HERNIE OMBILICALE
poséo Bell, Else, etc. Cette méthode consiste à découvrir le bord inférieur du ligament inguinal; à le saisir avec une pince ; à le diviser, couche par couche , de bas en haut , dans une profondeur de deux lignes, et à passer le doigt entre les viscères et la partie qui forment l’étranglement. Si cette incision ne suffisait pas, elle serait agrandie, à travers les fibres du muscle oblique externe , Jlisqu’au-dessus même du cordon spermatique, qui serait soulevé par un aide, afin de le-mettre à l’abri de l’instrument. Si cela était nécessaire, on diviserait de même le ligament inguinal interne (1).
1 1 12. Ce procédé, quoique plus sûr en lui-même, est souvent très-difficile à mettre en usage à cause de la situation profonde de l’anneau crural sur les personnes d’un grand embonpoint. Les procédés de Scarpa et de Düpuytren méritent la préférence , pourvu qu’on fasse bien attention à diriger la pointe du bistouri obliquement entre les viscères déplacés et le bord libre du ligament de Gimbernat , puis à porter l’ongle derrière ce ligament , en partie pour sentir avec le doigt les pulsations de l’artère , et en partie pour éloigner l’artère du bord postérieur du ligament. Sur le doigt on dirige l’extrémité de l’herniotome de Cooper ; on conduit cette pointe en arrière du bord falciformedu ligament de Gimbernat de manière à ce que son tranchant ne le dépasse pas; cela fait, avec la face palmaire de l'indicateur qui déjà est dans la plaie , on presse sur le dos de l’instrument afin de diviser le ligament par pression, et non pas en sciant. Une petite incision suffit dans le plus grand nombre des cas; le doigt, en pressant sur les lèvres de la division, l’agrandit assez pour qu’on puisse faire rentrer les parties.
Scarpa , Ouvrage cité , page 226.
Langenbeck , Page 80.
Richerand , Histoire des progrès récens de la chirurgie , page 62.
1113. Dans quelques cas très-rares la hernie se trouve au côté externe des vaisseaux cruraux : l'incision doit alors être faite de bas en haut et de dedans en dehors, dirigée contre l’épine supérieure de la crête iliaque.
1114. La réduction des viscères déplacés, le pansement et le traitement ultérieur de la plaie sont les mêmes que dans la hernie inguinale.
1115. La lésion de l’artère épigastrique, de l’obturatrice ou de l’une de leurs branches peut amener une hémorrhagie d’autant plus dangereuse que le plus souventelle se fait dans la cavité de l’abdomen. Pour arrêter cette hémorrhagie on a proposé la compression à 1 aide de charpie trempée dans des styptiques, à l’aide d instrumens particuliers, etc., la torsion de 1 artère, son isolement, afin do rendre sa ligature possible. L’instrument de Hesselbacii (2) semble offrir le plus d avantages, et mériter la préférence :
(1) Hesselbach } Ouvrage cité.
(2) Hesselbach 7 Beschreibung eines instrumentes zur Stillung, etc. Würzb. , 1816.
avec sa branche à cuillère on cherche où est le point qui fournit l’hémorrhagie ; pour cela on n’a qu’à l’introduire dans l’abdomen, et à lui faire parcourir les différons points qui peuvent fournir du sang , et on est averti qu’on est arrivé à l’endroit qu’on cherche par le sang qui s’écoule au dehors par l’excavation de la cuillère ; alors on applique celte partie de l’instrument contre la face interne de la paroi abdominale , et , sur la paroi antérieure , on pose la plaque de l’instrument, qui, à l’aide d’une vis, tend à se rapprocher de la cuillère, et pince par conséquent la partie de la paroi où se trouve l’artère. Des applications froides favorisent encore l’action de cet instrument.