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DE l’ÉIUSIPÈLE

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75. Sous le nom d’érysipèle ( rosa erysipelas,) on entend ordinairement l’inflammation des vaisseaux lymphatiques de la peau , à laquelle participent quelquefois les glandes cuianées, le réseau muqueux de Maipigui , et rarememenl le tissu cellulaire sous-cutané et les muscles sous-jacens. L’érysipèle, envisagé sous ce point de vue, comprend une foule d’états maladifsqui sont considérés comme des modifications de l’érysipèle , mais qui cil sont entièrement distincts. Rusx a établi des différences très-notables et très-justes en distinguant Y érysipèle vrai (erysipelas verum, exanlhematicum , ) et l’érysipèle faux (erysipelas spurium, pseudo-erysipelas.)

76. L 'érysipèle vrai se manifeste , sans aucune prédisposition locale , à la suite d’un malaise général caractérisé par de la moiteur, de la pesanteur dans les extrémités, un affaissement des facultés intellectuelles, de la douleur àî’épigastre, de l’anxiété, une langue sale, une bouche amère, des nausées, une fièvre plus ou moins intense, de la céphalalgie, du délire , de l’assoupissement ou de l’exaltation. Cet érysipèle se déclare par une rougeur non circonscrite de la peau , qui prend un aspect blême tirant sur le jaune : celte couleur s’étend peu à peu d’une manière irrégulière ; son intensité diminue à la circonférence, et elle disparaît sous la pression , mais reparaît dès que celli-ci cesse. Aussitôt que l’érysipèle s’est déclaré , les mouvemens fébriles diminuent le plus souvent, ou même disparaissent complètement ; mais, si l’érysipèle ; sê déclare dans une autre partie, la fièvre réparait. Celte espèce d’érysipèle ne s’étend jamais au-delà du réseau lymphati-

que répandu à la surface delà peau. Son intensité varie suivant les propriétés de l’organe affecté; cependant il se termine ordinairement par la résolution et la desquamation de l’épiderme. Il ne passe jamais à l’état de suppuration ; mais on l’a vu quelquefois se terminer par gangrène , lorsqu’il affecte des individus de mauvaise constitution : danscescas, la gangrène attaque d’abord la surface du corps, puis passe aux pariies sous-jacentes; jamais on ne trouve un foyer purulent circonscrit, mais une large surface ulcérée. Lorsque la desquamation de la peau, qui annonce la prompte guérison de l’érysipèle, est subitement interrompue , une infiltration générale ne tarde pas à se déclarer. Cet érysipèle est essentiellement fugace, disparaît de lui-même, souvent aussi par l’emploi de lotions astringentes, par un refroidissement, une émotion vive, etc., mais se porte assez souvent de la périphérie vers les cavités du corps, et détermine des inflammations du cerveau, de la poitrine, de l’abdomen : de là le délire , l’inquiétude cl tous les phénomènes dus à ces inflammations. Parmi les causes déterminantes de cet érysipèle doivent être comptés l’irritation biliaire , les altérations dans les fonctions du foie , l’usage d’aliinens difficiles à digérer, de viandes putréfiées, certaines maladies du système de la veine porte, certaines constitutions atmosphériques : aussi rencontre-t-on quelquefois celte affection en été et en automne sous forme épidémique.

On peut regarder comme variété de cet érysipèle celui (érysipèle miliaire, vésiculaire,) où la peau enflammée se couvre de vésicules analogues à celles i’eczéma ; elles sont plus ou moins grosses, quelquefois miliaires et confluentes, d 'autres fois du volume d’un poi;, et même d’un œuf de poule; lorsqu’elles s’ouvrent, il se forme des croiîles ou des ulcérations.

77. Le faux érysipèle consiste dans une inflammation permanente de la peau avec peu de rougeur (erythema). Il n’a de commun avec l’érysipèle vrai que la forme extérieure, et peut être occasionné par une vive irritation mécanique de la peau, telle que celle déterminée par le soleil, une légère brûlure, l’action du froid, le suc du sumac vénéneux, des frictions vives, des blessures et lésions de toute espèce, des tumeurs, des dégénérations, etc. D’après ces causes diverses, l’inflammation de la peau est directe ou indirecte , suivant qu’elle est déterminée immédiatement par l’action des corps extérieurs ou par celle d’affections locales préexistantes. Aussi cette inflammation peut être superficielle, ou pénétrer profondément dans le tissu cutané. Dans le premiercas, elle a plus d’analogie avecl’érysipèle; dans le second, elle se rapproche davantage de l’inflammation phîcgmoneuse ; et , plus celte inflammation s’étend au tissu cellulaire sous-cutané, aux muscles et aux pariies sous-jacentes , moins elle mérite le nom d’inilammalion de la peau.

78, Suivant les causes qui ont donné lieu à l’érysipèle faux, on le divise en érythème idiopathique , résultat immédiat d’une action extérieure, et en érythème symptomatique , qui n’est, pour ainsi dire,

ÉRYSIPÈLE

que le reflet d’une maladie qui affecte un organe sous-cutané.

Celle maladie peutêtre 1° une tension inflammatoire ou œdémateuse des aponévroses sous-cutanées: dans ce cas, l’inflammation symptomatique de la peau augmente dans les mêmes proportions que la maladie qui y donne lieu; et assez souvent aussi elle s’étend jusque dans des parties plus ou moins éloignées: c’est ce que nous voyons dans l’œdème, les blessures du cuir chevelu, le panaris, etc. — 2° Cette maladie déterminante peut avoir son siège dans le tissu cellulaire sous-cutané, le périoste et les glandes , et elle peut être gastrique, rhumatismale, arthritique, puerpérale.

Lorsque les matières déposées sont de nature liquide, le parties affectées sont rapidement frappées de mort, et la suppuration s’en empare. Souvent quelques heures suffisent, surtout lorsque l’affection a son siège à la cuisse ou à la jambe , chez des individus âgés, pour qu’une partie qui auparavant élait saine soit prise de rougeur sympathique à la peau , et qu’il se déclare , au-dessous d’elle , de la fluctuation et une vive douleur. A l’ouverture de l’abcès, des lambeaux de tissu cellulaire mortifié en sortent; et, lorsque le périoste est attaqué , l’os se trouve à nu. — Ordinairement la marche de l’érysipèle n’est pas aussi rapide : avant la douleur localeilse déclare un frisson plus ou moins long, qui, reparaissant souvent, pculsimuîer une fièvre intermittente. Bientôt la fièvre devient continue ; la peau est très-rouge à l’endroit où siège la douleur; elle est prise d’œdème, et conserve l’impression du doigt. La fièvre devient plus intense, le gonflement plus tendu, la rougeur bleuâtre, la peau lisse etluisante; desphlyctènes s’élèvent ; le tissu cellulaire devient dur et solide; la sécrétion des urines s’altère ; l’émission des matières fécales se supprime ; l’insomnie et une vive exaltatiou surviennent. — Alors la maladie semble un instant rester stationnaire. La chaleur, la tension des parties et la douleur restent les mêmes; lesphlyclènes conservent le même aspect. — Si, à cette époque, on faitune incision àlapeau, il s’écoule une grande quantité de sérosité blanchâtre et peu de pus ; quelques jours après, peu de sérosité et beaucoup de pus ; et, un peu plus tard encore , une matière caséeuse épaisse , blanchâtre , et très-peu de pus, qui ne s’écoule que par la compression. — À celte époque, le tissu cellulaire est mortifié. Lorsque la maladie en est à ce point, la peau s’altère, les phlyctènes s’ouvrent , il s’en écoule une sérosité blanchâtre, ichorcuse ; çà et là s’établissent des plaques blanchâlies ou noirâtres, qui s’étendent rapidement; le tissu cellulaire se détache par larges lambeaux ; la peau est complètement décollée des parties sous-jacentes ; le tissu cellulaire qui unit les muscles est profondément altéré; la peau se gangrène; la suppuration est abondante et de mauvaise nature; l'altération se propage rapidement; des sueurs abondantes et des syncopes surviennent, et le marasme s'empare du malade. — Lesforces se relèvent-elles, le mal se borne-t-il, il se forme des granulations; il y aune tendance vers la cicatrisation; mais elle est

toujours excessivement lente à cause de la perte considérable du tissu cellulaire.

Lorsqu’au contraire les matières déposées sont de nature solide , elles s’enkystent , se tuméfient , s’indurent ; elles ne sont point complètement frappées de mort, mais leur vitalité est très-bornée. Ce n’est qu’au bout de quelques semaines que souvent ces matières prennent du développement : alors une rougeur symptomatique de la peau et une dureté douloureuse et très-étendue surviennent. Cette maladie, que Eloge a souvent observée au scrotum, et que j’ai vue plusieurs fois à la main et à l’avantbras, se termine ou par une résolution lente et la disparition insensible de la rougeur et de la dureté, ou bien parla mortification des organes dégénérés , qui augmentent de volume, et deviennent pâteux; bientôt la fluctuation s’y déclare , la suppuration sc manifeste, et la maladie parcourt les mêmes périodes que dans le cas précédent.

Voyez Ruts , liage 525 , ouv. cilé.

79. Le faux érysipèle symptomatique se différencie de Y idiopathique , qui reconnaît pour cause une irritation externe, en ce que la rougeur inflammatoire n’est pas aussi visiblement répandue , et que cà et lâ elle offre des taches plus foncées tirant sur le violet. La partie affectée est moins chaude, plus pâteuse , quelquefois dure et inégale , souvent aussi , dès le début , offrant une fluctuation manifeste. Ce n’est point une douleur brûlante que le malade accuse , mais bien une douleur déchirante, pulsative, qui n’est nullement proportionnée avec le degré de 1’inflainmalion, Le gonflement lui-même est plutôt en rapport avec la douleur du malado qu’avec l’inflammation des parties. La douleur et des indurations calleuses précèdent souvent cet érysipèle. L’inflammation, une fois déclarée , s’étend toujours plus loin. Ordinairement sa marche est plutôt lente que rapide . mais elle reste également sur la partie primitivement affectée. Dans la majeure partie des cas, les résolutifs n’amènent à rien, l’affection passe à l’état chronique, et souvent on trouve que cerlaines parties se sont subitement affaissées, offrant une fluctuation plus ou moins apparente; qu’elles sont gangrenées on profondément altérées. En oulre , dans le principe de la maladie, on ne trouve aucune de ces causes externes déterminantes qui peuvent donner lieu à une inflammation de la peau.

80. L’étiologie de l’érysipèle faux peut aisément être tirée de tout ce que nous avons dit. Quant à l’induration du tissu cellulaire , qui le plus souvent détermine cet érysipèle , il est bon de faire remarquer que , dans beaucoup de cas, les causes qui peuvent y donner lieu sont bien obscures; mais on ne saurait nier aussi que certaines constilulions atmosphériques , qu’un froid très-rigoureux et les changemens brusques de température n’aient quelqueinlluence dans sa production. C’estpourcelaque cette affection se rencontre plus souvent en hiver, et dans les mois les plus froids ; plus fréquemment aux extrémités inferieures , chez les gens

DE L'INFLAMMATION

misérables , dans un âge avancé , et plus rarement chez la femme que chez l’homme.

81. Le traitement de l’érysipèle réclame surtout une médication qui agisse directement sur les systèmes biliaire et cutané. Les vomitifs exercent, dans ces cas, la plus heureuse influence lorsqu’ils sont convenablement employés dès le début de la maladie. Lorsque, après l’effet des vomitifs, la fièvre persiste , un régime légèrement antiphlogistique , des dérivatifs rafraîcbissans et acides doivent cire administrés. Mais, lorsque la fièvre est entièrement ou presque entièrement disparue, et qu’il n’y a plus aucune indication à employer les évacuans , on peut , mais alors seulement, faire usage des sudorifiques. Dans les cas où l’érysipèle est accompagné d’une fièvre inflammatoire très-intense, et surtout lorsqu’il a son siège à la face , que la tête est prise, et que la partie enflammée est considérablement gonflée, brûlante et douloureuse , qu’il existe de l'assoupissement et tous les signes d’une grande congestion du côté du cerveau , il convient, avant l’administration des vomitifs , de faire une saignée ou une application de sangsues derrière les oreilles ; d’ordonner des bains de pieds chauds, des cataplasmes sinapisés aux jambes, etc., afin d’appeler le sang loin de la tète. Mais il ne faut pas perdre de vue que , dans l’érysipèle, alors même qu’il détermine une fièvre inflammatoire très-intense , on ne doit jamais employer un traitement antiphlogistique aussi énergique que dans les autres inflammations , car c’est alors qu’en général on le voit se transporter vers d’autres organes.

82. Le traitement local de l’érysipèle vrai ne doit avoir pour but que de protéger la partie malade contre toute lésion externe : on y arrive par l’application de la chaleur sèche , de sachets aromatiques, de fleurs de camomille ou de sureau , de flanelle chaude , etc. Toutes les applications froides, surtout les substances humides ou graisseuses, sont très-nuisibles ; car elles font rentrer l’érysipèle, ou déterminent un gonflement œdémateux de la partie affectée. Lorsque la fièvre et la tuméfaction ont en majeure partie disparu , et qu’il reste encore un gonflement œdémateux et incolore, on enduit les sachets aromatiques de camphre, et on enveloppe le membre de toile cirée. Dans l’érysipèle pustuleux et ses variétés, d’après Rdst, on doit souvent, surtout lorsque sa marche est plutôt chronique qu’aiguë, employer le froid humide; et l’eau de Goulard , avec une faible addition de teinture alcoolique d’opium, est ce qui convient le mieux. Si l’érysipèle setermine par ulcération ou gangrène, il faut avoir grand soin de faciliter l'écoulement du pus; prescrire un traitement local et général , qui varie suivant le caractère de la fièvre; suivre les règles que nous avons données pour le traitement des abcès et de la gangrène , et veiller surtout ci ce que le canal intestinal soit constamment libre.

83. Dans Ïêryt/Lème idiopathique , le traitement doit être subordonné au degré de 1 inflammation. Rarement on a besoin de recourir aux antiphlogis-

tiques généraux: une application do sangsues , des applications froides, et surtout d’eau blanchie par addition d’extrait de salurne , suffisent dans le plus grand nombre des cas.

84. Dans Y érythème symptomatique , le traitement varie suivant la cause qui peut y avoir donné lieu. S’il a été déterminé par la distension trop grande des aponévroses, des incisions convenables , des bains chauds, des frictions mercurielles, des fomentations chaudes, des cataplasmes, doivent être mis en usage. Lorsque l’érysipèle n’est que le reflet d’une lésion profonde des os , des tendons ou du tissu cellulaire, il faut, tant que l’inflammation est encore purement inflammatoire, avoir recours aux saignées générales, aux sangsues, aux applications froides d’acétate de plomb , etc. ; s’il y a des métastases, aux laxatifs inercuriaux , aux fomentations aromatiques chaudes ; s’il y a des embarras gastriques , une langue chargée , etc. , aux vomitifs dès le début ; et ces moyens suffisent ordinairement pour modérer l’intensité de l’affection. Mais, si la gangrène ou une ulcération s’est déclarée dans la profondeur des parties , et qu’un point fluctuant avec altération de couleur vienne à se montrer, il faut pratiquer une ouverture, conduire sur le doigt introduit dans la plaie un bistouri ordinaire ou un bistouri boulonné, agrandir la première ouverture dans toutes les directions où l’on trouve du tissu cellulaire, et donner par là une issue aux matières purulentes et aux lambeaux gangrenés, quelquefois considérables, du tissu cellulaire. — Le traitement ultérieur doit avoir pour but d’aider la nature dans l’élimination des parties détruites , de relever les forces affaiblies , et de provoquer une suppuration de bonne nature. D’après Rust, on devrait employer à l’extérieur le quinquina , le camphre, la myrrhe, le charbon, les (leurs de camomille , l’huile de térébenthine, l’eaude-vie camphrée, et des applications aromatiques et spiritueuses , etc. ; à l’intérieur , des toniques unis aux acides minéraux; et, lorsque, par ces moyens , on est parvenu à amener une suppuration de bonne nature , on doit, pour faciliter la guérison, employer un bandage compressif. — Cependant j’ai observé que , par l’emploi des irritans locaux, l’altération dès parties, la suppuration de mauvaise nature «t l’irritation générale augmentent souvent , tandis que , par l’usage d’applications chaudes humides, et un traitement général convenable , l’amélioration survient beaucoup plus promptement. C’est pouquoi je mets seulement en usage à l’extérieur les applications chaudes humides.— Dans les indurations de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané, jai toujours obtenu une résolution complète à l’aide de frictions mercurielles long temps employées et de bains émoiliens.

85. Maintenant que nous avons examiné le traitement des différentes espèces d’érysipèles et les diverses méthodes consacrées par l’expérience, nous devons mentionner les opinions de praticiens trèsdistingués qui s’éloignent des préceptes que nous

BRULURE.

avons donnés. Ainsi , d’après Rusx , Dupuytren, Lawrence, on ne doit pratiquer d’incisions que dans l’érysipèle faux, et elles doivent toujours être longues et profondes. D’après Hutciiison (1), les incisions doivent être faites de bonne heure et en trèsgrand nombre. — Dobson (2) pratique, dans toute espèce d’érysipèle, et dans toutes les parties du corps, des piqûres nombreuses avec une lancette. — Dupuytren (3) assure que, dans quelques cas d’éripèle faux, il a obtenu une terminaison heureuse par l’application de vésicatoires sur la partie même affectée. Cependant il regarde ce moyen comme incertain ; car, dans d’autres cas , il a remarqué que les vésicatoires aggravaient le mal, et déterminaient la gangrène. Mais, dans tons les cas d’érysipèle ordinaire, lorsque la langue est humide et peu rouge , la peau modérément chaude, et que peu de réaction générale accompagne l'inflammation locale , le même praticien regarde la suppuration déterminée par un ou plusieurs vésicatoires appliqués sur le lieu même enflammé comme le meilleur moyen d’amener la résolution. — D’autres (4), tels que Roche, Sanson, Lawrence, prétendent enrayer la marche de l’érysipcle en appliquant un vésicatoire sur la limite même de l’érysipèle, tandis que Rayer (5) et plusieurs autres rejettent complètement ce moyen . Bretonneau (6) et Yelpeau (7) ont obtenu les meilleurs résultats d’une compression méthodique exercée sur le membre affecté lorsque la suppuration paraissait inévitable, et que tous les autres moyens avaient été sans effet. — Lawrence et Duncan au contraire ont remarqué que celte compression avait souvent de funestes résultats.

86. Les opinions diverses sur l'érysipèle traumatique ne sont pas moins nombreuses. Beaucoup ont préconisé des fomentations très-différentes, les vésicatoires, des incisions, des scarifications; Larrey, des cautérisations avec le fer rouge, le traitement antiphlogistique, les vomitifs, etc. — Si l’on prend en considération les différentes variétés d’érysipèles et de faux érysipèles que nous avons exposées plus haut, et si l’on songe que l’érysipèle traumatique , qui ordinairement passe à l’état de suppuration en quatre ou cinq jours, peut reconnaître un grand nombre de causes [une irritation très-vive de la plaie, un appareil mal appliqué, des corps étrangers, l’emploi des substances grasses irritantes ou trop chaudes, un air froid et humide , la contusion et la déchirure des parties, la lésion des tissus fibreux , des affections gastro-hépatiques, des émotions vives, des écarts de régime, etc. J, alors on verra facilement combien il est important de tenir compte des causes

(1) Lawrence, ouv. cit., pag. 213.

(2) Le même, page 206

(3) Dupuytren, ouv. cit., pag. 322.

(4) Roche cl Sanson, Nouv. élém.de patholog. médicochirorg., vol. 1, pag. 352.

(5) Rayer, Traité des maladies de la peau , pag. 125.

(6) Hé ui. sur Futilité de la compressiou, etc. Paris, 1815.

l7) Mémoire sur l’emploi du bandage compressif, etc.

Archiv, de médecine, juin 1826, page 192.

déterminantes pour traiter convenablement une affection aussi grave.

Consultez :

Larrey, Cliniq. ebirurg , vol. I, page 21.

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