Ulcères atoniques
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702- Les ulcères atoniques (ulcéra atonica) sont entrenus par une faiblesse locale ou générale qui se manifeste par le relâchement et la laxité des tissus. Ordinairement ils ont leur siège sur des parties qui, dans l’état normal , possèdent une faible vitalité, j Aussi les rencontre-t-on le plus souvent aux jambes,
! à la gauche surtout beaucoup plus souvent qu’à la
droite. Certaines professions qui mettent un obstacle à la circulation des extrémités inférieures, et qui nécessitent une station permanente, prédisposent à cette affection.
Ces ulcères sont tantôt déterminés par une lésion externe, et tantôt ils surviennent spontanément : ils sont précédés par de la rougeur et une légère tuméfaction; la peau s’amincit et s’entrouvre. L’ulcère, qui s’agrandit peu à peu, est plus ou moins douloureux, et peut en général déterminer les altérations locales et générales que nous avons indiquées plus haut. Le plus souvent ces ulcères sont compliqués de tuméfaction variqueuse et œdémateuse des jambes; leurs bords soûl souvent calleux. Dans le plus grand nombre des cas ils affectent un caractère torpide ; cependant ils peuvent accidentellement prendre un caractère éréthique ou inflammatoire.
703. Le pronostic se base en général sur les circonstances énumérées § 692; il faut cependant rcmarqner qu’il dépend beaucoup de la possibilité d’éloigner la cause qui a pu les déterminer.
704. Le traitement qui m’a paru le plus convenable est le suivant : lorsque l’ulccre est sans aucune complication, et qu’il a un bon aspect, on prescrit le repos, un régime convenable, de fréquentes lotions avec une infusion tiède de camomille, et une compression exercée avec du diachylon , ainsi que nous allons l’indiquer. Lorsque l’ulcère a un caractère torpide, on maintient le membre dans une position horizontale ; on fait des fomentations chaudes d'infusion de camomille , et, lorsqu’il est suffisamment détergé, on exerce la compression de la manière suivante, proposée par Daynton : on prend des bandelettes de diachylon assez longues pour contourner le membre ; on applique la première à un pouce audessous de l’ulcère, et on place successivement les autres en montant jusqu’au-dessus de l’ulecre, de manière à ce que chacune d’elles recouvre la partie supérieure de la précédente. Par-dessus ces bandelettes on applique un bandage circulaire qui s’étend du pied jusqu’au genou afin de comprimer régulièrement toute la partie , ce qui surtout est indispensable lorsque la jambe a un aspect variqueux ou œdémateux. suivant la quantité de pus sécrété, on renouvellera l’appareil tous les jours ou tous les deux ou trois jours; on aura soin, à chaque pansement , de bien nettoyer l’ulcère , et de le toucher avec une faible solution de sublimé dès que la cicatrisation commencera.
Lorsqu’à ces ulcères se joint de i’infîammation, de l’éréthisme , ou toute autre complication , il faut toujours les ramener à leur état simple avant de recourir à la compression. Lorsqu’on suit ces principes, et que des bandelettes sont bien exactement appliquées, on ne voit jamais survenir d’accidens fâcheux, jamais de douleur, jamais d’accroissement de chaleur, d’excoriations , et jamais enfin l’ulcère ne s’agrandit.
Lorsque, sous l’influence de ce traitement, l’ulcère a diminué considérablement, sans cependant s’êtra complètement cicatrisé , cela peut tenir à ce que la cause n’a pas été suffisamment combattue, que
KothCy Varicose Venen und varicose Gescbwüie. Magasin de BusC , vol. xXX, page 82.