XVI. Fractures des os pied
658. Lesosdupied sontraremenlfracturés, àcause de leur force considérable et de leur peu d’étendue. Leurs fractures sont les plus souventle résultat d’une action immédiate sur le pied ; aussi sont-elles presque toujours compliquées de contusion des parties molles et d’écrasement des os ; elles réclament toujours un traitement antiphlogistique énergique. Lorsque les désordres sont grands, il est souvent in-
(1) Melzler , Beschreibung der Braun ’schen Maschine. Ulm, 1800.
(2) Beschreibung eincr Maschine welehe nach der Posc/iund Brami ’schen maschine construirt ist, etc. Munich. 1821 .
(3) Beschreibung einer Maschine fiir aile Beinbrtiche , etc. Leipsie, 1823.
(4) Annaien fiir die gesanmile llellbur.de. Kaifrubc. 1825. vol. II. cah. I, page 60.
FAUSSES ARTICULATIONS
dispensable de faire l’extraction de quelques os, l’ablation de la partie antérieure du pied , ou même l’amputation de la jambe. La fracture du calcanéum est la seule qui mérite une mention spéciale.
659. La fracture du calcanéum est rare; elle est produite par une chute sur les orteils, le pied étant fortement étendu , ou par un choc violent : dans ce dernier cas elle est toujours compliquée de lésion des parties molles. Le diagnostic n’est pas toujours trèsclair, parce que l’aponévrose épaisse qui enveloppe le calcanéum s’oppose souvent au déplacement. Le signe le plus caractéristique est la mobilité latérale des fragmens. Le malade ne peut ni marcher ni se tenir debout.
La réduction de cette fracture est facile : il suffit de porterie pied dans une forte extension, la jambe dans une forte flexion, et de faire la coaptation. On maintient le fragment réduit dans celle position à l’aide d’une compresse graduée , large d’un pouce, épaisse d’un pouce, et longue d’un pouce et demi. On assujettit cette compresse, au-dessus du fragment postérieur, à l’aide d’une bande à deux globes qui , étant appliquée sur la compresse, est ramenée vers la plante du pied, de là sur le dos du pied, et revient se croiser sur la compresse. On continue ainsi les tours jusqu’à ce que la bande soit épuisée sur la partie antérieure de la jambe et sur le dos du pied ; on applique une altelle légèrement courbée, que l’on maintient à l’aide d’un bandage roulé. Les différens appareils que nous avons indiqués (§ 520 et 525) peuvent également être employés dans ces cas. Le plus souvent l’application d’une attelle sur le dos du pied, et un bandage roulé qui enveloppe la jambe jusqu’au genou, doivent être regardés comme sufiisans. Au bout de six ou sept semaines la fracture est consolidée à l’aide d’une substance intermédiaire, comme dans les fractures de la rotule.