S I O N S DES OS COURTS
L’étude des blessures des os courts ne saurait être séparée de celle des extrémités épiphysaires, d’abord parce que ces deux catégories de lésions présentent de grandes analogies, ensuite parce que les os courts comme les épiphyses concourent à former les articulations. Comme les épiphyses, les os courts peuvent être contus, déprimés, creusés en sillons, en gouttière, perforés incomplètement ou complètement. Les perforations complètes sont très exceptionnellement simples, le plus souvent des fissures limitant des éclats plus ou moins adhérents et engrenés sillonnent l’os. Celles-ci se rencontrent même sur des os de petite dimension comme ceux du carpe; elles sont ordinaires sur les os plus volumineux du tarse.
Les complications principales de ces lésions sont : les corps étrangers, l’ostéite, d’ailleurs rare, enlin l’arthrite des articulations que les os spongieux contribuent à constituer. Grave autrefois à cause des difficultés de l’écoulement des liquides, de l’irrégularité et de l’étendue des interlignes, l’arthrite est peu fréquente et moins dangereuse sous des pansements antiseptiques. Rappelons que, on raison des rapports étroits (pic ces os affectent avec les gaines tendineuses, avec les vaisseaux et les nerfs, leurs traumatismes sont parfois compliqués de synovites, d’hémorrhagies et de troubles nerveux.
Le pronostic de ces blessures est d’ordinaire bénin : do toutes , les
BLESSURES DES ARTICULATIONS
lésions osseuses, ce sont de beaucoup les moins graves. Leur diagnostic facilité par la position généralement superficielle de ces os est le plus souvent assuré par les rapports que les plaies affectent avec eux. Dans les cas simples, elles ne réclament qu'un traitement antiseptique combiné à l’immobilisation du membre. Lorsque la fracture est compliquée d’un éclatement de l’os, ce traitement doit être précédé de l’ablation, par l’ouverture de sortie, des esquilles libres et non engrenées. L’évidement est parfois réclamé par les altérations consécutives des os spongieux.