‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 133 sur 444 · Les accidens qui peuvent survenir pendant · texte numérisé non relu

Les accidens qui peuvent survenir pendant

FISTITLF.S SA IIT A I II F.S.

ou après l'extraction d'une dent sont : l'ablation seulement de la couronne de la dent, la fracture du bord alvéolaire , la contusion, la déchirure ou l'arrachement de. la gencive, la luxation incomplète de la dent , la fracture de la mâchoire, le glissement de l'instrument sur une bonne dent, et son extraction en place de la mauvaise , une hémorrhagie abondante , l’inflammation et la suppuration de la gencive, la carie du bord alvéolaire.

Lorsque la couronne se brise , on doit chercher à extraire la racine par un des moyens indiqués plus haut.

Lorsque le bord alvéolaire s’est brisé en plusieurs fragmens, on enlève ceux qui sont complètement séparés , et on remet en place ceux qui sont encore adhérens.

Des gargarismes légèrement astringens suffisent dans les cas de contusion de la gencive.

Si un morceau de la gencive est arraché , et ne tient plus que par un léger pédicule , on achève de le séparer avec des ciseaux.

Lorsqu’une dent a été incomplètement luxée, la douleur est souvent suspendue pour toujours ; la dent peut rester dans l'alvéole , mais la carie continue; celle dent peut, dans quelques cas, agir comme corps étranger, et déterminer de vives douleurs ; la gencive et la membrane qui tapisse l’alvéole peuvent s’affecter : alors il est nécessaire d’achever l'extraction.

La fracture de la mâchoire inférieure réclame un traitement particulier ( § 554).

Une bonne dent a-t-elle été extraite , on peut la remettre en place , et la fixer aux dents voisines avec des fils ; plus tard l’alvéole , revenant sur ellemême , la rendra fixe et immobile.

L’extraction d’une dent est toujours suivie d’un saignement : lorsqu’il est peu abondant , il est salutaire autant qu’il empêche l’inflammation des gencives d’avoir lieu ; du reste des gargarismes d’eau et de vinaigre et une pression exercée sur la gencive suffisent pour l’arrêter; mais quelquefois l’hétnorrbagie est excessivement abondante ; ce qui tient peut-être à ce quç l’artère qui se rend aux dents est divisée à l’endroit où elle est encore dans un canal osseux , cl où ses parois ne peuvent plus revenir sur elles-mêmes ; cela pent encore tenir à une diathèse scorbutique : dans ces cas il faut mettre en usage la compression à l’aide de charpie imbibée d’une solution d’alun, d’eau vulnéraire de TnÉ- D f.n , etc.; à l’aide de poudres stypliques , que l’on introduit dans l’alvéole, et on maintient les mâchoires rapprochées, après avoir appliqué de petites compresses sur les moyens employés. On a encore conseillé la cautérisation avec le fer chaud. — Lorsqu’il existe une diathèse scorbutique , on doit employer en même temps les acides à l’intérieur.

Fn hon moyen pour arrêter ces hémorrhagies lorsque la gencive est saine, c'est l’emploi d'une boulette de cire conique et d'un volume en rapport avec la largeur de l’alvéole : on forer cette houlette de manière à ce qu’elle puisse bien remplir touie la cavité d'où sort le sang.

( réolé du traducteur .)

La tuméfaction inflammatoire de îa gencive réclame un traitement émollient , des fomentations faites avec du lait chaud, etc. Elle se lermine facilement par suppuration ; et , lorsque l’abcès tarde trop à s’ouvrir, on y fait une incision. L’ouverture se ferme ordinairement par l’emploi des gargarismes émolliens. Ce même traitement doit être employé contre les parulis ( § 824 ) lorsqu’ils sont dus à une dent malade ; mais , lorsque cette dent empêche les ouvertures de se fermer, il faut en faire l’extraction.

S’il survient une carie du bord alvéolaire de la mâchoire , il faut la traiter d’après les règles générales.

839. Les fistules dentaires (§ 825) réclament l’extraction immédiate de la dent malade et des gargarismes astringens. Si , par ce traitement , la fistule ne se ferme pas, c’est que probablement il existe encore une dent malade , qu’il faut extraire , ou une carie du bord alvéolaire , qui doit être traitée d’après les règles générales. Les tumeurs sarcomateuses ( § 826 ) de la gencive sont dues aux mêmes causes : elles doivent être circonscrites à leur base avec un bistouri , puis enlevées ; l’hémorrhagie , qui ordinairement est abondante, doit être combattue par les astringens , la compression ou le cautère actuel : ce dernier moyen doit être préféré , car il sert aussi à empêcher la reproduction du mal. Après cette extirpation , si on découvre que la dent est malade, il faut l’extraire, ou que l’alvéole est cariée, on doit la soumettre au traitement de la carie.

Fos ulcères cancéreux et le squirrhe de ces parties seront traités plus au long A l'article Dégénérescences des tissus organisés.

Page 1