Voir Merchik, o. c., p
LESIONS DES OS PAR LES ARMES DE GUERRE
Les bandages plâtrés circulaires sont tantôt appliqués directement sur le membre (qu’on doit avoir bien soin de huiler ou de raser au préalable), ou bien les bandes plâtrées sont roulées sur une couche intermédiaire de coton et de bandes. Pour Neudorfer1 qui plus qu’aucun autre chirurgien a contribué à faire adopter les appareils plâtrés complets comme appareils de transport, en appliquant les appareils directement sur le membre, on obtient une adaptation plus régulière, plus étroite du bandage pendant les premiers jours. 11 n’en est plus de même quand on interpose une couche de ouate entre le membre et les bandes plâtrées. Le bandage circulaire plâtré appliqué directement est certainement plus contentif, mais il a besoin, sous peine de déterminer des pressions douloureuses voire même dangereuses d’être appliqué non seulement avec le plus grand soin mais par un chirurgien très exercé, d’autant, que le plâtre se contracte par la dessiccation. La couche de ouate, en raison de son élasticité, permet au contraire d'éviter dans une certaine mesure les effets de la rétraction du bandage et du gonflement possible du membre.
Les appareils plâtrés complets sont fenêtrés d’ordinaire au niveau des plaies pour permettre les pansements. En regard de ces plaies ou de la plaie la plus déclive on place un tampon de ouate qu’on comprend dans l’appareil et au niveau
de la saillie duquel on taille, quand celui-ci est durci, une fenêtre de dimension et de forme voulues. Pour augmenter la solidité des appareils plâtrés circulaires, on les a renforcés soit par des attelles légères de carton, de fil de fer, de zinc laminé, soit et surtout par des lamelles Jde bois de placage.
Voici comment on procède d’ordinaire pour construire ces appareils renforcés- Après avoir recouvert le membre d’une légère couche de ouate fixée avec des bandes appliquées bien régulièrement, on enroule une première couche de bandes plâtrées sur lesquelles on place en des points bien symétriques deux ou quatre attelles de renforcement. On fixe ces dernières par de nouvelles et larges bandes plâtrées (fig. 62). On lisse enfin la surface extérieure de l’appareil avec du gâchis de plâtre.
b. Appareils inamovibles plâtrés partiels. — Les appareils inamovibles plâtrés partiels se présentent sous l’aspect d 'attelles plâtrées ou de gouttières plâtrées.
Les attelles plâtrées de Maisonneuve sont fabriquées avec des pièces de tarlatane repliées un certain nombre de fois sur elles-mêmes de façon à présenter huit épaisseurs de tissu lorsqu’il s’agit d’attelles destinées au membre supérieur, et de quatorze épaisseurs pour les attelles destinées au membre inférieur. Leur largeur et leur nombre varie suivant le degré de contention à obtenir, c’est-à-dire suivant le degré de mobilité et de déformation du membre, et la situation des plaies. On leur laisse la plus grande largeur possible sans leur permettre de se toucher, et leur nombre varie de deux à quatre. Les attelles préparées sont trempées dans une bouillie de plâtre, appliquées sur le membre au préalable rasé ou huilé et fixées sur sa surface au moyen de bandes de tarlatane qu’on coupe ensuite suivant les bords des attelles quand elles sont sèches. Les bandes de tarlatane sont, pour cet objet, préférables aux bandes de toile qui retardent la dessiccation des attelles. Quand ces dernières sont bien sèches, on les réunit de distance en distance par des lacs à boucle, des lacs ordinaires, des bouts de bandes; certains les assu-