceux des divins complètes de la moelle. Quand la lésion n’a compromis que la moitié l’épaisseur du cordon médullaire, la physiologie enseigne et la clinique •met parfois de constater (quand la blessure est nette et non compilée, ce qui est rare), que la sensibilité est abolie du côté opposé à la ion et la motilité du côté correspondant.

Le garde national dont parle Boykh, et dont nous avons déjà résumé l’obserion, atteint par une pointe de sabre à la partie postérieure et latérale droite

BLESSURES DU DOS, DU RACHIS ET DE LA MOELLE

du cou, immédiatement au-dessous (le l’occipital, présenta une paralysie motrice à droite et une analgésie complète a gauche L

Sur le blessé de Nél.vton, chez lequel une pointe d’épée pénétrant entre la neuvième et la dixième vertèbre dorsale, avait sectionné la moitié gauche de la moelle, la motilité était abolie à gauche, tandis qu’à droite on constatait une anesthésie presque complète. Cet homme présentait en outre une hypéresthésie du côté paralysé du mouvement 2.

Nous devons à Otis un très rare exemple de ces hémisections par balles :

Sur un blessé américain, un de ces projectiles pénétra au niveau de la partie supérieure du corps thyroïde, sur le bord antérieur du slerno-mastoïdien. Hémorrhagie le onzième jour, poche anévrysmale s’étendant de la clavicule au maxillaire et du sterno-mastoïdien à la ligne médiane. Cet homme présentait une paralysie de la jambe droite et une paralysie partielle du liras droit. Une incision conduisit sur l’artère blessée. A l’autopsie on constata que la balle était entrée eu avant, et qu'elle avait frappé le bord inférieur de la sixième cervicale, à droite , juste en dedans de la vertébrale qui n’avait pas été intéressée. On trouva le projectile dans le canal vertébral, sur la ligne médiane, juste au-dessous du bord inférieur de la septième cervicale3.

Boiin, Mitchell, Bidault de Villers, Bouchot, Hutin, Dumontp allier, Czerny ont cité des exemples de paralysie partielle qui permettaient de fixer le diagnostic de lésion hémilalérale de la moelle.

Les escarres de décubitus aigu et les autres troubles de nutrition ne se constatent que d’un côté dans les blessures unilatérales, du côté anesthésié, par conséquent opposé à la lésion spinale.

La perte de la sensibilité des deux membres inférieurs ou des membres supérieurs et inférieurs, doit être rattachée à une blessure bilatérale ou unilatérale des cordons postérieurs ; une paralysie motrice isolée, à la lésion des cordons antéro-latéraux. Un traumatisme portant, à la région cervicale, sur les racines des nerfs à leur origine médullaire, donnera naissance à des paralysies limitées des membres supérieurs, sans provoquer les troubles massifs de la motilité et de la sensibilité qu’on observe à la suite des destructions médullaires partielles ou totales.

vu qui étaient accolées à une apophyse, à une lame (fig. 357), à un corps

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