CAME DES DENTS
fortes la couronne , et S cautériser ensuite la pulpe qui se trouve A nu. On n’a recours aujourd'hui à cette opération que pour conserver la racine , pour l’implantation d'une dent artificielle : pour la faire on se sert d’une peti’e scie à lame très-fine et mobile sur son manche ; on l’inthoduit dans l’intervalle des dents, et on scie la dent cariée au niveau de son collet. ( Oudct ; Dict. de médecine.)
• (Note du traducteur )
833. Le procédé opératoire pour l'extraction des dents varie suivant qu’on se sertdelapî’nce.de la clef, du pélican, du pieddebiche, du levier pyramidal. La nature de ladent à extraire ell'habilcté del’opéraleur à se servird'un inslrumentdélerminentla préférence qu’il donne à tel ou tel d’entre eux. En général la clef est plus avantageuse pour l’extraction des molaires , parce qu’elle permet l’emploi d’une force plus grande sans nuire aux dents voisines ; car ce n’est pas sur elles qu’elle prend son point d’appui ; mais son emploi n’est pas sans inconvénient; les gencives sont plus ou moins contuscs , et la dent est assez souvent cassée. Le pélican agit plus sûrement, et on peut l’employer pour l’extraction de toutes les molaires et des chicots : il ne blesse pas les gencives, et n’expose pas autant la dent à être brisée ; mais , d’un autre côté, les dents saines doivent lui fournir son point d’appui , et elles courent risque d’être enfoncées : avec cet instrument les dents ne peuvent être luxées et extraites qu’en dehors. Le pied de biche et le levier pyramydal ne sont employés que pour l’extraction des chicots.
834. Pour l’extraction des dents antérieures de la mâchoire inférieure l’opérateur est place devant le malade, qui est assis sur une chaise à dossier ; avec l'indicateur de la main gauche il déprime la lèvre, place son pouce sur la dent voisine de celle à extraire; les autres doigts de cette main sont appliqués sous le menton. Avec une pince courbe, dont la main droite est armée, il saisit la dent cariée aussi bas que possible , lui imprime des mouvemens d’avant en arrière et d’arrière en avant; puis, lorsqu’elle est ébranlée , le bec de la pince est portée en haut , et la dent est, extraite.
Pour l’extraction des dents antérieures de la mâchoire supérieure l’opérateur est situé derrière le malade, qui est assis sur une chaise basse; du pouce de la main gauche il soulève ia lèvre ; puis, avec une pince droite, il saisit la dent , l’ébranle par des mouvemens comme dans le cas précédent, et l’extrait en tirant la pince directement en bas.
833. L’extraction des molaires se fait avec la clef ou avec le pélican : si on opère avec la clef, on l’enveloppe d'un linge à demi usé, après toutefoisl’avoir armée d’un crochet qui soit en rapport avec la largeur de la dent: puis le chirurgien se place devant le malade, qui est assis sur une chaise ordinaire ; il prend alors la traverse de la clef avec la main droite pour une dent du côté gauche, et avec la main gauche pour une dent du côté droit; l’indicateur est étendu , et prend un point d’appui le long de la clef. I. 'indicateur de la main libre conduit le crochet sur la dent malade, et enfonce son extrémité aussi profondément que possible entre la gencive et la face interne
delà dent, puis il place cet indicateur sur la convexité du crochet pour l’empêcher de se déplacer ; alors il fait décrire à la traverse de la clef un demi cercle dont la concavité serait dirigée en bas pour les dents de la mâchoire inférieure, et en haut pour celles de la mâchoire supérieure : par ce mouvement la dent est complètement arrachée, ou ne tient plus qu’à la gencive; le doigt ou la pince suffit pour achever de l’extraire. Si la face interne de la dent a été détruite , on place le crochet entre sa face externe et la gencive , et on fait décrire à la clef un demi-cercle dans un sens Inverse à celui indiqué plus haut.
Lorsqu’on se sert du pélican , l’opérateur choisit un crochet dont la surface soit en rapport avec celle de la dent à extraire; il enveloppe sa couronne d’un morceau de linge à demi usé, puis il se place derrière le malade, qui est assis sur une chaise basse; il saisit alors l’instrument de la main droite pour une dent du côté droit, et de la gauche pour une dent du côté gauche; il place la pointe du crochet, aussi profondément que possible, sur la face interne de ladent, et appuie la couronne sur les deux dents situées immédiatement en avant de celle à extraire; il place le pouce de la main qui est libre sur la face interne de ces mêmes dents, dandis que les autres doigts de la même main contournent et embrassent le menton. La poignée du pélican est alors portée d’arrière en avant et latéralement : par ce mouvement la couronne s’applique fortement sur les dents qui lui servent d'appui, et la dent malade est soulevée; la pince achève de l’arracher.
Lorsque les dents voisines manquent, un morceau de liège doit servir de point d’appui à la couronne.
836. Quand on se sert du pied de biche, ce qu’on ne doit faire que dans les cas où la dent cariée ne tient pas beaucoup, le chirurgien se place devant le malade, assis sur une chaise à dossier pour les dents de la mâchoire inférieure , sur une chaise basse au contraire pour les dents de la mâchoire supérieure ; il place le crochet de l’instrument contre la racine de la dent ; avec l’indicateur de la main gauche il presse sur son côté interne , et il enlève la dent en haut et en dedans pour la mâchoire inférieure, et dans un sens opposé pour la mâchoire supérieure.
837. Les chicots peuvent être extraits par l’un des procédés que nous venons d’indiquer : lorsqu’ils sont mobiles, la pince ou le pied de biche peut suffire ; lorsqu’ils ne branlent pas, la clef ou le pélican, si les dents voisines existent encore , doivent être employés. On se sert du levier pyramidal dans les cas où l’on ne peut mettre en usage aucun des instrumens dont nous venons de parler. Pour s’en servir on fait prendre un point d’appui solide à la tête du malade; on enfonce la pointe de l’instrument entre le chicot cl la gencive, au côté qui paraît offrir le moins de résistance , et on fait agir l’instrument comme on le ferait d’un levier , afin de soulever le morceau de der.t à extraire. Lorsque le chicot est trop solidement fixé, il convient quelquefois d’appliquer le levier sur les deux côtés.