DES ANÉVRYSMES DE LA SOLS-CI
g uv la division du tronc brachio-céplialique, le poursuivit jusqu’en arrière du sternum , l’isola , avec le manche du scalpel, de toutes les parties environnantes, et, après avoir rejeté de côté les nerfs récurrent et diaphragmatique , il passa une ligature ronde en soie autour de l’artère, à un demi pouce avant sa bifurcation.
nivtt s’est servi «les inslrumens proposés par Parish , Hartshorne et Heivson (1), qu’il regarde comme très-commodes pour la ligature des artères profondément situées. Avec une pince (porte-aiguille) il porta autour de l’artère une aiguille à pointe mousse, et munie d’une ouverture à chacune de ses extrémités; dès que l’aiguille parut au-delà de l’autre côté de l’artère, il la saisit par son ouverture antérieure, retira le porte-aiguille, et entraîna l’aiguille avec le fil qui se trouvait dans son ouverture postérieure; la ligature, ainsi passée, fut attachée par des nœuds simples. Celte opération n'eut aucune influence sur le cœur ni sur les poumons.
Gbaefe fait une incision de deux pouces au bord interne du sterno-cleïdo-masloïdien , et la prolonge de deux pouces sur le sternum. Les lèvres de la plaie étant écartées avec des crochets mousses , il arrive sur la carotide en divisant, avec l’indicateur de la main gauche, le tissu cellulaire qui se trouve entre la portion sternale du slcrno-cleïdo-mastoïdien et le slerno-hyoïdien, à peu de distance du bord supérieur du sternum. LTn aide porte alors fortement en arrière la tète du malade, et, pendant ce temps , l’opérateur fait glisser son doigt le long de la carotide. 11 peut, tout en se servant du doigt, s’aider du manche d’un scalpel; il descend ainsi le long de la carotide jusqu’à ce qu’il soit arrivé au point où l’artère innominée forme les troncs brachial et céphalique ; parvenu à ce point , il descend encore avec le doigt à une profondeur d’un demipouce ; prenant alors , de la main droite , le crochet destiné à porter le fil , il le glisse le long de l’indicateur de la main gauche qui est resté dans la plaie, lui fait contourner l’artère , ramène le fil au dehors, fait un nœud simple, et met en usage l’instrument connu sous le nom de serre-nœud de GraeEe.
1315. Outre ces procédés opératoires, qui ont été essayés sur le vivant, Bujalski, King, Dietp.îcii et Manec ont proposé de nouvelles méthodes pour la ligature du tronc brachio-céphalique.
D’après Bdjalski , on fait à la peau une incision qui côtoie le bord interne de la portion sternale du sterno-cleïdo-masloïdien ; cette incision, qui est continuée entre ce muscle et la trachée, est longue de quatre pouces ; en haut elle s’écarte du muscle pour se porter plus en dedans ; elle commence à la moitié de la hauteur du cou , et vient se terminer sur le centre de l’échancrure du sternum. On incise le peaussier et le tissu, cellulaire assez abondant qui se trouve dans celte région ; au centre de la plaie on aperçoit le sterno-liyoïdien , que l’on coupe en travers; au-dessous, le slerno-lhyroïdien , que l’on coupe également. On se tient autant qu’on le peut
(1) Eilect. repos, vo1. ni. page 229.