VII. Luxations de l’avant-bras
A . Cooper , traduction de Chassaignac et Richelot, page
Jousset , Gazette médicale, 1833, page 216.
Wiuaume, Archives générales de médecine, T. XVI, page
Gerdy e.t Beaugrand, même journal, février 1835.
Dupuytren, Leçons orales T. m, p. 393.
95 1 . On divise ces luxations en luxations des deux os dans l’articulation huméro-cubilale, et en luxations isolées du radius et du cubitus.
952. La grande solidité de l’articulation du coude rend très-dificiles et très-rares ces luxations complètes, et elles ne sauraient avoirlieu sans une déchirure très-grande des parties molles. Ces luxations peuvent avoir lieu en arrière et des deux côtés ; elles ne peuvent avoir lieu en avant sans fracture de l’olécrâne.
953. La luxation en arrière est la "moins rare ; elle est presque toujours complète. L’apophyse coronoïde passe en arrière de la poulie de l’humérus , et se loge dans la fosse destinée à recevoir le sommet de l’olécràne. La face articulaire de l’humérus passe en avant de la face antérieure du radius et du cubitus , entre l’apophyse coronoïde et le tendon du biceps brachial ; les ligamens latéraux sont déchirés; les muscles qui environnent l’articulation, la peau, et même l’artère brachiale, peuvent être déchirés. L’olécràne forme une saillie très-considérable en arrière de l’humérus. La partie postérieure du triceps brachial est très-tendue ; l’avant-bras est dans la demi-flexion.
A. Cooper cite un cas de luxation du cubitus seul en arrière sans que le radius ait passé derrière l’humérus. Ladéfurmation du membre était très-considérable; l’avant-bras et la main tournaient en dedans ; l’olécrâne formait une saillie en arrière ; le bras ne pouvait être porté dans l’extension
(1) Zwanzig, De luxatione humeri et incisione aponcvroseos nuisculi pectoralis ad cur. luxât, inveterat. Halæ,
(2) Flaubert , Répert. général d’anatomie et de physiologie patholog., t. III, cah. I.