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Sut- 116 opérés, Otis comptait 10 morts

BLESSURES DE LA MAIN.J

principe de l’abstention chirurgicale primitive était de règle et l’intervention l'exception. Encore ne faudrait-il pas, en conservant de parti pris des parties destinées à devenir gênantes, s’exposer à compromettre les fonctions des autres. A la suite de la guerre de 1870-71 , durant laquelle les tentatives conservatrices ont été poussées très loin, jusqu’à l’abus, maints chirurgiens ont été frappés du nombre considérable d’amputations qui leur furent imposées ultérieurement par des doigts déformés, déviés, ankylosés, tous gênants. Si, dans certains cas, il est difficile de saisir les indications d’une amputation primitive ou intermédiaire, les résultats que peut fournir la conservation ne pouvant être toujours prévus, dans d’autres il n’en est plus ainsi. C'est ainsi que, pour notre part, nous n’hésiterions pas à pratiquer l’amputation des doigts du milieu lorsqu’il est certain que les tendons fléchisseurs et extenseurs ont été sectionnés par les projectiles, la conservation ne pouvant laisser en pareil cas qu’un appendice dévié, inutile ou gênant.

A la période ultérieure, l’amputation est indiquée lorsque les doigts du milieu sont raides, immobiles, déviés et que leur difformité s’oppose à la préhension facile des objets. Le plus souvent, en pareil cas, le blessé en demande lui-même le sacrifice. Comme les interosseux ont conservé leur pouvoir de flexion, souvent l’ablation pourra être bornée aux deux dernières phalanges. Polaillon 1 , qui a étudié cette question de l’intervention dans les traumatismes des doigts, a avancé que l’amputation n’était pas nécessaire quand la première phalange seule est intéressée, parce qu’alors même qu’elle est ankylosée, elle peut rendre des services. Nous partageons cette opinion.

Ces indications posées, il nous reste à apprécier la valeur des diverses opérations pratiquées sur la main et celle de leurs procédés.

Il est admis que le moignon d’un doigt qui est exposé à subir des chocs, ne doit pas présenter de cicatrice terminale. La cicatrice doit être palmaire autant que possible. Elle ne peut être terminale sans inconvénient qu’autant que le moignon est court et protégé par les doigts voisins (Farabeuf). Le procédé à lambeau palmaire est donc le procédé d’élection. A son défaut on utiliserait les lambeaux dorsaux et palmaires, le lambeau palmaire étant plus étendu que le dorsal. Quand le moignon est protégé, il est à peu près indifférent de s’adresser à tel ou tel procédé.

La méthode en raquette est préférée pour les désarticulations nièta carpo-phalcingiennes. Elle reporte la cicatrice vers la paume de la main-.

Quand on est condamné à faire le sacrifice complet du pouce , sacrifice rarement imposé et qu’on doit éviter autant que possible, on doit s’adresser

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