‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 105 sur 444 · DlVISfOfl DU VOILE DU PALAIS · texte numérisé non relu

DlVISfOfl DU VOILE DU PALAIS

Graefe, Die Gaumen-Naht , cto. Journal fur Chirurgie, vol. 1, p. 1 et 558.

Stepheuson , Diss. de yelos.ynt.hesi. Edimb., 1820.

Donige. f; De variis urauorhaphes niethodis aphorisme Berlin, 1824.

El/et , Beitraege zur Gaumen-Nath. Journal de Graefe , vol. VI, cah. I, pag. 79.

Wernecke, Ceber die Gaumen-Nath, même journal, pag. 1Q2.

Roux, Mémoire sur la slaphyloraphie. Pains , 1825.

Dieffenbach , lintersuchungeu üher den Gaumen-Segel. Annales de Hecker, 1825.

— Beitraege zur Gaumen-Nath. idem , février 1828 , pag. 145 ; — juillet 1820, pag. 343.

Schwerdt , Die Gaumeu-Natb. Préface de Graefe. Berlin ,

678. La division du Yoile du palais est assez souvent due à un défaut de formation. Souvent elle se borne à la luette ( uvula bifida ); ou bien elle s’élend à tout le voile du palais ; enfin elle est souvent compliquée de la division des parties osseuses du voile du palais dans une étendue plus ou moins grande , et de bec de lièvre. Dans la première période de la vie elle oppose un grand obstacle à la succion, et la rend même impossible surtout dans la position horizontale. Aussi l’allaitement est-il très-difficile ; il n’est même possible qu’en tenant l’enfant dans la position verticale, et en favorisant l’écoulement du lait par la pression des mamelles ; c’est aussi en le tenant dans cette position qu’on doit lui ingérer, mais en petite quantité, des alimens liquides. — Dans un âge plus avancé les inconvéniens portent principalement sur la prononciation , qui est gênée et désagréable. Les personnes qui en sont affectées ne peuvent pas chasser avec force l’air de la bouche, et ne peuvent avaler que difficilement leur salive, surtout dans la position verticale.

679. Les obturateurs ordinaires dont on se sert contre la division du palais ne peuvent en général être d’aucun secours dans l’affection qui nous occupe ; le même obstacle existe toujours pour l’articulation des sons. — Les obturateurs élastiques (1) soigneusement confectionnés peuvent , jusqu’à un certain point, alléger les inconvéniens attachés à la division du vo'îe du palais; mais leur emploi doit être borné au cas où l’opération sanglante a échoué, et à ceux où elle n’est pas possible (2). La guérison radicale de cette affection ne peut être obtenue qu’en rafraîchissant les lèvres de la solution , et en les rapprochant.

Celte opération ( staphijloraphie , liyanoraphie , uranoraphie, uraniskorapkie ,) a été proposée et pratiquée, pour la première fois, par Graf.fe, en

(!) Graefe' s Künstlichc Gaumen-Segel, journal de Graefe, vol. xii, page 655.

Snell, Observ.on the history ofobturators or artmcial palates, Londres, 1S2S.

(2) Dieffenbach, Magasin de Ru<t, vol. XXIX, page 49,

1816 ; elle est de peu d’importance en elle-même , mais elle doit être classée parmi les opérations les plus délicates de la chirurgie à cause des difficultés qu’elle présente. Plus les bords de la division sont tuméfiés, moins ils sont écartés l’un de l’autre; moins la division a d’étendue, plus les chances d’une guérison complète sont grandes. Lorsque les parties osseuses du palais sont divisées, la réunion complète du voile du palais est rare ; le plus souvent même l’opération est sans succès. — Elle ne doit jamais gtre entreprise chez l’enfant ; il faut toujours attendre un âge plus avancé. — La staphyloraphie peut du reste être pratiquée dans d’autres étals maladifs du voile du palais que dans la division congénitale. Elle trouve son application , par exemple , dans les plaies (3), dans les pertes de substance déterminées par des ulcères syphilitiques , etc.

Ebel conseille de préparer le malade à cette opération en irritant, pinçant le voile du palais, et en déprimant souvent la base de la langue, afin d’accoutumer ces organesà l’irritation que détermineront les différons temps de l'opération.

Graefe propose de toucher les parties voisines de la division du voile du palais avec de l’acide nitrique ou de l'acide sulfurique dans le but. d’exciter une vive inflammation et unesuppuration superficielle qui puissent rendre leurs tissus plus mous, , p us élastiques, plus muqueux, et de faire qu’ils se prêtent davantage aux manœuvres de l’opération.

Schwerdt, ouvrage déjà cité, vol. IX.

680. D’après le premier procédé de Graefe , on doit mettre les bords de la division dans les circonstances favorables àla réunion. Pour cela on emploie un instrument muni de pinces à rapprochement, ou bien encore on louche les lèvres de la division avec de l’acide nitrique, de l’acide sulfurique, de la teinture de cantharides , etc. — Lorsque , dans le premier mode, l’hémorrhagie est arrêtée à l’aide de gargarismes d’eau froide, ou que, après le second, l’escarre est tombée, et que des granulations se sont formées, l’opérateur saisit une des lèvres de la division à l’aide d’un crochet, et porte, au bout d’une pince, au fond de la bouche, une aiguille courbe munie d’un fil, et l’enfonce, d’arrière en avant, dans une des lèvres de la division, à deux ou trois lignes de son bord. La pointe de l’aiguille est alors saisie avec une pince, et retirée en avant. L’extrémité interne du fil est alors passée dans l’aiguille, et la lèvre opposée de la division est traversée de la même manière que l’autre. Le nombre des points de suture est en rapport avec l’étendue de la division; lorsque le voile du palais est complètement divisé, il est nécessaire d’en faire quatre ou cinq. Les supérieurs doivent toujours être faits les premiers. On opère la réunion en introduisant les deux bouts du fil dans l’ouverture latérale d’une canule qui est portée jusqu’au voile du palais ; lorsque ces fils ont été suffisamment serrés, on les tient fixes à l’aide d’une vis.

Plus tard quelques praticiens simplifièrent celle opération, et Graefe (2) adopta le procédé suivant :

(1) Férier, Revue médicale, juillet 1823, page 245.

Journal de Graefe et WalLb.ec, vol. IV, cah I , page 1 LS.

(2) Journal do Graefe et Watlher, vol. X, pag. 371.

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