Lidell, o. c., p
2. Allen et Spillmann disent avoir observé l’ostéomyélito consécutivement à des blessures des parties molles, sans qu'il y ait eu contusion des os. Nous pensons que dans ces cas la contusion avait été méconnue. Art. Cuisse du Dict. encyclopédique.
n LÉSIONS DES OS PAR LES ARMES DE GUERRE.
déjà Dufouart, « suit dans la guérison la voie douce et prompte des plaies les plus simples ».
Traitement. — En présence d’un blessé atteint d’une contusion osseuse, les premières indications à saisir consistent à panser très antiseptiquement la blessure et à assurer le repos absolu du membre par l’application d’un appareil. Ce traitement suflit pour les cas les plus simples. Celui des cas compliqués variera suivant la nature des complications. Dès que le blessé éprouve des douleurs vives, que le membre subit un gonflement plus ou moins considérable, que la température s’élève; autrement dit, dès qu’on constate les signes de la périostite pblegmoneuse, il faut, sans attendre la perception de la fluctuation, faire des incisions profondes aboutissant à l’os pour donner issue à la suppuration. Si, malgré ces incisions, les douleurs persistaient avec la fièvre, ou si, dès le début, les douleurs présentaient les caractères particuliers qu’elles affectent dans l’ostéomyélite, si elles laissaient au blessé la sensation de fracture ou de térébration de 1 os ou encore s’il s’ajoutait à ces douleurs un empâtement dur, on pratiquerait sans tarder la trépanation de la diaphyse, comme le recommandaient déjà Le Dran et Ravaton. On fera bien de commencer à appliquer le trépan au niveau du point osseux contus. Là on trouvera parfois un abcès intra-osseux circonscrit. Si la trépanation était insuffisante, si au lieu d'une collection circonscrite on trouvait une inflammation suppurative diffuse, une ostéomyélite gangreneuse putride, on ferait sans hésiter le sacrifice du membre qu’on amputerait au niveau de l’épiphyse supérieure ou dans l’articulation supérieure.
A une époque plus éloignée de traumatisme, une sécrétion plus ou moins abondante et continue fournie par des plaies pansées antiseptiquement, des douleurs profondes, un empâtement dur et limité doivent faire penser à une ostéite ou à une nécrose que l’exploration directe permettra de reconnaître. Si la nécrose est lamellaire, comme elle se circonscrit d'ordinaire à la portion d’os contuse, on peut par une intervention provoquer sa séparation; si au contraire elle est plus étendue et plus profonde, il faut en attendre la séparation, mais en pareil cas, peut-être serait-il bon de trépaner le centre de la portion nécrosée pour permettre aux liquides intramédullaires de s’écouler librement au dehors.
G. Fêlures et fissures. — Indiquées par Wurtz, qui n’en fournit pas d’observations, puis par Le Dran1, les fêlures et les fissures produites sur le corps des os longs par les projectiles furent ensuite mises en doute. On ne les admit sans conteste qu’après que Leveillé, au commencement du siècle, en eut fourni un exemple remarquable ayant pour lui l’évidence qui s’attache à une pièce pathologique.
Il s agissait d’un blessé autrichien qui, frappé à Marengo par une balle au tiers inférieur de la jambe, fit plusieurs milles à pied pour se rendre à Alexandrie et de là à Pavie. La plaie parut d’abord assez simple et n’altendre pour se cicatriser que l’exfoliation de la portion du tibia touchée par la balle. Des accidents graves ayant forcé d’amputer la cuisse, Leveillé constata « que de l’impression de la balle partaient plusieurs tentes longitudinales et obliques qui du tiers inférieur se prolongeaient