SI
onl recommandé d’adapter à l’ouverture un tube d’or, muni d’un bouchon, et assujetti aux dents voisines; le plus souvent un peu de cire molle suffira, sauf les cas où il serait nécessaire de maintetenir l’orifice constamment ouvert.
Les kystes dentigères et autres du sinus maxillaire ont déjà été signalés dans un chapitre précédent ; il est inutile d’y revenir ici.
On a vu, dans des tentatives d’extraction, la racine d’une dent pénétrer dans le sinus, accident qui peut survenir dans la pratique des opérateurs les plus soigneux et les plus habiles.
Nous l’avons déjà dit, il n’est pas très-rare que la racine d’une molaire supérieure traverse le plancher de l’antre ; cette partie peut même augmenter de volume dans cette cavité. Quand on essaye d’extraire une semblable racine, de deux choses l’une, ou bien une portion de la paroi du sinus vient avec la dent (M. Gattlin, loc. cil.), ou bien la racine glisse dans la cavité. Ce fait s’est présenté dans la pratique de M. Gattlin. Le père du malade avait succombé à une affection maligne du maxillaire, aussi parutil prudent, non-seulement à M. Gattlin^ mais à M. Stanley et à d’autres chirurgiens éminents, d’extraire la racine, dans la crainte qu’elle ne devînt une source d’irritation locale. Une couronne de trépan, appliquée sur la lame labiale de l’alvéole, ouvrit la cavité du sinus. Pendant quelque temps, impossible de trouver le débris manquant, ce n’est qu’au moyen d’une cupule de gutla-percha, montée sur un firde fer recourbé, qu’on parvint enfin à l’extraire. Dans la plupart des cas, il suffira d’un fort courant d’eau pour déloger une semblable racine; mais ici, le plancher était divisé en deux compartiments par une cloison osseuse transversale.
On cite un cas dans lequel, par suite d'une chute, une dent canine pénétra dans l’antre d’Highmore ; on n’en découvrit la présence qu’au bout d’un certain temps, quand elle eut provoqué l’empyéme de la cavité. Dans des cas semblables, il faudrait immédiatement enlever la dent.