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Voyez Robert, o. c., p. 582 et suivantes

CAMPAGNE

entoure, de ses deux bras, le cou du brancardier qui, de son côté, le soutient à l’aide d'une longue sangle disposée en travers du dos (fig. 388 et 389) L

Sellette de Fischer, de Hevdelberg (d’après Robert).

Fig. 389.

Transport d'un blessé, à dos d’homme, en pays de montagne, avec l’appareil de Fischer.

Le major Froelicii des troupes de santé de l’armée suisse a récemment imaginé une sellette qui rappelle celle de Fischer et qui permet le transport des blessés à dos d’homme. La figure ci-contre nous dispense d’une description (fig. 390) 2.

Les cacolets, les litières peuvent être utilisés pour le transport des blessés en pays de montagne, mais la place qui est nécessaire pour le passage de deux litières ou des deux cacolets, limite forcément l’emploi de ces moyens de transport et force à lie les utiliser que dans des terrains accidentés mais découverts, ou sur des sentiers assez larges.

Pris au dépourvu de moyens de transport, au Mexique, dans une région très accidentée, aux sentiers à peine tracés, étroits, le médecin-major Gouciiet a disposé un brancard sur le bât du mulet, suivant Y axe de l’animal. Le brancard était solidement assujetti à l’aide de cordes sur deux traverses de bois attachées au bât par des liens3 (fig. 391).

Bien qu’ils aient eu à subir, dans le sens antéro-postérieur, des secousses dues au mouvement longitudinal produit par l’avant et l’arrière-train de la

Fig. 390.

Sellette du médecin-major Froelich, de l’armée suisse.

L Op. cit., p. 585.

Commission militaire de l’Exposition universelle de 1889, p. 216.

3. Recueil de mémoires de médecine militaire , 3° série, t. XIV, p. 520, 1 planche.

i )ête de somme, les blessés transportés sur ces brancards ont bien supporté e voyage et, au dire de Goucuet, ils préféraient ce mode de transport à ïelui des litières ordinaires lont le balancement latéral ^•st très fatigant dans les hemins difficiles.

Nous avons', en 1886, imaginé divers moyens fort simples de fixer les brancards suivant l’axe des mu- ».ets ou des ânes, en vue de permettre l’évacuation des lessés en pays de montagne. Quel que soit le système r.tilisé, les hampes du brancard sont maintenues par la ression de vis à boulons dans les deux branches en U de tiges de fer. Ces :ges sont appliquées contre les deux arceaux de bois de la sellette et sont -ssujetties contre eux. La figure ci-contre nous dispense d’une plus

Fig. 391.

rranspovt en pays de montagne (système improvisé de Gouciibt).

Fig. 392.

Transport axilc, sur mulet (système de l’auteur).

igné description (fig. 392). Le blessé est ligotté sur le brancard par les râtelles de ce dernier. Nous avons pu nous assurer qu’en se contentant passer sur l’épaule et dans l’aine une bretelle, on évite au blessé les -ssements de haut en bas ou de bas en haut qu’il éprouve forcément à la mtéeou à la descente des pentes, lorsqu’il est abandonné à lui-même. Lorsqu’on emploie notre système de support terminé par des crochets fig. 394), on peut, lorsqu’on est arrivé à un large sentier ou à une roule,

SERVICE DE SANTÉ EN CAMPAGNE

décharger le blessé, disposer l’appareil latéralement, agir de même avec un autre blessé, et son appareil et transformer ainsi ces litières axües en

Fig. 393.

Litière double, constituée par 'deux brancards (modèle de l’auteur).

litières ordinaires. Ces appareils, brancard compris, sont bien moins pesants que les litières communes.

Fig. 394.

Divers modèles de support de brancards pour le transport axile, à dos de mulet (modèles de l’auteur).

a, un des quatre montants engagés dans le bois du bât, deux de chaque côté; ô, cadre fixé par des boulons contre les bois du bât; c, barres transversalement fixées contre les bois du bât; d, appareil complet, pouvant servir pour le transport axile et latéral.

La figure 394 montre différents modèles de ces appareils qui reposent sur le même principe.

Nous avons tenu à utiliser le brancard réglementaire pour ce transport, mais si ses hampes présentaient une articulation à charnière, vers la base du cou du blessé, articulation qui permettrait de relever la tête de ce dernier, celle-ci serait mieux protégée contre les secousses que le relèvement brusque de la tête du mulet pourrait lui imprimer.

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