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ADHÉRENCES DES FOSSES NASALES

bilité absolue. Si celte inflammation passe à la suppuralion, les surfaces cartilagineuses se détruisent ; les surfaces osseuses sont prises de carie, qui, 'venant à disparaître, est remplacée par des granulations qui forment la base de l’adhérence qui va s’établir. L’immobilité d’une articulation longtemps continuée peut aussi amener l’adhérence des surfaces articulaires. Quoique ce cas soit fort rare, et qu’il doive être distingué de l’impossibilité des mouvements suite d’une contraction permanente des muscles, d’une tuméfaction des ligaments, etc., ainsi que cela a lieu dans les luxations ou dans le traitement des fractures, quoique cette impossibilité puisse céder complètement aux frictions résolutives, au mouvementménagé, etc., cependant il n’en est pas moins vrai qu’une ankylosé complète peut être le résultat de l'immobilité, soit qu’on explique jle phénomène par le manque de synovie, soit en comparant l’articulation qui s’ankylose par l’effet du repos aux vaisseaux qui s’oblitèrent en conséquence de la nullité de leurs fonctions (1).

1415. La structure de la substance qui forme l’ankylose dépend du mode d’adhérence et de son ancienneté. Tantôt elle est molle et flexible , quelquefois ligamenteuse, et tantôt elle ressemble parfaitement à la substance osseuse par suite de la déposition de phosphate calcaire.

11416. Le traitement de l’ankylose varie suivant les différents points de vue sous lesquels nous avons envisagé cette affection. Dans la plupart des cas elle doit être regardée comme une terminaison fort ! heureuse de certaines maladies, telles que carie i des articulations, tumeurs blanches, etc. : aussi ne doit-on rien faire pour empêcher qu’elle ne s’établisse, car tout ce qu’on ferait dans ce sens ne pourrait qu’exciter l’inflammation et augmenter les dangers. Dans les cas de ce genre on doit maintenir l’articulation dans le repos le plus absolu , et le membre dans la position qui devra être la moins | incommode après quel’ankylose se sera complétée. — Plus tard , lorsque les accidents inflammatoires seront dissipés , il peut arriver trois cas : 1° la substance qui réunit les surfaces articulaires est flexible , et se laisse distendre en forme de ligament par des mouvements longtemps continués et de jour en jour plus forts ; 2° ces mouvements réveillentchaque foisles accidents inflammatoires; 3° ils sont très-difficiles , et deviennent de jour en jour plus bornés. — Dans le premier cas les mouvements sont toujours accompagnés de douleurs que l’on fait cesser à l’aide d’applications émollientes , de frictions , de bains , etc. ; il faut alors se garder de porter les tentatives au point d’exciter une nouvelle inflammation dans l'articulation. — Dans le second cas il faut éviter toute espèce de mouvement; et, — dansle troisième, toutes les tentatives sont inutiles, parce que la substance intermédiaire est déjà plus ou moins ossifiée.

Reaharton (1) a , dans un cas d’ankylose de l’articulation coxo-fémorale , scié le fémur au niveau du grand trochanter, et, ayant placé le membre dans une situation convenable, il lui a fait souvent exécuter des mouvements afin d’empêcher la formation d’un cal. Il propose d’étendre cette opération à d’autres articulations. Elle n’est praticable que lorsque le malade j ouit d’une parfaite santé; que l’ankylose est due à la confusion des os de l’articulation ; que les parties molles n’ont pas été affectées ; que les muscles et les tendons qui devront mouvoir la jambe seront parfaitement intacts ; que la cause de l’ankylose aura complètement disparu ; que l’opération pourra être pratiquée sur le lieu même , ou tout près du lieu où se passaient les mouvements naturels; que l’usage de la majeure partie des muscles et des tendons pourra être conservé; enfin que la gêne déterminée par l’ankylose est telle que le malade ait des motifs suffisants de se soumettre aux douleurs et aux dangers de cette opération.

1Y. Adhérences etrétrécissements des fosses nasales.

1417. L’oblitération des narines est plus rare que leur rétrécissement ; ordinairement elle est la suite d’une ulcération ou d’une brûlure; rarement elle est congénitale. Lorsque le rétrécissement est peu considérable, la difformité est peu apparente , et n’exige le plus souvent aucun secours. Mais , si le rétrécissement est considérable , ou s’il y a oblitération , la respiration est gênée, surtout la nuit , la prononciation est altérée, etc. L’adhérence peut être limitée au pourtour de l’ouverture des fosses nasales, ou bien peut s’être établie entre les ailes du nez etla cloison, et s’étendre à une hauteur plus ou moins grande. On pourra peut-être avoir une idée nette de l’étendue de l’adhérence en forçant l’air qui provient des voies aériennes à venir, la bouche étant fermée, heurter l’obstacle.

1418. Lorsque l’ouverture des fosses nasales est seulement rétrécie, on introduit dans la cavité une sonde cannelée ; et, la tête du malade étant fifeée par un aide, on incise avec un bistouri droit <Wns l’étendue et la direction du rétrécissement. Si l’ouverture des fosses nasales est fermée seulement par une membraue , on y plonge un bistouri , et , soulevant avec une pince une des lèvres de la plaie , on dissèque et on enlève la membrane obturatrice. Mais, s’il existe une adhérence complète, on fait avec le bistouri une ponction dans la direction que doit avoir l’ouverture , et on enfonce le bistouri jusqu’à ce qu’il soit parvenu dans la cavité nasale. Le bistouri étant retiré , on introduit une sonde cannelée sur laquelle on conduit le bistouri, qui achève la section comme dansle premier cas. L’opération est toujours d’autant plus difficile, et son

(1) Nortb american medical and surgical Journal, avril

Hamburger Magasin der ausl. Literatur, juillet , août. 1827, pag. 49.

(1) Delpech , loco citalo, pag. 613.

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