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Règlement , etc., o. c., p

SERVICE DE SANTÉ EN CAMPAGNE

Le but du service de santé de l’arrière est de débarrasser les armées d’opération des hommes devenus temporairement ou définitivement impropres au service, d’éviter l’encombrement des hôpitaux et l’agglomération des malades et des blessés au voisinage des armées1.

Les formations sanitaires de l’arrière constituent deux groupes destinés : A Y hospitalisation sur place ;

A Y évacuation.

Le premier comprend : les hôpitaux de campagne temporairement immobilisés dans la zone de l’arrière pour traiter sur place les malades et blessés qui ne peuvent être transportés; les hôpitaux et hospices permanents des territoires occupés, ainsi que les hôpitaux auxiliaires créés par les sociétés de secours aux blessés, les sociétés locales ou les particuliers.

Les établissements de ce premier groupe relèvent du commandement d’étapes le plus voisin.

Le second groupe comprend :

1° Les hôpitaux d évacuation placés à chaque tête d’étapes de route et à chaque tête d'étapes de guerre. Les hommes désignés pour être évacués y sont reçus triés, classés par catégorie et soignés jusqu’au moment de leur mise en route ;

2° Les infirmeries de gare et les infirmeries de gîtes d'étapes établies sur le parcours des lignes d’évacuation. Elles fournissent la nourriture et lesmédicaments aux blessés de passage, recueillent, au besoin, ceux qui ne peuvent pas continuer leur route et assurent leur transport dans un hôpital voisin ;

3° Les transports d évacuation ( trains d évacuation sur les voies ferrées, convois d évacuation sur les voies de terre ou sur les voies d’eau) organisés conformément aux dispositions du Règlement général sur le transport par chemins de fer et du Règlement sur le service de santé en campagne .

Nous avons déjà parlé des hôpitaux de campagne temporairement immobilisés. L’exécution du service s’y fait comme dans les hôpitaux temporaires mobiles. Ils fonctionnent sur place jusqu’à guérison ou évacuation de leurs blessés ou bien jusqu’à relèvement soit par les hôpitaux qui ont été improvisés sur les lignes d’étapes au moyen des ressources locales, soit par les hôpitaux auxiliaires de la société de secours aux blessés. Chaque médecin traitant remet lui-même ses blessés à son successeur; il lui transmet également les observations et tous les documents qui peuvent l’éclairer.

Les hôpitaux et hospices permanents du territoire occupé sont utilises par 1 armée, dans la mesure du possible.

L Règlement , etc. Article 4 et 5, p. 5 et 6.

Leur organisation incombe au médecin-chef du service de santé des étapes qui provoque auprès du directeur des étapes les ordres nécessaires. Suivant les circonstances et l’importance de l’établissement, le traitement des blessés est assuré, soit par un hôpital de campagne ou une section d’hôpital de campagne, soit par un personnel hospitalier provenant de la réserve de personnel mise à la disposition du médecin-chef du service de -santé des étapes, soit par un personnel spécialement désigné- à cet effet.

Le matériel est fourni par les ressources locales, ou, s’il y a lieu, par les dépôts d’approvisionnement.

Le service y est réglé comme dans un hôpital de campagne; à cet effet, de médecin-chef se concerte avec l’administration de l’établissement1.

Au cours des opérations, des dépôts de convalescents peuvent être ouverts le long des lignes de marche et d’évacuation. Ces dépôts ont pour but d’éviter l’évacuation à grande distance ou le maintien dans les hôpitaux des militaires qui sont capables de reprendre leur service après quelques jours de repos ou de traitement. Un dépôt de convalescents est établi dans le rayon occupé par les hôpitaux de campagne, à proximité de l’hôpital d’évacuation. Il est destiné, entre autres, à recevoir les hommes -atteints de blessures légères venant des corps de troupe ou des ambulances, ou les hommes sortant des hôpitaux de campagne.

Quant aux hommes momentanément indisponibles des corps de troupe •’t qui n’ont besoin que d’un repos de courte durée, ils sont, par les soins du commandement, réunis en petits dépôts d'éclopés , sur les lignes l’étapes2.

HOPITAUX D EVACUATION

Ces hôpitaux sont spécialement destinés à fonctionner comme des ’ entres d' expédition où l’on doit classer les blessés et les préparer au trans- )ort et à l’embarquement. Là, les blessés -évacués sont soignés jusqu’au i noment de leur mise en route ; ceux qui, en raison de la gravité de leur » tat, réclament un traitement sur place, y séjournent ; ceux qui en raison du >eu de gravité de leurs blessures sont en état de reprendre rapidement leur ervice, y sont retenus jusqu’à ce qu’ils soient à même d’ètrc transportés u d’être renvoyés à leur corps.

Un hôpital d’évacuation est habituellement établi à la tête de chaque igné d’évacuation (voies de terre, de fer, d’eau). 11 relève du commandant 'étapes.

L’ hôpital dl évacuation tête d'étapes de routes (fig. 363, p. t)12) a pour ùle de maintenir la liaison entre le service de santé de première ligne t celui des étapes. Il reçoit les colonnes d’évacués clés corps d’armée et les i irige soit sur l'hôpital d'évacuation tête d'étapes de guerre, soit sur les Ç ôpitaux du pays et les dépôts d’éclopés.

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