‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 29 sur 340 · Merchie, o. c., p · texte numérisé non relu

Merchie, o. c., p

2. Esmarch, Neudürfer, Pirogoff, Billroth, Volkmann, Bkrgmann, comptent parmi les premiers ; Stromeyer, Legouest, Spillmann, parmi les seconds. Bruns, Langknbeck en sont relativement peu partisans.

lésions des diaphyses par LES PROJECTILES. US

2° Si les appareils plâtrés à attelles et les gouttières sont suffisants pour assurer la contention des fractures des membres supérieur et inférieur des blessés hospitalisés et sont sans inconvénient, ces mômes appareils sont insuffisants pour immobiliser les membres inférieurs pendant un transport à distance. Après avoir reconnu ce desideratum on a cru devoir recourir à des coques complètes, plus résistantes, inamovibles. Mais elles emprisonnent le membre, nuisent déjà à son expansion lorsque dans les premiers jours qui suivent le traumatisme celui-ci présente un gonflement peu notable, elles s’opposent davantage encore au développement de ce membre lorsque des complications suppuratives surviennent. Dans ce dernier cas, elles masquent les accidents et favorisent d’autant plus l’expansion de phlegmons diffus et la production de gangrènes que leur ablation longue et pénible est également redoutée du chirurgien et du blessé. Des faits nombreux signalés à la suite des guerres allemandes de 1864, 1866, 1870, durant lesquelles des appareils plâtrés complets ont surtout été utilisés pour le transport des fracturés, ont accusé ces inconvénients d’une façon indéniable. A ceux qui pensent que ces accidents seraient plus rarement observés dans les guerres de l’avenir sous des appareils plus régulièrement appliqués et avec des pansements rigoureusement antiseptiques, on peut répondre que dans la presse d’ambulances encombrées il sera toujours difficile de placer des appareils qui n’exerceront que le degré de striction nécessaire et d’assurer la désinfection complète de foyers anfractueux et compliqués de corps étrangers. Les quelques succès de Bergmann obtenus pendant la guerre de 1877 grâce à l’occlusion immédiate et antiseptique des plaies combinée à l'immobilisation du membre dans un bandage plâtré complet, ne peuvent faire complètement oublier les insuccès signalés par Watraczewski. Sur des blessés dont les plaies avaient été recouvertes de pansements qu’on avait lieu de croire antiseptiques et dont les fractures avaient été immobilisées par des appareils plâtrés complets, ce chirurgien a vu se renouveler les accidents signalés dans les guerres antérieures. Il est donc plus prudent de recourir à l’emploi d’appareils amôvo-inamovibles qu’on relâche à volonté, qui permettent d’examiner aisément le membre blessé et de parer par des incisions et des lavages antiseptiques aux accidents suppuratifs qui peuvent survenir. En principe, nous ne pouvons donc, avec Legouest, Spillmann, nous montrer partisan de l’emploi du bandage plâtré complet et fenôtré, utilisé en vue d’un transport de tous les l^lessés atteints de fractures compliquées effectué quelques heures ou quelques jours après le traumatisme. 11 resterait utilisable, àdéfautd’autre appareil; l°pour le transport, à une période éloignée, des blessés atteints de fractures dont la marche bénigne inspirerait toute sécurité au chirurgien : 2° et pour la contention immédiate des fractures du membre supérieur. Nous nous adresserions pour la contention de ces dernières aux attelles ou aux gouttières plâtrées.

Appareil ouaté de Guérin. — Le pansement ouaté d’A. Guérin est éminemment contentif. Non seulement il assure l’immobilité des fragments en formant une coque épaisse, mais en paralysant par une compression à la fois douce et vigoureuse l’action des muscles qui tendent à déplacer ces fragments. Avec lui on n’a pas à craindre les effets des heurts, des chocs inséparables de tous transports, et bien peu d’appareils offrent à ce point

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