II
DE L’AMPUTATION DES MEMBRES
puter les membres le plus bas possible. Certains font exception pour la 1 jambe qu’ils conseillent de sectionner d’ordinaire au lieu tl élection, les amputations au tiers supérieur et au tiers moyen étant considérées par eux au point de vue de la prothèse, comme inférieures a 1 amputation au tiers supérieur. En amputant le plus bas possible, en général 1 opération estmoins grave et surtout le membre conservé est de plus d 1 utilité Nous ne pourrions cependant accepter cette règle sans restriction. En effet dans les traumatismes très graves produits par les éclats d obus ou par des balles animées d’une très grande vitesse et qui réclament 1 amputation les désordres des parties molles ne sont pas limités d’ordinaire au siégé de la fracture ils s’étendent bien au delà, de sorte qu en amputant le plus bas nossible’on s’expose à conserver dans le moignon des parties dilacérées, arrachées ou dont la cicatrisation est aléatoire. Nous conseillerions alors déporter plutôt le couteau au delà non des limites apparentes ma s des limites réelles du mal, c’est-à-dire dans l'article ou au-dessus, suivant que le traumatisme répond à la partie inférieure, moyenne ou superieùrê de ce segment. Nous ne ferions qu’une exception pour la cuisse, en raison de la gravité de l’amputation pratiquée à sa partie supérieure ou
de Ui ''donnée'1 générale d’amputer le plus loin possible du tronc souffre encore une exception lorsque l’amputation est pratiquée pour une osteo myélite. Dans ce cas l’amputation dans la continuité doit faire place
l’amputation dans la contiguïté. ,m„„taiinns faites
Baudens et Bégin ont communément suivi, pour le, »”Putat‘°"s pour les fractures par coup de feu, une pratique differente de celle qu’on conseille d’ordinaire. Non seulement ils ne commençaient p à tailler les parties molles immédiatement au-dessus du trajet de a blessure, mafc ils comprenaient dans leurs lambeaux ou leur manchette le trajet parcouru par le projectile et, l’os mis à nu, ils ae c»nte^ta.en régulariser son extrémité. Mais ces chirurgiens pratiquaient 1 amputai , surtout à la cuisse, sur des membres présentant des fractures es p simples qui aujourd’hui contre-indiqueraient absolument l’operation, or dans les ‘traumatismes osseux peu comminutifs les lésions de pa es molles ne sont pas portées au point de pouvoir mettre obstacle à
‘‘ ^Lorsque1 *deslVfissurTs01^irradient sur l’os au-dessus des limites qu’on avait supposées, faut-il reporter la section osseuse sur un point supe™ à celui au niveau duquel on voulait d’abord la faire? Baudexs ne se pre cupait pas de ces fissures, il se contentait de régulariser le fragment »£ rieur et il disait s’en être bien trouvé dans la pratique. Quand 1. p»!
talion est faite à la période antéfébrile, on peut suivre la Pratique « Baudens à condition que les fêlures soient étroites et qu on red°ub précautions pour ne pas aggraver les désordres osseux pendant la sect Pour prévenir l’écartement des traits fissuriques on pourrait alors entou Pextrémité osseuse au-dessus du point do section avec un lien métallique comme 1Umo.net l’a conseillé. Quand on ampute au contraire e memb la période intrafébrile, il y a, pour nous, inconvénient à ne pas amp aux limites des tissures qui habituellement out déjà servi au transport produits septiques dans le canal médullaire.