I. Robert, o. c., p
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tition dans les divers établissements hospitaliers de la région. La commission de gare assure ensuite le transport à la destination définitive par les premiers trains disponibles. L’autorité militaire locale du lieu d’arrivée, prévenue d’avance, reçoit les malades blessés descendant du train et les fait transporter à l’hôpital (hôpital militaire, auxiliaire, temporaire).
L 'hôpital d' évacuation télé d'étapes de guerre est établi à proximité de la gare. Son emplacement ainsi que celui de ses annexes, en cas de fractionnement, est concerté entre le service des étapes, de qui il relève, et le service des chemins de fer. Cet hôpital répartit les blessés à évacuer en trois catégories correspondant aux trois sortes de trains dont il sera parlé ultérieurement.
Cet hôpital comporte le même personnel et le même matériel que l’hôpital d’évacuation tête d’étapes de route, son similaire, placé en avant. 11 lui est attaché, en plus, le personnel et le matériel nécessaires pour le service des trains sanitaires improvisés. Son organisation et son fonctionnement sont ceux de l’hôpital tête d’étapes de route, à cette différence que là les trains remplacent les convois de voitures.
Trains d’évacuation. — A l’hôpital d’évacuation tête d’étapes de guerre, les blessés sont divisés en trois catégories :
1° Ceux qui peuvent être transportés dans des trains ordinaires ;
2° Ceux qui ne peuvent être transportés que dans des trains sanitaires permanents ;
3° Ceux qui peuvent être transportés dans des trains sanitaires improvisés.
1° Trains ordinaires. — Les blessés de la première catégorie, transportés dans les trains ordinaires, sont ceux qui peuvent voyager assis. Les voitures de lr0 et de 2° classe de ces trains ordinaires sont réservées aux officiers, aux malades et aux blessés les plus souffrants. Les wagons à marchandises aménagés pour le transport des troupes, ne sont utilisés qu’en cas d’absolue nécessité pour le transport des malades et blessés assis. Des places sont réservées à quelques infirmiers de l’hôpital d’évacuation. Ce mode de transport est surtout utilisé pour évacuer les malades et blessés légèrement atteints sur les hôpitaux et dépôts de convalescents établis le long des voies ferrées dans la zone de l’arrière. En règle générale ces trains ne voyageront que de jour. Une infirmerie de gare désignée assurera l’alimentation et le logement L
2° Trains sanitaires permanents. — Les trains sanitaires permanents, dit la notice n° 10, sont composés de voitures spécialement construites et aménagées pour le transport des malades et blessés les plus grièvement atteints qui ne pourraient supporter le transport par les voitures ordinaires et qu’il importe cependant, dans l’intérêt de l’armée, d'évacuer du théâtre des opérations.
ils sont organisés dès le temps de paix ou pendant la période de prcparation à la guerre, dotés d’un personnel spécial et répartis parle ministre
L Notice n" 10 du Règlement sur le service de santé, o. c., p. 123.
entre les différentes armées sur la proposition de l’inspecteur général du service de santé des armées.
Chaque voiture porte l’insigne de la Convention de Genève et la désignation de train sanitaire n°... Ces trains constituent de véritables hôpitatix roulants et sont administrés comme tels. Le service médical s’y fait sans interruption. L’alimentation est préparée dans le train lui-même.
Le prix de revient considérable de ces trains luxueux, l’entretien et l’immobilisation du matériel qu’ils représentent ou renferment, la difficulté qu’on éprouvera à les faire avancer, avait fait abandonner l’initiative de leur création aux sociétés île secours. Ces sociétés en ont même abandonné la construction, depuis la réunion des conférences internationales de Vienne, en 1873, et de Paris, en 1878.
Aux trains sanitaires permanents sont substitués deux sortes de trains sanitaires, ceux qui sont constitués par des fourgons affectés communément au transport des marchandises à grande vitesse et les trains sanitaires improvisés , formés avec les wagons qui ontservi à ravitailler l’armée etqui non chargés de blessés, reviendraient à vide. Les premiers, aménagés dès le temps de paix de façon à pouvoir, en quelques jours, être mis à la disposition de l’autorité militaire, ne doivent pas sortir du réseau, lis peuvent ainsi être rapidement réunis et munis de leurs appareils amovibles conservés en magasin.
Le train construit sur les indications des ingénieurs Clerault et Ame- |iline pour la Compagnie de l'Ouest, et qu’on peut considérer comme un type des trains permanents actuels, se compose, outre sa machine et son [ttender, de :
i fourgon d’approvisionnement;
8 fourgons pour blessés (8 par fourgon) ;
1 fourgon pour médecins (3 lits) ;
1 fourgon pour la chirurgie, la pharmacie, la lingerie ;
I fourgon pour les infirmiers (8 lits) ;
1 fourgon pour la cuisine ;
1 fourgon allège pour la cuisine (2 lits pour le cuisinier et son aide) ;
8 fourgons de blessés (8 par fourgon) ;
1 fourgon pour le linge sale et le combustible.
Ces fourgons, munis de ressorts dç voitures de 2e classe, communiquent s uns avec les autres à l’aide de portes et de passerelles placées à chaune de leur extrémité.
Le fourgon des blessés (fig. 380) présente de chaque côté d’un couloir entrai quatre lits superposés deux à deux dans chaque angle de la voiire. La distance entre les couchettes et l’intervalle entre la couchette ipérieure et le plafond, permettent d’y pénétrer aisément. Les deux counettes composées d’un matelas, d’un traversin, d’un oreiller reposant sur ! n fond de sangles entre-croisées, sont portées sur des chevalets en bois, comlllètement isolés des parois et appuyés sur le plancher par des pieds qui ;posent sur plusieurs épaisseurs de feutre, afin d’atténuer le plus possible l-s vibrations de la marche. Les wagons qui, en temps ordinaire, appartiennent au service des express, sont assez bien suspendus pour que les paneards-lits n’aient pas besoin de ressorts spéciaux pour atténuer les
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chocs inévitables au moment des arrêts, ou les déplacements horizontaux, dans les courbes à court rayon.
3° Trains sanitaires improvisés. — Quels que soient les services qu’on puisse attendre des trains sanitaires permanents, ces trains seront toujours
Fig. 381 .
Lits-brancards de la Compagnie française de chemins de fer (Bonnefond) et de la Société de
secours aux blessés.
M, montants; f, tendons; B, brancards.
insuffisants pour assurer l’évacuation des blessés, et comme les voitures de réquisition, les trains sanitaires improvisés seront d’un emploi moins limité- Les trains sanitaires improvisés se composent de voitures couvertes, h marchandises, des Compagnies de chemin de fer. Elles reçoivent, au moment du besoin, par les soins des hôpitaux d’évacuation, un aménagement temporaire facile à placer et à enlever.
Les wagons sont choisis de préférence (appendice Y) parmi ceux qui
possèdent des moyens d’aération (fenêtres, volets, etc.) et qui se trouvent dans le meilleur état possible.
En temps de paix, les wagons portent, fixées à leurs parois, des plaques indicatrices des points où seront vissées, en temps de guerre, les lames métalliques armées de crochets qui supporteront l’appareil suspenseur Bry.
Parmi les 3o voitures dont se compose, au maximum, chaque train improvisé, quelques-unes sont utilisées pour le transport du personnel, des effets et des vivres.
Ces trains comprennent et, dans l’ordre indiqué, autant que possible :
I fourgon de service ;
6 wagons de blessés ou malades ;
1 wagon (équipement, linge, etc.) ;
6 wagons de blessés ou malades;
1 wagon pour médecins et comptables ;
5 wagons pour blessés ou malades;
1 wagon pour les vivres et médicaments ;
G wagons pour blessés ou malades:
1 fourgon d’arrière-train L
Les wagons balayés, lavés à grande eau, à l’intérieur et à l’extérieur, ésinfectés à la vapeur surchauffée, à l’eau phéniquée à 2 ou 3 p. 100, au ublimé au 1/1000, au chlorure de chaux à 4 p. 100, sont munis des appaeils de suspension élastique qui servent à supporter des brancards ordiaires, munis de paillasses ou de matelas.
Les appareils réglementaires (Bry, Ameline, modes 1874, 1889) sont constitués par deux paires î traverses superposées et suspendues à l’extrémité i crochet ressort du professeur P. Le Fort. Ces crolets, et par eux, les traverses, sont fixés de chaque té de la porte du wagon et assujettis aux parois i wagon au moyen d’un dispositif composé d’un
5r — (LA
J «rfr-
if
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Fig. 383.
Fio. 382.
Appareil Bry (d’après llonBnT).
Disposition des appareils Brv- Amklink, Lu Tort, dans un ■wagon.
ilon d’attache à large tête et à
griffes, d’un écrou pourvu d’une béquille destinée
1. Les trains sanitaires improvisés sont assimilés aux trains de voyageurs en ce concerne le nombre cl la position des freins. Les wagons à marchandises munis freins ne peuvent être employés pour le transport des malades et blessés, en raison trépidations occasionnées par la manœuvre des freins au moment des arrêts... i pendice n° V.)
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•i faciliter le serrage et il s'opposer au desserrage. I) un autre cote, chaque traverse est arrêtée au plancher du wagon par une courroie de brelage qui vtenl '■enea-cr dans l’anneau carré d’un piton a vis fixe sur le fond du wagon Les traverses portent sur leur longueur des taquets qui retiennent les brancards late-
mlpment ffi^3S2ct383)» #
Ce système qui n’exige aucune modification préalable aux voitures permet de
transporter par wagon douze hommes couchés sur deux étages. L’aménagement
ne nécessite que quelques heures.
Nombreux sont les systèmes de suspension qui ont été proposés et utilisés tant en France qu’à l’étranger. Nous renverrons, pour leur étude complète, au Traité du médecin principal Robert, à une Revue générale du médecin
Fig. 385.
Appareil à suspension BRKCUOT-DESPnEZ-AMBLiM, pour le transport des blessés en wagons.
major Gross, au livre du professeur L. Le Fort, au rapport de M. Redard1, à l’article du médecin-major Granjux. Ces systèmes comprennent :
1° Des modes de suspension sur ressorts, supports ou chevalets reposant sur le plancher du wagon; 2° des suspensions par attaches aux parois ou au plafond (crochets de L. Le Fort, de Redard, système allemand) (fig. 372, 373 et 384) ; 3° des appareils complexes exigeant un aménagement préalable et comprenant des montants disposés dans l’intérieur du wagon et des attaches aux parois latérales.
Fig. 384.
Système allemand.
hrancupdc • R rPQCnrtç ■
l.A. Robert. Traité des manœuvres d'ambulance, etc. Paris, 1887.
Gross. Du transport des blessés en wagons in Revue militaire de médecine et de chirurgie, 1881 .
Le Fort. La chirurgie militaire et les Sociétés de secours. Paris, 1872.
Rédard. Transport par chemins de fer des blessés et malades mil., Paris, 1885. Granjux. Train sanitaire permanent de la Compagnie des chemins de fer de l Ouest . Arch. med. mil., 1888, t. XL
Les systèmes à crochet, en particulier ceux du professeur Le Fort et de I: ' M. Desprez, l’appareil du médecin principal Gavoy, constituent d’excellents j modes de suspension improvisée.
L’appareil de suspension Bréchot-Desprez-Ameli.ve, actuellement régle- 1 mentaire, est une cage de fer creux destinée à recevoir un brancard sur | chacun de ses trois étages. Des ressorts à boudin assujettis aux colonnes du I cadre et d autre part à une traverse porte-brancard, amortissent les j chocs dans tous les sens (fig. 383).
L appareil axial du médecin principal Gavoy est constitué par un axe vertical supportant trois étages de lames en acier placées de champ , qu’un dispositif particulier de construction permet de relever ou de rabattre le long de l'arbre pour faciliter le transport et l’emmagasi-
nage de l'appareil. Les brancards -sont soutenus par des griffes spéciales fixées à chaque extrémité des lames-supports en acier. La disposition des lames en trois étages superposés donne la faculté de transporter six blessés par chaque moitié de wagon et douze par wagon entier.
L’extrémité supérieure est termiüiée par une fourche supportée par i.jne vis que l’on peut, à volonté, -élever ou faire entrer dans l’intérieur le l’arbre au moyen d’une douille à main. Cette vis sert à caler J’arbre ; fig. 386).
Le point d’appui de cet appareil tant unique, pris à angle droit sur ’axe longitudinal du wagon, c’esti -dire au centre du mouvement, les Trépidations et les vibrations du plancher sont rompues, les soubresauts
Appareil axial de M. le médecin principal Gavoy.
u wagon et les impulsions dues à la marche du train diminuées; la rigidité, aans le sens vertical des lames-support, évite les oscillations verticales mal supportées par les blessés; au contraire, l’élasticité dans le sens antéro-postérieur et il flexibilité dans le sens transversal, préservent les brancards des impulsions rntéro-postérieures ou latérales ressenties pendant le trajet sur les courbes de la oie. Le chargement et le déchargement des appareils et des blessés sont très apides L
Le Reglement prévoit les cas, oit l’insuffisance des appareils suspenseurs ibligerait d’avoir recours à des aménagements de fortune ( o . c., p. 149),
■ la litière de paille répandue sur le plancher des wagons, moyen qui a des nconvénients sérieux; a des paillasses dont les coins laissés vides sont celés de manière à servir de poignées; aux brancards ordinaires placés ! irectement sur le plancher des wagons, disposition qui ne doit être employée qu’en cas d’absolue nécessité. Pour éviter la transmission des “’épidations de la voiture, il faut, autant que possible, interposer entre le rancard et le plancher un objet élastique. A cet effet, les extrémités des.
1. Gavoy. A oie sur un appareil de suspension axial pour le transport des malades t blessés en campagne , in Mémoires de la Société des Ingénieurs civils. Paris, 1888.
DELORME. fil
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hampes peuvent être appuyées soit sur deux botillons de paille, soit meme sur deux fagots de bois. Les paillasses ou brancards sont toujours disposés selon l’axe du wagon, trois de chaque côté. Chaque wagon peut ainsi recevoir six hommes couchés; en cas de besoin, on transportera un septième malade en plaçant une couchette perpendiculairement à l’axe du wagon, la tête appuyée contre l’une des portes latérales. Cette septième place est réservée à l’homme le moins gravement atteint.
Le D1' Bouloumié a récemment proposé comme aménagement de fortune un cadre qu’on fabrique de toutes pièces, avec des cordes et des traverses de bois ou un appareil à simples montants. Ces appareils sont fixés contre les parois latérales du wagon au moyen de cordes passées dans les trous destinés à l’appareil Bry.
Chaque voiture de malades et blessés doit posséder certains ustensiles indispensables : 1° un seau inodore avec un approvisionnement suffisant de sulfate de fer ou de tout autre désinfectant; 2° un bassin de lit; 3° un urinoir; 4° un seau contenant de l’eau pure; 5° un seau renfermant de la tisane; 6° une lanterne spéciale brûlant de la bougie de gros calibre ; 7° un pliant; 8° un nombre suffisant de verres, de cuillers, etc. Le troisième wagon renferme des vivres de réserve pour le cas où le train subirait un retard prolongé avant l’arrivée à une infirmerie de gare.
Les wagons sont aérés par l’ouverture des fenêtres et volets d'un côté. Pendant les arrêts de quelque durée, on ouvre les deux portes des wagonssi l’état de la température extérieure le permet. Le chauffage est assuré par des bouillottes, mises au besoin sous chaque brancard, si le froid est rigoureux. Quatre bouillottes installées aux quatre coins de chaque wagon suffisent d’ordinaire. Au besoin, on boucherait les ouvertures du wagon, ou bien on recouvrirait les parois de couvertures.
Chaque wagon porte une inscription à la craie indiquant son numéro d’ordre et son affectation. Le fanion de la convention de Genève accompagné du fanion national est arboré sur la première voiture. En outre, chaque wagon porte sur l’une de ses faces latérales l’insigne de la convention de Genève.
Personnel. — Variable avec l’état des hommes évacués et la nature de leurs blessures, ce personnel comprend d’ordinaire, d’après le Règlement :
2 médecins, 1 médecin auxiliaire, 1 comptable, 1 infirmier commis aux écritures, 34 infirmiers dont 2 sous-officiers et 2 caporaux, 4 infirmiers de visite dont 1 caporal. Chaque train est accompagné d’un serrurier.
Le médecin-chef de l’hôpital d’évacuation décide si ce personnel doit être renforcé ou diminué.
Approvisionnement d'un train d' évacuation. — Cet approvisionnement qui se trouve à l’hôpital d’évacuation fête d’étapes de guerre varie avec 1 effectif et l’état des hommes transportés. Les substances faisant partie de cet approvisionnement sont des médicaments de premier secours, stimulants, réconfortants et calmants; le matériel de pansement, un matériel de remplacement.
Embarquement des blessés. — Le règlement sur le service de santé a
déterminé, dans ses grandes lignes, les dispositions à prendre pour assurer l’embarquement des blessés.
Le médecin qui commande l’évacuation se concerte, au point de départ avec le commandant ou commissaire de gare, afin que rembarquement soit effectué, autant que possible, sur un quai abrité, en utilisant au besoin les salles d’attente des voyageurs comme dépôt provisoire.
D’après les renseignements fournis par la feuille d’évacuation, les blessés qui peuvent marcher sont conduits par les infirmiers qui les aident à monter en wagon et les font placer immédiatement aux places assignées. Ils sont assis dans les compartiments de voitures à voyageurs, de façon à laisser les coins aux plus souffrants (Robert). S’ils doivent être transportés couchés, chacun d’eux est embarqué sur un brancard qu’il conserve pendant tout le trajet. Les blessés couchés sont placés de manière à occuper la place du wagon la mieux appropriée au siège de leur blessure, afin de faciliter les soins qui seraient nécessaires pendant le trajet. Les hommes, dont l’état exige l’assistance médicale pendant la route, doivent être installés dans les wagons du milieu du train.
Chaque système de suspension comporte une manœuvre de chargement spe'ciale. Pour mettre en place, dans un wagon, les brancards chargés, il faut, en général, trois infirmiers. Deux reçoivent le brancard présenté par les. porteurs à l’entrée du wagon; ils le dirigent vers la place qu’il doit occuper et le soulèvent à la hauteur voulue pour que le troisième infirmier n’ait plus qu’à le mettre en place et à l’assujettir.
Avec le système Bry, un des trois infirmiers doit se placer entre la traverse de tête et le fond du wagon pour s’apprêter à recevoir les hampes de l’extrémité têtière du brancard, pour les disposer à l’endroit convenable sur les échancrures de la traverse. Ces infirmiers installent jd’abord les deux brancards latéraux, puis le troisième brancard dans l’intervalle des deux autres.
L’embarquement successif des blessés à transporter alités, quel que soit l’aménagement intérieur des wagons, est précédé du transport de ccs hommes à proximité du train. Si le train est à quai, il suffira aux porteurs de déposer les brancards chargés en regard de chacun des wagons et de les placer perpendiculairement à la direction du train, de telle sorte que les têtières des brancards soient dirigées vers la porte d’entrée de chaque wagon, pour faciliter l’embarquement1.
Si le train ne peut pas aborder le quai dans toute sa longueur, les brancardiers, au lieu de déposer les brancards sur le quai, les apportent jusqu’à proximité de l’entrée du wagon à occuper; là, ils aident à l’embarquement en élevant le brancard à la hauteur du plancher du wagon, pour le passer aux mains des infirmiers. Trois ou quatre brancardiers sont nécessaires à cette manœuvre. Ils procèdent comme dans la manœuvre à quatre porteurs, en saisissant des deux mains chacune des poignées du brancard dont ils présentent l’extrémité têtière aux infirmiers qui sont dans le wagon.
i. Voyez Robert, o. c., p. 50i el suivantes.
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Lorsque l’embarquement est terminé, un infirmier monte dans chaque wao'on et y assure le service ordinaire d’un infirmier d'exploitation.
Pendant le trajet , le service médical dans les trains permanents et improvisés consiste dans une surveillance incessante que permettent les communications établies entre les wagons. Deux fois par jour, pendant une visite et une contre-visite, les pansements sont vérifiés, les appareils assujettis, les médicaments prescrits. En cas d’accidents, les médecins du convoi assurent les premiers soins, mais si ceux-ci réclament une intervention un peu délicate que rendent difficile et la trépidation et parfois la position du blessé, on peut transporter le blessé à l’infirmerie de gare la plus proche, après avoir assuré les premiers secours.
Dans les trains improvisés ordinaires, la visite des blessés ne peut se faire que pendant les arrêts.
Pendant les arrêts, le médecin-chef désigne les blessés qui, ne pouvant continuer leur route, doivent être laissés aux infirmeries de gare ; il fait remettre aux commandants ou commissaires de gare, les corps des hommes décédés après que l’acte de décès a été établi par le comptable qui accompagne le train. 11 veille à ce que les blessés qui ne peuvent descendre des wagons soient conduits par les infirmiers, soit aux latrines, soit au réfectoire. Il prend des mesures pour qu’aucun homme ne sorte de la gare.
Pendant le trajet, l’alimentation est fournie par les infirmeries de gare.
Arrivé à destination, le médecin-chef de train remet les feuilles d’évacuation au médecin d’étapes chargé de la dispersion des blessés; il rend compte des événements survenus pendant la marche, veille au débarquement qui s’effectue comme l’embarquement. Le transbordement des blessés terminé, le train est nettoyé, désinfecté, réapprovisionné et remis en marche à vide vers son point de départ.
Sur le parcours des lignes d’évacuation, au delà comme au deçà de la station de répartition , des infirmeries de gare sont organisées dans des localités ou bifurcations importantes. Elles fonctionnent dans la gare même et relèvent, au point de vue militaire, du commandant ou commissaire militaire de gare. Ces infirmeries sont destinées : à pourvoir à la nourriture des blessés au cours du transport; à leur donner les secours médico-chirurgicaux urgents; à recevoir les malades et blessés dont l’état se serait aggravé en route ; à procurer, avec le concours des autorités d’étapes et des autorités militaires de l’intérieur, le logement aux malades et blessés dans les arrêts prolongés des trains; à assurer l’évacuation des blessés ou malades provenant des établissements hospitaliers du voisinage. Un service d’alimentation doit toujours être prêt à fonctionner dans ces infirmeries de gare qui, par ce motif, sont placées de préférence dans des stations halterepos ou dans des gares pourvues de buffets. Les distributions doivent être faites dans les voitures mêmes aux blessés qui ne peuvent se déplacer. Quand il n’existe pas d’établissements hospitaliers à proximité, le service de santé improvise des hôpitaux, en recourant, au besoin, à la Société de secours aux blessés.
Les infirmeries de gare comportent un personnel et un matériel variable suhant l’importance de la gare et l’activité du mouvement d’évacuation.
Fourni par l’armée territoriale ou la société de secours aux blessés, le personnel se compose, comme fixation moyenne, d’un médecin traitant, d’un médecin auxiliaire, d’un comptable, de treize infirmiers dont un commis aux écritures et deux infirmiers de visite.
Installées à l’écart, soit dans un des bâtiments disponibles de la«gare, soit dans une construction légère élevée à cet effet, elles comprennent, autant que possible : 1° une salle pour les blessés, contenant quelques lits; 2° une salle de visite; 3° une cuisine tisanière pouvant assurer la nourriture de 200 malades ou blessés de passage; 4° un réfectoire; 5° un cabinet p our les médecins.