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ADHÉRENCES DES OS

ainsi qu’il est indiqué plus haut. J’ai tu , chez un enfant de dix ans, les compresses longuettes solidement fixées au bracelet ne pouvoir vaincre la tendance à la réunion ; et, la cicatrisation étant complète, la main offrir Un aspect analogue à celui du pied d’un palmipède. Une deuxième et une troisième opérations furent faites ; des lanières en cuir fortement serrées furent substituées aux compresses et le résultat fut toujours le même; on fut obligé de renoncer à la guérison.

1410. Pour empêcher la réunion nouvelle, que l’on doit surtout craindre lorsque la réunion était très solide, Redtorffer (1) se sert d’une aiguille d’acier longue de quinze lignes, dont la pointe se termine en fer de lance, et dont l’autre extrémité est pourvue d'une ouverture capable d’admettre le bout d’un morceau de fil de plomb long de deux pouces ; il plonge entre les doigts, près de leur base, à travers la membrane de réunion, la pointe de l’aiguille, et passe ainsi le fil de plomb, dont il tord séparément les deux extrémités, et qu’il laisse a demeure. Le saignement est arrêté par des lotions d’eau froide ; la douleur et le collement du plomb aux parties sont prévenus par des onctions huileuses ; on fait souvent exécuter au morceau de plomb divers mouvements, et on sollicite la cicatrisation de la plaie en la lavant souvent avec de l’eau blanche. Lorsque les bords de l’ouverture sont cicatrisés, on en retire le corps étranger, et on y passe un bistouri boutonné, avec lequel on divise toutes les parties qui opèrent la réunion que l’on veut détruire.

Bfck se sert d’une aiguille-lancette de dix lignes de large, fait une ponction, et passe, entre les lèvres de la plaie qu’il vient de faire, un feuillet de plomb de même largeur. — Il s’écoule quelquefois un temps très-long avant que la cicatrisation de la plaie se fasse. 11 est évident que le fil de plomb doit être préféré au feuillet de Beck, car ses extrémités tordues exercent sur l’angle supérieur de la plaie une compression salutaire, et la plaque de plomb se dérange souvent, ainsi que j’ai pu m’eu convaincre par un cas où je l’avais mis en usage.

1411. Lorsquelapeauquirecouvrela face dorsale des doigts réunis est saine et normale, Zelleu (2) y fait une incision en V dont la pointe s’étend, sur la membrane intermédiaire, jusqu’à la hauteur de la deuxième phalange, et dont la base regarde l’articulation métacarpo-phalangienne ; il dissèque le lambeau qu’il vient de faire, le réfléchit en arrière, achève la section de l’adhérence, rabat le lambeau entreles doigts, et l’applique contre laface palmaire de la main, où il le fixe à l’aide d’une bandelette de diachylon. — Ce procédé est rarement exécutable: car, le plus souvent, la peau est dure, calleuse, malade, et le lambeau tombe souvent en gangrène (3). Kuimer (4) a fait cependant plusieurs

(1) Ueber die einfachste und sicberste Operationsmethoden, etc., vol. Il, pag. 478.

(2) Ueber die venerischeu Localkrankheitsfonnen. Vienne, 1810, pag. 109.

(3) Wallhcr , Ueber die argebornen Felthautgeschwültc, Landsh., 1814, pag. 32.

(4) Journal de Grœfee t Walthcr, vol. XIII, pag. 602-

tentatives qui ont confirmé l’efficacité de ce procédé opératoire.

1412. Si on ne peut empêcher l’adhérence des doigts entre eux, l’opération doit être recommencée, mais seulement lorsque la réaction inflammatoire et l’activité plastique ont complètement cessé.

HJ. Adhérences des extrémités articulaires des os.

Muller , Diss. de ancliylosi. Lngd.-Batav.,1707.

V an Doeveren, Diss. de ancliylosi. Lugd.-Batav., 1783. Murray , Diss. de ancliylosi. Upsa], 1797.

Delpech, Maladies chirurgicales, T. I, pag. 610.

Buchner , Diss. de ancliylosi. Erford, 1743.

Paul, Diss. de anchylosi. Strasbourg, 1774. IVympersse , De anchyloseos pathologiâ et curatione. Leyde, 1783.

Evers, Richler’s Biblioteck, vol. IV, pag. 749. Barton , On the treatement of anchylosis, etc. Philadelphie, 1827.

1413. Les adhérences intimes qui s’établissent entre deux os qui, à l’état normal, forment une articulation mobile, déterminent une perte complète des mouvements dans l’articulation ( anchylosis ).

Ordinairement on divise les ankylosés en ankylosés vraies et ankylosés fausses. Sous la première dénomination on comprend la perte complète du mouvement dans une articulation par suite de l’adhérence des surfaces articulaires ; par la seconde on désigne l’état où se trouve une articulation dont les mouvements sont accidentellement plus ou moins empêchés : c’est cet état que nous remarquons dans les inflammations chroniques des articulations dans la tuméfaction des ligaments , dans les cas de tumeurs qui se développent dans le voisinage des articulations, dans les contractionspermanentes des muscles, etc. Cette division est basée sur des données fausses , et doit être rejetée parce que, dans les ankylosés dites fausses, l’obstacle aux mouvements ne doit être regardé que comme un symptôme dune des maladies que nous venons d’indiquer , et que toute la thérapeutique doit être dirigée contre ces maladies , tandis que l’ankylose vraie constitue réellement une maladie existante par elle-même.

Cloquet (1) propose de désigner ces deux espèces d’affections sous les noms d’ ankylosés complètes et à'anky- /oses incomplètes.

1414. Les adhérences des surfaces articulaires des os peuvent être déterminées de diverses manières. Ordinairement on les voit survenir à la suite d’une inflammation des parties constituanles d’une articulation, surtout lorsqu’elle existe depuis longtemps, et que le membre est resté dans une iramo

(t) Dicl. de médecine, T. 111, pag. 178.

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