I. — BLESSURES PAR LA POUDRE
Les accidents produits par l’explosion de la poudre commune s’ob- * • îrvent pendant la préparation, l’emmagasinement, le chargement et le i échargement des projectiles, l’explosion des mines, des munitions d’artil- « îrie, etc.
A la suite des explosions de la poudre, à l’air libre et en faible quantité, n observe des brûlures et des contusions. Quand la quantité de poudre -st plus considérable ou lorsque celle-ci est emmagasinée dans des pro- . ediles, on constate outre des brûlures, des traumatismes circonscrits, ou 'effrayants dégâts. Les lésions varient d’intensité non seulement avec le oids de poudre qui a fait explosion, mais aussi avec la distance à laquelle se Trouvait le blessé.
Les brûlures habituellement limitées à la peau n’atteignent pas les egrés les plus élevés. Elles sont représentées par le premier, le deuxième,
. irement par le troisième degré. L’épiderme est desséché, soulevé, le corps apillaire roussi, mais la peau n’a pas perdu sa souplesse. Les poils de la arbe ont disparu, ainsi que les cils et les sourcils, et les cheveux sont rûlés jusqu’à leur racine. Les cornées sont opaques, irrégulières, brûlées jperficiellement L
Les brûlures de la peau ne s’observent que sur les parties découvertes, jr la face, le cou circulairement jusqu’à la cravate, sur les mains et des i i oignets. Quand les vêtements enflammés prolongent et accentuent l’action e la poudre, le derme représente une lame parcheminée, dure, sèche, lune ou d’un brun jaunâtre. Parfois les masses musculaires sous-jacentes )nt transformées par l’action de la poudre. Ces différences s’expliquent ar le mode de combustion lent des vêtements et la combustion rapide de i poudre.
1. En. Delorme. Relation chirurgicale de l'exposition du Mont- Valérien, Recueil de émoires de médecine militaire, t. XXXIV, 3° série.