SANTÉ DE L’AVANT
Le premier de la réception et du triage des blessés, ainsi que des pansements simples;
Le deuxième des opérations d'urgence ;
Le troisième des pansements ou appareils importants dont l’application nécessite le concours de plusieurs personnes.
Ces trois groupes opèrent isolément ; ils disposent chacun du personnel et du matériel nécessaires.
Les médecins du premier groupe reçoivent tous les blessés apportés à l’ambulance. Ils y vérifient les feuilles de diagnostic établies au poste de secours, pratiquent, s’il y a lieu, un nouvel examen des blessures, appliquent les pansements simples et classent les blessés dans l’une des trois catégories : pansés , à panser , à opérer.
Pour éviter l’encombrement et faciliter le service de l’ambulance, les hommes atteints de blessures légères, capables de supporter une marche de quelques kilomètres sont, après pansement, rassemblés au dehors et à proximité de l’ambulance, sous la surveillance d'un sous-officier. Ils reçoivent ultérieurement leur destination.
Les hommes atteints de blessures graves sont remis, suivant le cas, au groupe de médecins chargés des pansements ou des opérations d’une urgence immédiate et absolue.
Les pansements sont faits et les appareils sont appliqués de manière à permettre les transports auxquels les blessés seront ultérieurement soumis. Les infirmiers de visite ne doivent, en aucun cas, prêter aux blessés une assistance chirurgicale, en dehors de la surveillance des médecins.
Réception , examen et traitement des blessés. — Dès leur arrivée à l’ambulance, les blessés sont désaltérés et réconfortés par des cordiaux (vin, café, eau-de-vie), du bouillon préparé avec de la viande fraîche et les vivres de conserve transportés dans la voiture d’administration, ou des infusions chaudes préparées par les pharmaciens. Ces aliments et boissons stimulantes, donnés à tous les blessés qui ne sont pas atteints de plaies de la bouche ou du tube digestif, sont d’autant plus nécessaires que la plupart de ces hommes sont à jeun depuis le matin et épuisés par la fatigue.
Pendant qu’on les réconforte et qu’on les installe, un officier d’administration agissant comme au bureau des entrées d’un hôpital, recueille rapidement les noms des blessés, leur état civil, dresse leur liste nominative, fait inscrire chaque nom sur une fiche de diagnostic, avec le numéro du régiment et du bataillon, fait emmagasiner les vêtements, les armes, etc. Certaines catégories de blessés (hémorrhagies, blessures abdominales, etc.) sont dirigées d’emblée sur le lit d’examen.
Le premier groupe médical chargé de l’examen est constitué par un ou deux médecins assistés d’un certain nombre d’infirmiers de visite. Il prend d’abord connaissance des indications portées sur la fiche de diagnostic quand celle-ci a été remplie au poste de secours et fait un premier triage. Ceux qui ont été examinés et pansés et qui portent sur la fiche de diagnostic que le pansement appliqué peut être maintenu, ne sont plus pansés; ceux dont l’appareil est suffisant, non dérangé et chez lesquels il n’y a aucune indication nouvelle à remplir, sont rangés dans le même groupe. Ces hommes sont de suite dirigés vers remplacement des blessés pansés où ils sont rejoints par ceux pansés à l’ambulance. Dans un deuxième groupe sont rangés les blessés à panser, à immobiliser ou à opérer.
SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE
L’initiative opératoire des médecins de l’ambulance sera, par la force des choses, subordonnée aux conditions, aux difficultés du fonctionnement de cette dernière. En cas de recul des corps auxquels elle est attachée, son rôle est singulièrement effacé ; en cas de succès, son extrême mobilité limite l’action de son personnel, lequel doit se borner au strict nécessaire et exécuter encore ce nécessaire avec la plus grande célérité possible. Assurer les pansements simples, rapprocher les lambeaux d’une plaie par arme blanche, arrêter les hémorrhagies abondantes par des modes d’hémostase directs, consolider les appareils à fracture suffisants, les remplacer en cas d’insuffisance ; relever certains blessés d’un état de commotion, de choc, d’anémie traumatique graves, telles seront les interventions les plus usuelles.
L’utilité d’assurer un diagnostic, en vue du transport, pourrait engager à faire l’exploration des plaies. Cette exploration fût-elle pratiquée avec la prudence et l’antisepsie désirables, nous paraît inutile et condamnable. Même dans les cas présumés de fracture, l'inspection seule de la plaie, en l’absence d’autres signes, suffirait à assurer le diagnostic le plus utile à connaître, celui d’une fracture sans solution de continuité de l’os.
L’ablation d’esquilles libres, qui constitue une véritable opération chirurgicale, ne doit, à notre sens, être entreprise que très exceptionnellement à l’ambulance, parce qu’elle est délicate, longue, et qu’elle peut être différée sans inconvénient. Relever les fragments d’une fracture déprimée du crâne, opération longue et difficile, ne doit également y être faite qu’en cas d’urgence absolue. Placer une sonde à demeure dans la vessie, faire une trachéotomie préventive dans les plaies du larynx, seront des pratiques par contre, plus utiles; celle de la laparotomie dans les plaies de l’abdomen, surtout dans celles qui sont compliquées d’hémorrhagie interne, constituera un acte des plus exceptionnels, et auquel on fera bien de n’avoir recours que dans des conditions de lutte toutes spéciales et bien prévues (courte durée, petit nombre de blessés, stabilité relative). La recherche des corps étrangers, même superficiels et facilement accessibles, n’est pas une opération d’urgence absolue. Elle sera donc toute conditionnelle.
Il ne saurait être question, à l’ambulance, de régulariser un foyer de fracture, pratique d’ailleurs des plus condamnables, de faire une arthrotomie, à fortiori une résection, laquelle, grâce aux pansements antiseptiques, ne saurait plus être considérée comme urgente. Même la régularisation immédiate d’un vaste foyer traumatique, d’une amputation faite par un gros projectile, à moins qu’elle n'aboutisse à une séparation pour ainsi dire complète du membre n’est pas. le plus souvent, indispensable peu d’heures après la blessure, d’autant qu’il est indiqué d’attendre, pour la pratiquer, la disparition du schok, complication habituelle.
A 1 encontre des anciens qui, non sans raison, s’imposaient, aux ambulances, une chirurgie opératoire immédiate et suractive, parce qu ils étaient dominés par la pensée de l’approche rapide de la fièvre traumatique et du pronostic plus sévère des opérations de la période intra-fébrile, les chirurgiens ambulanciers 11e seraient plus autorisés, de nos jours, à suivre la même pratique, eux qui n’out plus les mêmes craintes et qui
doivent être bien plus confiants dans les ressources de la nature dirigées par des soins antiseptiques. Quand nos devanciers doutaient de l'opportunité d’une intervention, ils avaient plus de tendance à opérer qu’à temporiser. En cas de doute, nous devons, au contraire, temporiser. A notre sens, l’intervention opératoire des chirurgiens ambulanciers, doit être aussi limitée que possible et toute leur activité tendre à assurer des soins antiseptiques, à les multiplier , à les généraliser si possible à tous les blessés qui se présentent à l’ambulance. Or, comme ces soins imposent J des pratiques d’une lenteur réelle ou relative et que le temps presse, il serait regrettable d’employer ce dernier à des actes d’une utilité immédiate contestable.
Nous n’avons rien à dire de spécial relativement aux pansements des plaies simples. La région antiseptiquement lavée, après qu’on a eu soin de protéger la plaie, on applique sur cette dernière un pansement antiseptique, sec autant que possible, légèrement compressif et suffisamment contentif pour tenir en place plusieurs jours. C’est dire que les bandes qui serviront à la fixer sur un segment du corps, devront prendre appui sur les segments voisins. Le pansement appliqué, la région sera recouverte du vêtement décousu ou coupé.
Nous nous exposerions à des redites si nous revenions sur la question de la contention des fractures à laquelle nous nous sommes longuement arrêté (chapitre IX) et à celle des interventions chirurgicales qu’imposent les traumatismes graves (chapitre XI).
Le blessé pansé, immobilisé, opéré, est conduit dans un des locaux destinés aux non transportables ou aux transportables couchés, assis ; il est placé dans le groupe des hommes qui peuvent marcher , ou qui doivent être renvoyés au corps après l'affaire , après révision ou établissement de la fiche de diagnostic qu’on fixe au vêtement du blessé et dont la couleur indique si l’homme est ou non transportable. La couleur de nos fiches est la même que celle des fiches allemandes et italiennes.
1° Sont jugés intransportables les hommes atteints de plaies graves, incurables et mortelles ; pour être plus explicite: 1° ceux qui présentent un haut degré de choc ou d'anémie traumatique ; 2° des plaies pénétrantes de la tête ; 3° du cou ; 4° de la poitrine ; 5° de Y abdomen et des organes génitaux ; 6° de la colonne vertébrale , à l’exception des lésions superficielles des apophyses épineuses ; 7° des fractures des maxillaires supérieur et inférieur, du nez ; 8° des plaies de l'œil; 9° des fractures comminutives de la cuisse ; 10° des deux os de la jambe ; 11° du genou ; 12° de la hanche; 13° de Y épaule; 14° ceux qui présentent des blessures de grosses artères ou de grosses veines , traitées ou non par la ligature ; 15° ceux qui sont atteints de blessures incomplètes et douloureuses de gros nerfs, ou 16° ceux qui sont menacés de gangrène ; 17° les amputés de i cuisse , de jambe, du genou, de la hanche et de Y épaule.
2° Sont transportables la plupart des hommes atteints de plaies i des parties molles, quelle que soit leur étendue, ceux qui présentent des ! fractures des os du membre supérieur peu ou moyennement comminutives (main, avant-bras, coude, bras, clavicule, omoplate), des fractures
SERVICE DE SANTE EN CAMPAGNE
des os du pied , des lésions non comminutivcs du genou , ou de la hanche , intéressant surtout le grand trochanter.
Peuvent être transportés assis et souvent peuvent marcher, les hommes afiigés de lésions superficielles de la tête, de la face, du cou, du tronc, des membres supérieurs, de fractures non comminutives du membre supérieur quand ils sont pourvus d’un bon appareil contentif.
Doivent être renvoyés au corps ceux qui ne sont atteints que de plaies ou de contusions superficielles, ou d’entorses légères.
Comme le fait remarquer notre collègue, le médecin principal Robert, il est parfois difficile de déterminer jusqu’à quel point le transport de certaines catégories de blessés est possible, pénible, ou dangereux. Pour l’appréciation du degré de transportabilité, le chirurgien d’armée appréciera les ressources offertes par les moyens de transport dont il dispose, la durée probable de ce transport, le siège, la nature et la gravité des blessures, le degré d’antisepsie des pansements appliqués.
Les prisonniers blessés sont placés à part. Les mesures spéciales d’isolement et de transport qu’ils peuvent imposer, varient avec les circonstances.
Des moyens de transport de l'ambulance. — Pour transporter les blessés venus des postes de secours et arrêtés à la station des voitures, pour exécuter les transports soit sur l’hôpital de campagne soit sur des stations têtes d’étapes de route très rapprochées, l’ambulance possède de nombreux moyens de transport : des brancards, des cacolets et litières, des voitures à deux ou à quatre roues, et quand ces moyens sont insuffisants, elle a recours aux voitures de réquisition ; enfin, comme dernière ressource, elle s’adresse aux équipages régimentaires et aux fourgons du train.
Nous ne reviendrons pas sur le transport en brancard ; les cacolets et litières , modes de transport surtout avantageux dans les pays accidentés, sont inférieurs aux voitures d’ambulance.
La voiture d’ambulance ci deux roues transporte deux blessés couchés sur les brancards reçus dans des chariots roulants (fig. 3GT).
La voiture d’ambulance à quatre roues ou omnibus reçoit quatre brancards étagés qui sont appendus d’une part aux boucles de cuir des parois, de l’autre à celles que portent les montants métalliques qui relient le plancher au plafond (fig. 366). Quand les blessés peuvent s’asseoir, les brancards sont enlevés, les banquettes dont la voiture est munie sont rabattues et donnent place à douze blessés. Deux hommes peuvent encore s’asseoir près du conducteur.
Les deux modèles de voiture ont des rideaux de toile imperméable pour garantir les blessés de la pluie et du soleil. Le chargement des blessés dans ces voitures est décrit dans le Manuel du brancardier militaire.
Quelque soit le nombre de voitures spéciales réglementaires qu on Puisse raisonnablement attacher à un corps d’armée, on ne peut espérer en 1 avoir assez pour relever et évacuer promptement les blessés à la suite de la plupart des combats. Force est donc d’utiliser les voitures de réquisition (voitures de luxe, chariots, charrettes de paysans).
Les premières (équipages, calèches), très bien suspendues, constituent d’excellentes voitures de transport. Leur disposition variable ne permet pas de donner des règles pour leur aménagement.
Les tapissières, voitures de meubles, sont tout aussi avantageuses. Ce sont elles qui ont fourni le type de nos voitures d’ambulance. Elles sont spacieuses, légères, couvertes, bien suspendues. On peut installer les blessés assis sur des chaises, des bancs, des planches placées transversalement et fixées par des cordes, ou sur des bottes de paille; on les coucherait encore sur une couche épaisse de paille, ou bien on les laisserait étendus sur leurs brancards. Enfin, lorsque la j monture est assez solide, on peut suspendre ces derniers à l’aide de courroies, de crochets et transformer ces véhicules en véritables voitures d'ambulance à blessés | -superposés.
Les voitures commîmes , les charrettes, voitures à échelles non suspendues, sont aménagées d’une façon différente suivant que les blessés sont transportés assis ou couchés.
Les blessés sont assis sur des bottes de paille ou des planches placées en tra- I vers. Autant que possible, les hommes sont placés dos à dos. Des planches, formant banc, peuvent être encore fixées le long des parois latérales du véhicule en faisant reposer ces planches sur des traverses suspendues aux échelles au moyen de cordes.
Pour le transport des blessés couchés, ces voitures sont bien peu recommandables, et, en principe, on doit les réserver pour le transport des blessés assis i. En :as d’absolue nécessité, on les aménagerait comme le recommande le Règlement ) <ur le service de santé (Art. 72). Tous les systèmes de suspension supposent l'em- [ploi du brancard :
a. Entrelacement de cordes réunissant les échelles d’une voiture à ridelles, et . ic ormation d'une sorte de filet sur lequel on place deux brancards ou des matelas;
b. Suspension directe des brancards ou du brancard par des cordes, liarts
Fig. 372.
Fig. 373.
Appareils à suspension pour le transport improvisé des blessés.
Fig. 372. Crochet à ressort de L. Eb Fout. — Fig. 373. Appareil à suspension de Rkdahd.
Fig. 374. Crochet à ressort système Dkspkkz .
[ osier, ou mieux avec des crochets à ressort de Bkaufort, Le Fort, Redard, Pesez utilisés pour le transport en wagon (fig. 372, 373, 374).
I. Le Règlement prescrit de réserver au service de santé les voitures de réquisition spendues.
SERVICE DE SANTÉ EN CAMPAGNE
c. Emploi du système norvégien préconisé en Allemagne. Ce mode de suspension d’une élasticité remarquable, amortit aussi bien les chocs longitudinaux que les verticaux. La figure ci-jointe (37b) nous dispense d’une description que le Règlement fournit d’ailleurs très détaillée.
d. Brancards reposant sur des bottes de paille.
Système norwégien, pour le transport improvisé des blessés.
De tous ces moyens, le plus pratique, le moins pénible et le moins dangereux pour les blessés, c’est l’appareil à suspension avec des crochets à ressorts (fig. 376).
e. Récemment, on a expérimenté avec succès la suspension des blessés dans
Fig. 376.
Système de suspension d'un brancard dans une voiture (système Lb Fort.)
des appareils Breciiot-Desprès-Ameline (fig. 38b, p. 940), placés dans les voitures, en particulier dans les fourgons.
f. Le D1' Bouloumié a imaginé un mode pratique d’aménagement qui consiste à tendre de l’avant à l’arrière de la voiture une corde solide, destinée à former ressort. La corde est fixée sur des rondins de bois transversaux. Deux sont places aux extrémités de la voiture et l’autre au milieu. Des cordes transversales alla-.
chées aux ridelles et passant dessous ou dessus la corde médiane divisent 1 aire de la voiture en quatre rectangles allongés, deux à l’avant, deux à l’arrière (voy. lig. 377). Le brancard placé sur le fond de la voiture repose sur un fagotin.
Fig. 377.
Appareil à suspension du Dr Bouloumié, pour le transport des blessés dans les charrettes de paysan.
M. Bouloumié a repris la proposition de confectionner des brancards avec des perches et des sacs.
Pour préserver les blessés de la pluie, du soleil et de la poussière, on recouvre la \oiture de cerceaux ou de branchages infléchis en ogive, lesquels supportent des bâches ou des toiles imperméables qu’on peut abaisser ou relever à volonté.
SERVICE DE SANTÉ DANS LA CAVALERIE ET LrARTILLERIE
I. — Le service de santé de la cavalerie diffère sous bien des rapports du service de santé de l’infanterie. La mobilité de cette arme en rend souvent l’exécution des plus difficiles1. Quand, dans le service d'exploration ils | opèrent par petit groupes et à longue distance de la portion principale, les cavaliers peuvent avoir à attendre quelque temps un secours médical. Lorsqu’ils agissent en masse, ils ne peuvent être relevés que lorsque l’action i est terminée. Le service de sanlé des régiments de cavalerie ne peut établir de postes de secours et, en principe, ses blessés sont recueillis par le I personnel des corps d’infanterie, quand elle agit de concert avec eux.
1° Le service de santé d’un régiment de cavalerie comporte :
Comme personnel : deux médecins, assistés de quatre infirmiers dont un brigadier; le matériel consiste en deux paires de sacoches, une voiture médicale régimentaire, renfermant avec les saccoches 900 pansements, huit brancards, deux voitures légères d’ambulance.
2° L 'ambulance de brigade de cavalerie comprend :
Une ambulance n° 2j dite de brigade de cavalerie, avec deux médecins, un fî officier d’administration, un aumônier, quinze infirmiers dont quatre de visite, un b détachement du train, et, comme matériel, un approvisionnement d'ambulance ;n° 2 transporté par deux fourgons, trois voitures d’ambulance à quatre roues, ï trois à deux roues.
3° L 'ambulance de division de cavalerie possède :
Trois approvisionnements d'ambulance n° 2, six voitures à quatre roues pour 1 le transport de3 blessés et une pour le personnel; le personnel se compose d’un
1. Voir pour plus de détail sur le service de santé dans la cavalerie cl l’artillerie, J. Hobeht, o. c., p. 226 et suivantes.
CAMPAGNE
médecin-major de l1'0 classe médecin chef de l’ambylance divisionnaire et de la division, un médecin-major de 2e classe du cadre, quatre aides-majors, deux ofliciers d’administration, un aumônier, deux pharmaciens auxiliaires, vingt-six infirmiers dont six de visite, plus un détachement du tiain.
Les ambulances de cavalerie recueillent les blessés frappés dans les combats isolés, et, à la suite des chocs importants, elles fonctionnent autant que possible comme les ambulances d’infanterie.
II. Service de santé dans V artillerie . — Les régiments d’artillerie répartissent leurs batteries par groupe de quatre batteries entre les régiments d’infanterie divisionnaire, les régiments de cavalerie. Le reste constitue les batteries de corps, de réserve.
Deux médecins dont wn auxiliaire, assistés de quatre infirmiers, dix-sept brancardiers assurent le service médical dans chaque groupe de quatre batteries; un ac ou une paire de sacoches, une voiture médicale régimentaire, une ou deux voitures à deux roues constituent le matériel.
Les mouvements incessants des batteries montées rend impossible toute assistance médicale régulière pendant l’action. Par contre, les médecins de l’artillerie divisionnaire peuvent établir une place de pansement à proximité de la batterie, à hauteur des réserves, sur le côté des batteries en action et non dans leur prolongement, pour éviter le.s feux longs de l’artillerie opposée. Les blessés sont évacués le plus rapidement possible sur l’ambulance divisionnaire d’infanterie.