‹ Traité de chirurgie [electronic resource]Chapitre 230 sur 444 · I. Flexion permanente des doigts · texte numérisé non relu

I. Flexion permanente des doigts

Dupuytren, Leçons orales, vol. I, pag. I, 517.

1402. La flexion permanente d’un ou de plusieurs doigts peut tenir à plusieurs causes ; savoir : une altération des surfaces articulaires des phalanges ; la division des tendons des extenseurs , ou la paralysie de ces mêmes muscles ; une cicatrice vicieuse dans la paume de la main ; l’altération des gaines tendineuses ; la coutracture des muscles fléchisseurs ; la tension et la rétraction de l’aponévrose palmaire. En général on arrive assez aisément à la connaissance de ces différentes causes : la manière dont la flexion s’est établie , l’existence d’une cicatrice , la mobilité dans les diverses articulalions des doigts , etc., peuvent indiquer la cause. Mais l’étiologie la plus importante est celle qui se rattache à une affection de l’aponévrose , parce que , une fois qu’elle est bien établie, le traitement est suret facile.

1403. La rétraction des doigts par altération de l’aponévrose commence ordinairement par l’annulaire , et attaque surtout les individus qui se livrent à des travaux manuels pénibles. A la suite d’un effort violent dont la main a été la siège principal il survient quelquefois une douleur qui n’est que passagère ; bientôt les doigts s’étendent avec moins de facilité, et l'annulaire commence à se Uécbir vers la paume de la main ; les premières phalanges sont d’abord attaquées; puis la flexion des autres survient peu à peu. A mesure que le mal augmente on voit l’annulaire se fléchir davantage. Dans cette période on ne sent encore aucune tuméfaction sur la face palmaire de l’annulaire ; ses deux dernières

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