‹ Traité de chirurgie de guerreChapitre 74 sur 340 · D. Larrey, o. c., t. III, p · texte numérisé non relu

D. Larrey, o. c., t. III, p

4. Dénucé, art. Coude du Dicl. de rnéd. et de chic, pratiques.

logue. Gilette, sur un cliasseur d’Afrique blessé à Gravelotle d’un coup de sabre, a vu l’olécràne seul séparé transversalement et d’une façon complète; l’apophyse tenait appendue au muscle triceps1.

L’articulation avait été si complètement divisée sur le soldat espagnol dont l’observation est relatée par Paradis, que l’avant-bras ne tenait plus au reste du membre que par les muscles qui passent au-devant de l’articulation. L’olécrâne l’extrémité supérieure du radius étaient complètement divisés. On crut devoir enlever sur-le-champ la portion de l’olécrâne adhérente au tendon du triceps, et Gama plus tai-d enleva la portion du radius isolée du reste de l’os. Le blessé guérit 2.

Dans les cas que nous venons de signaler, ce sont les extrémités supérieures des os de l’avant-bras qui ont été atteintes, d’autres fois la lésion porte sur l’extrémité inférieure de l’humérus. C’était, entre autres, le cas du blessé de Lamothe. « L’humérus avait été pénétré par l’arme de l’épaisseur de deux écus. »

Ces blessures comportaient autrefois un pronostic sévère; elles étaient presque sûrement suivies d’accidents suppuratifs graves et pouvaient imposer l’amputation, comme dans le cas cité par Larrey. A l’heure actuelle leur marche serait beaucoup plus simple et elles feraient courir peu de dangers aux blessés. Pansées antiseptiquement, elles guériraient comme des plaies simples. Une immobilisation absolue dans l’extension quand l’olécrâne est atteint, dans une flexion légère quand le radius est au contraire intéressé, dans une position intermédiaire quand le cubitus et le radius sont simultanément sectionnés, faciliterait la coaptation des fragments osseux, et nous réprouverions le sacrifice des pièces osseuses divisées. L’ablation de l’olécrâne entraîne en effet la perte ou au moins une diminution notable de l’action du triceps. Avec Michaud, nous préconiserions la suture de cette apophyse. Que si des accidents suppuratifs venaient par hasard à se déclarer dans la jointure, une incision hâtive, pratiquée i au côté externe de ^olécrâne, en préviendrait les dangers. Il est à peine j besoin d’ajouter que la section simultanée et complète du cubital ou du radial réclamerait la suture.

Blessures par projectiles de guerre. — Plaies pénétrantes simples. — Le h développement des culs-de-sac synoviaux antérieur et postérieur rend possibles les plaies pénétrantes simples. Ces plaies, qui consistent en perforations en cul-de-sac, en séton, en abrasions synoviales, seront d’autant plus aisément confondues avec les plaies périarticulaires que leurs signes sont incertains et qu’elles ont aujourd’hui le même pronostic, la même : marche bénigne que ces dernières. Elles ne donneraient plus lieu à l’arthrite suppurée qui en était autrefois la suite habituelle qu’autant qu’elles seraient traitées d’une façon défectueuse et non antiseptiquement. Elles a réclament la même thérapeutique que les plaies pénétrantes avec fracture | articulaire.

Plaies pénétrantes avec lésion osseuse. — Nous passerons successivement) : en revue, pour la facilité de la description, les lésions de l’extrémité N humérale, du radius et du cubitus, et nous décrirons, d’après notre obser- j

1. Gilette, in Chenu, 1870. Le même auteur rapporte un cas de section incomplète de j ' olécrane.

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