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Gutiirik, o. c., p

408 BLESSURES DES MEMBRES INFÉRIEURS

Pour une hémorrhagie consécutive à une plaie du mollet, on lia sur un blessé i de 1870 l’artère poplité. L’hémorrhagie se reproduisit1.

Dans les blessures de la péronière avec'Jïacture comminutive du pé- Il roné, ce qui est le cas habituel, an lieu de recourir aux procédés classiques | de ligature, nous conseillerions d'utiliser la plaie agrandie et débarrassée! de ses esquilles pour aller à la recherche du vaisseau.

DuruYTREN, Baudens, Macleod, Hueter, Ütis et d’autres chirurgiens 1 ont cité des observations d’anévrysmes traumatiques des tibiales. La liga- ij ture directe est encore ici la meilleure pratique à leur opposer.

Lésions des nerfs. — Les nerfs de la jambe sont très souvent atteints soit il directement par les balles ou indirectement par les esquilles projetées. » Parfois ils sont comprimés par les fragments ou englobés dans le cal. Ces I lésions entraînent une impotence fonctionnelle plus ou moins considé- il râble, des déviations du segment inférieur du pied, des névrites. Otis nous il dit que, pendant la guerre d’Amérique, le tétanos fut observé à la suite 1 des blessures de jambe dans la proportion du tiers des lésions du membreil inférieur : 95 fois sur 292 cas. Pendant la guerre franco-allemande la pro-(l portion fut d’un cinquième.

Corps étrangers. — Des balles s’arrêtent parfois contre le péroné, contre* le tibia, ou dans la cavité médullaire de ce dernier os. On en a trouvé, nous-» même en avons vu, entre le tibia et le péroné, arrêtées par le ligament in- fl terosseux, soit qu’elles aient déjà perdu presque toute leur force vive en» atteignant le membre, soit qu’elles l’aient perdue par leur contact contre le* péroné ou le tibia.

Complications suppuratives . — Très fréquentes autrefois et provoquées» tantôt par l’infection de la plaie des parties molles, tantôt par l’ostéite oui l'ostéomyélite, ces complications deviendront plus rares, grâce aux pan- a sements antiseptiques. Quand elles se montraient dans les fractures, elles»* avaient, entre autres inconvénients, celui d’empêcher le chirurgien d’as-i surer, avec tout le soin désirable, la contention delà fracture et de com-; promettre les résultats définitifs. Les incisions nécessaires pour donnerjl issue au pus sont celles qu’on utilise pour la ligature des artères de la, jambe. Les collections purulentes consécutives aux fractures comminutives» se produisent d’ordinaire dans la partie du membre qui répond à ïori/îcem de sortie osseux ; celles qui suivent les contusions avec fissure symé-;i trique ou les fractures par contact se constatent le plus souvent dans lar face du membre opposée à la portion osseuse frappée.

Traitement des fractures des os de la jambe. Conservation.

— En dépit des remarquables succès de Bilguer, des sages conseils défi Guturie qui proposait de n’amputer qu 'exceptionnellement pour une frac-' ture des os de la jambe, la conservation ne s’est imposée qu’avec peine et H très tardivement comme traitement général des fractures de la jambe, non» seulement dans les cas de fractures des deux os, mais même dans les frac--» tures comminutives ou étendues du tibia. L’amputation était d'un emploi): si général pendant les guerres de la République et de l’Empire que Rides, «b après ses campagnes, ne put trouver, aux Invalides, un blessé atteint d'une il

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