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2. Pour compléter l’énumération des stations sanitaires île l’arrière, nous ne devons as oublier les stations-magasins établies pour le réapprovisionnement des formations milaires.

SERVICE DE SANTÉ EN CAMPAGNE

Quant à Y hôpital d'évacuation télé d'étapes de guerre , établi à la station tète d’étapes de guerre, son but esL de recevoir les blessés de l’hôpital d’évacuation tête d’étapes de route, d’en faire un dernier triage et de les faire évacuer soit sur l’intérieur, soit sur un hôpital voisin ou un dépôt de convalescents. Gomme le premier, il assure provisoirement le traitement des blessés à transporter.

Le personnel d'un hôpital dl évacuation comprend :

1 médecin-major et 1 aide-major du cadre actif; 4 médecins de la réserve ou de l’armée territoriale; 1 pharmacien; 2 officiers d’administration dont 1 du cadre ; 4 commis aux écritures; 8 infirmiers de visite ; 34 infirmiers d’exploitation. La composition de ce personnel est à peu près la même que celle d'un hôpital de campagne. La moitié du personnel subalterne est fournie par l’armée territoriale. Ne sont pas compris dans ce personnel, les médecins, officiers d’administration et infirmiers classés à l’hôpital d’évacuation pour accompagner les convois d’évacuation.

Lorsque le nombre des évacués devient inopinément très considérable et rend insuffisantes les fixations réglementaires, le personnel est renforcé par prélèvements sur la réserve du personnel sanitaire des étapes; le matériel est complété à l’aide des ressources locales ou par celles des stationsmagasins.

Le matériel comporte :

2 approvisionnements d’hôpital de campagne complétés par 3 approvisionnements de train d’évacuation. Ces derniers approvisionnements de train sont versés à l’hôpital d'évacuation de la section tête d’étapes, lorsque l’hôpital d’évacuation fonctionne à une tête d’étapes de route.

Il n’est pas attribué de voitures ni de détachement du train aux hôpitaux d’évacuation ; leur matériel, leur personnel et leurs approvisionnements sont transportés, sur l’ordre du ministre, aux stations têtes d’étapes de guerre lorsque ces stations ont été arrêtées par le directeur général des chemins de fer et des étapes.

A la station tête d’étapes de guerre, le fonctionnement d’un hôpital d’évacuation nécessite des locaux spacieux, situés dans le voisinage immédiat de la gare. Le service des étapes dont relève l’hôpital détermine, de concert avec le service des chemins de fer, son emplacement. Quand on prévoit un stationnement prolongé, le médecin-chef provoque l’emploi d'un nombre suffisant de tentes ou même la construction de baraquements.

La répartition des locaux est, aux termes du règlement, fixée de la façon suivante :

1° Salle d’attente où sont réunis les blessés pendant la formation des trains d’évacuation ;

2° Salle pour les blessés qui ont besoin d’un traitement hospitalier;

3° Local d’isolement pour les blessés atteints de maladies contagieuses1.

1. Pour notre collègue, le professeur Robert, l’hôpital d’évacuation de la station tête détapes devrait être habituellement installé dans une halle ou l'un des magasins de la gare des marchandises qui est aménagé de façon à pouvoir abriter les blessés, fies cloisons sont disposées de façon à transformer ces hangars et à les diviser pour les approprier aux divers services annexés de l’hôpital; au besoin, on complète cette installation par des constructions provisoires ou par des tentes. On réserve une salle d attente et une salle pour les opérations et les pansements; on établit des latrines et

Les blessés, réunis à l’hôpital d’évacuation, sont visite'sdès leur arrivée i ît, suivant leur état, désignés définitivement pour être dirigés vers l’intéj -ieur ou maintenus, soit dans un hôpital du pays occupé, soit dans un dépôt 1 le convalescents.

Les blessés à évacuer en chemin de fer sont classés en trois catégories : 1° Blessés ne pouvant être transportés que dans les trains sanitaires fe permanents;

Blessés pouvant être transportés dans les trains improvisés ;

3Ü Blessés pouvant être transportés dans les trains ordinaires.

Les blessés de la dernière catégorie sont évacués journellement dans les voitures à voyageurs, réservées à cet effet dans un certain nombre de crains.

La liste d' évacuation, les fiches de diagnostic de V ambulance, les bilets d'hôpital, remplis à l’hôpital de campagne, renseignent déjà les médeins de l’hôpital d’évacuation, sur la destination ultérieure des blessés; ils ésignent implicitement ceux qui peuvent être évacués sur les hôpitaux de intérieur, ceux qui sont à garder momentanément, enfin les blessés conalescents.

Le traitement des blessés à évacuer consiste dans la réapplication ou la onsolidation des pansements, dans le resserrement, le desserrement des ppareils, le remplacement des appareils défectueux ; celui des blessés à raiter sur place ne saurait être résumé.

Comme le fait remarquer avec beaucoup de justesse M. le médecin prinipal Robert la désignation des hommes susceptibles d’être évacués sans > iconvénients constitue la partie la plus difficile de la tâche des médecins e l’hôpital d’évacuation; le triage des blessés exige un discernement tout :pécial, une grande pratique des traumatismes, les données générales ne ouvant s’appliquer à un grand nombre de cas particuliers.

Comme lui, nous admettrions que les blessés atteints de plaies péné- (ijr’antes du tronc, de la face, du cou, de la poitrine, de l’abdomen, des irticulations de la hanche, du genou, de fractures de cuisse, ne doivent ttre transportés que le moins possible et le moins loin possible.

De même le transport à de grandes distances semble encore contre-

!\ îdiqué à la suite des grandes opérations : résections articulaires, ampusitions et désarculations importantes.

Ce ne sont guère que les hommes atteints de plaies ou de fractures du lembre supérieur, de plaies des membres inférieurs, de fractures du pied, •es fractures d’un os de la jambe, de lésions peu comminutives du genou, ui peuvent être transportés sans inconvénient. Pour les fractures coui-

ne cuisine; on installe une salle d'isolement; on ménage aussi convenablement que issible les salles de malades et de blessés, on les pourvoit par réquisition des objets î couchage qui complètent ceux de l’approvisionnement réglementaire. Cette inslaltion, analogue à celle d’un hôpital de campagne, sera faite dans des locaux suffisament vastes pour recevoir au moins 100 blessés. Ces locaux seront assez rapprochés : la voie pour que le transport à la salle d’attente, et de là aux trains d’évacuation, effectue le plus rapidement possible (o. c., p. 430).

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