DES TRANSPORTS D’ÉVACUATION
L’évacuation des blessés s’effectue sur les routes, les voies ferrées, les voies d’eau.
Evacuations sur les lignes d’étapes routières. — Pour atteindre le premier hôpital d’évacuation tête d'étapes de route , placé à la limite de la zone du directeur des étapes, les blessés ne peuvent être que transportés sur les routes, dans un rayon de plusieurs marches. Souvent ce transport s’effectue également par les routes de la tète d’étapes de route à la station tête d’étapes de guerre.
La distance à parcourir pour atteindre l'hôpital d’évacuation situé à la tête d'étapes de route exige deux ou trois journées de marche.
Les transports des blessés, des ambulances et des hôpitaux de campagne, s’effectuaient déjà sur l’hôpital d’évacuation tête d’étapes de route, surtout à l’aide de voitures de réquisition. C’est au moyen des mêmes voitures spécialement aménagées, à l’aide des voitures frétées par les divers services de l’armée, des équipages qui auront apporté les ravitaillements, avec les voitures des sociétés de secours et exceptionnellement avec les voitures d’amhulance que se formeront les convois d’évacuation de l’hôpital d évacuation tète d’étapes de route sur l’hôpital d’évacuation tête d'étapes de guerre. Le premier de ces hôpitaux ne possède en effet aucun moyen de transport.
Nous ne reviendrons pas sur les dispositions à prendre en vue de l’aménagement de ces voitures.
Les blessés sont divisés en trois classes : 1° blessés transportés assis; 2J blessés évacués couchés ; 3° blessés à transporter avec les plus grands
ménagements b Les convois ne peuvent guère comprendre plus de 100 blessés, et l’on compte une voiture pour deux grands blessés ou pour quatre ou cinq hommes peu atteints. Chaque convoi comprendra donc 25 à 30 voitures environ. Un médecin dirigera l’évacuation avec l’aide d'un détachement d’infirmiers.
L’alimentation et le couchage en route sont assurés par les hôpitaux (temporaire, auxiliaire, hôpital du pays), les infirmeries des gîtes d’étapes, ou par réquisition des ressources locales. Le commandement, prévenu à l'avance du jour et de l’heure de l’arrivée des évacués, fait préparer leur réception.
L’organisation des secours sur les routes, dit le médecin principal Robert, est l’analogue de celle des voies ferrées. Elle doit être même plus complète encore, les incidents du voyage étant en effet plus nombreux et pouvant être moins prévus.
Dès l’arrivée du convoi à destination, le médecin, chargé de l’accompagner, rend compte au médecin-chef de l’hôpital d’étapes ou d’évacuation et au médecin-chef du service des étapes, des incidents survenus et du nombre des blessés décédés ou abandonnés dans les gîtes d’étapes, puis il rejoint l’hôpital d’évacuation dont il a été détaché.
Évacuations parles voies ferrées. — La répartition des malades et blessés à l’intérieur du territoire est faite suivant un plan d’ensemble arrêté à l'avance par le ministre et d’après lequel des régions déterminées sont désignées pour recevoir les malades et blessés provenant de chacune des armées.
D’après cette base, le directeur général des chemins de fer et des étapes règle l’ensemble des mouvements du service des évacuations par voie ferrée. Les mesures d’exécution sont concertées, pour chaque armée, entre le directeur du service de santé de l’armée, le directeur des étapes et la commission de réseau ou de chemins de fer de campagne intéressée.
Les lignes d’évacuation relient les stations tètes cV étapes de guerre à des gares dites points de répartition.
A chaque station tète d'étapes de guerre, F hôpital d' évacuation assure l’embarquement des blessés dans les trains d' évacuation. Le commissaire militaire de la station tête d’étapes de guerre reçoit, chaque jour, des directeurs du service de santé des régions territoriales assignées, l’avis télégraphique du nombre de places disponibles dans l’ensemble des établissements de leur région. D’après ces indications et les instructions données par la 'commission de chemins de fer, après concert avec le médecin-chef de i l’hôpital d’évacuation et avec un délégué de la Société française de secours, la commission de gare règle la composition et le mouvement des transports ' d’évacuation et désigne la gare point de répartition sur laquelle chacun de 'Ces trains sera dirigé.
A la station de répartition , les trains sont reçus par le directeur régional du service de santé, ou son délégué, qui arrête immédiatement la répar-